• Journal de temps, en temps.......

    Journal de temps, en temps.......

    Oh non pas tout le temps, juste de temps en temps......

    mais de plus en plus souvent.

  • A l'atelier

                                                      L'arbre aux espions


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                       La femme à la veste verte

     

    Le lettré YU, originaire de YI-Tou, avait pour prénom King et pour nom d'apparat Siao-Song. Il faisait ses études au monastère de la Source aux Eaux Savoureuse. Or une nuit il ouvrit un livre et se mit à le psalmodier: soudain, une jeune femme parut sous la croisée et lui dit avec admiration: " Maître Yu, quel zèle dans tes études!" Etonné, Yu se leva pour la regarder. Elle portait une veste verte et une très longue jupe. Sa beauté était exquise. Devinant qu'elle n'était pas un être humain, il insista  cependant auprès d'elle pour savoir dans quel lieu elle habitait.

    "Regarde moi, lui répondit-elle, je ne dois pas avoir l'air d'un croquemitaine ni d'une ogresse, pourquoi s'acharner à m'interroger?"

    Yu tomba amoureux d'elle et ils dormirent sur la même couche. Une fois enlevée sa veste de soie légère, elle avait la taille si fine qu'on l'enserrait facilement à deux mains. Comme la clepsydre de la nuit était sur le point de laisser tomber ses dernières gouttes, elle s'éloignat d'un pas léger. Des lors il n'y eut de soir qu'elle ne vint.

    Un soir, comme ils buvaient et devisaient ensemble, elle se révéla merveilleusement instruite de la musique.

    Ta voix, dit-il, est belle et délicate; en chantant un seul air, sans nul doute tu pourrais faire perdre l'esprit à un homme.

    C'est justement pour ne pas te faire perdre l'esprit, répliqua-t-elle en riant  , que je me garde de chanter.

    Et comme le jeune homme insistait: Tu sais que je ne te refuse rien, fit-elle, mais je crains d'être entendue par des oreilles indiscrètes. Tu l'exiges? Je vais étaler devant toi toute mon ignorance. Mais permets-moi  de ne chanter qu'à mi-voix pour toi seul! Alors battant la mesure de son pied minuscule, adossée au lit elle se mit à chanter:

    Sur l'arbre chante un passereau

    Il attire mes pas au coeur de la nuit

    Que m'importe si mes souliers brodés se mouillent?

    Ma seule crainte: que vous soyez sans compagne....

    Elle chantait d'une voix ténue, tel un fil de soie, dans le calme, ses modulations à la fois glissantes et ardentes, troublaient l'oreille et agitait le coeur. La chanson achevée, elle ouvrit la porte et jeta un regard furtif. Je crains qu'il n'y ait quelqu'un près des croisées", dit-elle. Après avoir contourné la maison en regardant avec attention de tous côtés, elle rentra. Qu'est ce donc qui te cause une si profonde appréhension?

    En souriant elle lui répondit: le proverbe dit bien qui dit: Un fantôme qui a dérobé une vie craint toujours les importuns. Voilà qui s'applique bien à moi. Enfin ils allèrent se coucher. Effrayée, malheureuse, elle lui confia: "le sort qui nous unit tous les deux va-t-il toucher à sa fin?

    Yu la pressait de questions.

    Mon coeur frémit lui répondit-elle; si mon coeur  frémit, c'est que mon bonheur est épuisé.

    Un coeur qui frémit, des yeux qui papillotent, dit-il pour la consoler; voilà qui est fréquent. Pourquoi me parles -tu brusquement de cela?

    Elle fut un peu rassurée et, de nouveau ils s'enlacèrent. La clepsydre ayant épuisée sa dernière goutte, elle jeta sa veste sur elle et descendit du lit.

    Au moment d'ouvrir la porte, elle revint vers lui à petits pas hésitants.

    "Je ne sais, lui dit-elle, quelle en est la raison, mais mon coeur est inquiet. Je t'en conjure, accompagne moi dehors. "

    Yu bien entendu se leva et la conduisit au delà de la porte.

    Reste ici et suis moi du regard, lui recommanda t-elle. Ne rentre que lorsque j'aurai dépassé le mur. Il le lui promit et la vit disparaître derrière la véranda. Le silence tomba.Il ne l'apercevait plus. Prêt à rentrer chez lui, soudain il l'entendit qui criait à l'aide- et avec  quelle angoisse! Il se précipita mais il eut beau regarder autour de lui, il n'y avait aucune trace d'elle.

    C'était de l'auvent que venait la voix; il leva les yeux, examina l'auvent: une araignée grosse comme une balle, s'était saisie d'un insecte dont la voix se brisait à force d'avoir crié.

    Yu déchira la toile et fit descendre au bout d'un bâton la prisonnière qu'il délivra des liens dont elle était entourée: c'était une guêpe au corselet vert, sur le point de mourir. Il la prit dans sa main et rentra dans la chambre, la déposa sur la table ou elle resta immobile un moment avant de reprendre vie; elle réussit enfin à se mouvoir.

    Avec lenteur, elle grimpa au bord du creux de la pierre à broyer l'encre, et ressortit et, rampant sur la table, par ses allées et venues, traça le caractère Merci. A plusieurs reprises elle battit des ailes. Puis elle perça le papier de la fenêtre et s'envola. Dès lors, il ne la vit plus revenir.

    Un conte chinois que j'adore!!!


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  • A la retraite depuis quelques années il est rare que dans mes rêves apparaissent les visages d'anciens patients. Ce fut le cas ce matin à mon réveil sous les traits d'une jeune fille dans le métro, personnage un peu en retrait avec cet air vaguement ennuyé qu'arborent les gens dans les transports en commun.

    Et puis ça m'est revenu soudain: en pleine gueule.

    Je débutais, tout frais émoulu de l'université comme on dit.
    Un matin une infirmière m'adresse cette jeune patiente schizophrène qui est très agitée depuis quelques jours.

    A peine assise en face de moi elle dit "J'ai le vagin qui s'effrite".

    C'est énoncé avec une violence à la mesure de sa souffrance. Cette parole hallucinatoire me coupe le souffle. Force terrible de l'hallucination, contaminante, son visage se tord et je pense brièvement se craquelle?

    Je prends une grande respiration et je dis: et....Cette brève interjection( tout est dans les points de suspension) va permettre que cette souffrance hallucinée se médiatise un peu dans les mots. L'échange est encore possible.

    J'étais allé marcher un peu pour réfléchir à ce qui venait de se passer.

    J'ai pu échanger avec un confrère plus expérimenté et bienveillant. Ce  qu'il avait qualifié de"dépucelage" l'avait fait sourire et cela m'avait détendu.


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  • Cementery of splendour

    Arte diffuse ce film d'Apitchatpong Weerasethakul jusqu'au 10 janvier. Une expérience poétique inoubliable pour moi. J'ai pu me délester de mes lourdes grolles pandémiques pour me laisser aller à cette rêverie onirique. après Tropical maladie et Oncle Boomie ce cinéaste m'enchante toujours autant. Et vous?


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  • Portrait de l'Honorable juge Tolbert, sa femme et ses assesseurs.


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  • L'hiver à Colomieu

    L'hiver

    L'hiver

    L'hiver

     

    Y m'envoie ce paysage de Colomieu dans l'Ain.


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  • Un ado a sobrement commenté"Bonjour la tronche des disciples".  Bon un peu mutants je vous l'accorde.


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  • Est ce un effet de la pandémie et de l'isolement qui en est pour moi la principale conséquence?

    Dans mes rêves je perds mes papiers, mon téléphone, ma carte de crédit, je parle à des gens qui ne semblent pas capter le son de ma voix. Je prends des trains dans le mauvais sens. Je cherche mon chat qui a disparu, je rends visite à des amis et trouve porte close.  je sors fumer une cigarette et j'ai laissé mes clés à l'intérieur, dans la cuisine les verres me tombent des mains. 

    Voyez l'affaire..... Pas facile hein?

     


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  • Un wombat orphelin réclame un calin.


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  • Vous êtes une belle cruciverbiste. Le compliment qui tue.


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  • Le mélodrame, prendre un texte à bras le corps et on y va!


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  • https://www.lemonde.fr/arts/video/2017/06/09/un-chef-d-uvre-du-caravage-a-berlin-la-critique-d-art-d-hector-obalk_5141669_1655012.html

    Cliquez sur ce lien.

    Un célèbre tableau du Caravage commenté par le critique d'art Hector Olbak dont j'apprécie généralement les propos souvent irrévérencieux.

    Ce qui me touche dans cette histoire de Saint Thomas c'est ce moment de bascule de l'incrédulité vers la foi, l'immédiateté de la prise de conscience, son irréversibilité absolue.

    Moi je n'ai pas la foi !


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  • A l'atelier


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    L'article 24 ne fait que renforcer l'impunité de la police et sert à masquer les violences policières.

    Il faudra se souvenir des députés qui ont voté cette loi liberticide.


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  • Rachel est un oiseau de nuit

    qui aime les hommes qui

    ont une faille

    comme un éclat dans l'émail..

    Les talents maladroits

    ou ceux qui ont la conscience en fracas

    Les rockers déjantés

    ou le blues

    ou le jazz

    ou les voix cassées

    Les enfants qui bredouillent

    ou les stars qui ont la trouille

    Les types en débardeur avec un regard d'enfant

    ou les petits éditeurs sous tranquilisants

    Les poètes loosers

    ou les athlètes en sueur

    Les comédiens qui pleurent.

    Un poème et un dessin de Barbara Sachet.


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  • Radio Rutabaga le retour

    Reconfinés! Le temps s'étire, je ne vois personne et bien sûr  des sorties très limitées. De penser que l'état contrôle ma liberté de déplacement m'inquiète beaucoup. Mais depuis le début de cette pandémie les informations sont tellement contradictoires qu'on ne sait plus vraiment qui croire et à qui faire confiance. alors je me con-fine...

    Ce dessin est une version bordélique du sixième jour quand Adam fut chargé de créer les animaux. Il y a à ce sujet des controverses théologiques sur le fait qu'il ne pouvait accomplir cette tâche en une seule journée.Petit joueur va !

    Donc j'ai repris mon rythme d'enfermé....

    Le matin le chat réclame sa pitance à six heure trente et je dois lui ouvrir la porte pour son échappée matinale avant de me recoucher. Il fait encore nuit et elle adore ça.

    Je la retrouve vers dix heure devant mon café.

    Je regarde la presse et je découvre une conséquence inattendue de la fermeture des frontières.

    Sur une île du sud de la Tahilande délestée de ses touristes les plages sont envahies de Bernard Lhermite, ils sont si nombreux qu'ils manquent de coquilles pour s'y installer. La crise du logement eh oui! On fait appel aux collectionneurs de coquillage pour héberger ces petites bêtes.

    Ensuite lecture dessin et sieste en même temps que le chat qui vient me faire une séance de ron ron thérapie.

    Et de longs moments à la fenêtre.


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  • La voix du poète.


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    A la Réunion on danse, on danse. Délicieux! Un p'tit coca, un p'tit Fanta, un p'tit massepain, un p'tit liqueur?

    Description sommaire

    Le séga de La Réunion est une musique, des chants et danses constituant un des marqueurs culturels pratiqué par l'ensemble des Réunionnais-es. Il est représentatif de l'identité culturelle et patrimoniale de La Réunion.

    Les musiciens jouent avec différents instruments sous la forme d'orchestres plus ou moins grands. Les danseurs de séga sont en couple ou en groupe. Le rythme oscille dans un mélange ternaire et binaire et peut être plus ou moins modéré ou rapide.

    La danse est un mouvement des hanches et de pas rythmés sur la musique. Le plus souvent l'homme invite la femme à danser. Les deux personnes sont proches sans être collées et évoluent à leur gré avec des pas (devant – derrière, en tournant sur eux-mêmes sans se dissocier et en pliant les genoux dans certaines figures).

    Lors des bals, plusieurs couples dansent ainsi en même temps. Le séga se pratique dans la sphère familiale, en amateur ou en invitant des professionnels, à l'occasion des événements festifs tels que baptême (chrétien), communion, mariage, anniversaire, déjeuner et dîner dansant ou autre célébration.

    Il se pratique également dans la sphère publique. Il s'agit là davantage de danse de groupe pour des représentations ou tout simplement en couple, seul ou groupe lors de concerts donnés par des musiciens de séga.

    Les chants du séga sont majoritairement en créole et s'inspirent de la vie quotidienne, de l'observation de la nature et aussi de la vie politique. Souvent les textes sont abordés de façon humoristique voire sur le ton de la dérision. Le séga du fait de sa large audience participe à renforcer les liens et le sentiment d'appartenance. Il continue d'évoluer et d'explorer différents champs musicaux.


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  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Cimeti%C3%A8re_de_Bonaventure

     

    Le cimetière Bonaventure Savannah Géorgie USA

    Pourrons nous encore voyager? Je voudrai me promener dans ce jardin des anges.Si vous voulez en savoir plus le lien en tête d'article vous dira tout.

     


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  • Fatou et le perroquet....

    Fatou et le perroquet....

    Je promène Fatou en laisse en attendant de pouvoir la lâcher en liberté dans cet environnement urbain qu'elle ne connait pas encore assez pour éviter les multiples dangers.

    Dans cette résidence il y a les chiens qui ont envie de jouer, de jouer à courir après les chats. La gent féline outrée ne l'entend pas de cette oreille. Aussi de nombreux chats pour qui la question du vivre ensemble se résume à une guerre de territoire.Ca vous rappelle  une autre espèce, moi aussi.

    Et dans les étages supérieurs un perroquet  au répertoire étendu qu'il déballe tout d'une traite.

    Il commence toujours par s'en prendre à un certain Igor mais le reste de la phrase est peu compréhensible. Quelques séances d'orthophonie ne seraient pas du luxe. Il siffle comme les machos sifflent une fille dans la rue. Quand je travaillais encore il me surprenait toujours je me demandais qui à mon âge pouvait ainsi admirer mon postérieur. Il imite aussi les désagréables bip de recul de certains véhicules.

    Et pour finir il conclue par un miaou bien sonore, miaou de cartoons pas du tout crédible.

    Fatou ne peut le voir mais s'énerve, s'énerve, gonfle le poil en rêvant d'un carnage de plumes.

     

     

     


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  • Le matin cette musique me met de bonne humeur. Cette fougue ibérique s'accomode à merveille de la musique de Borodine.


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    D'aller travailler et de rentrer chez vous. Les régimes totalitaires en rêvaient,la pandémie l'a fait.

    Traçabilité, démantèlement de fait du code du travail, services publiques qui ne peuvent assurer leur mission etc... Drôle d'époque non?


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  • J'ai un peu mal au genou.

    Je suis interviewé et je déclare à une jeune journaliste: " J'ai commencé par le Nanga Parbat et.... Aurai je fini par les Buttes Chaumont? moi qui ne suis pas alpiniste pour deux sous!

    Voilà qui combine mon désir de reconnaissance ( des difficultés à exposer mon travail) et la compensation de cette foutue douleur au genou.

     


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              EN hiver

    Le champ brille blanc et froid

    Le ciel est solitaire et immense

    Des choucas tournent au dessus de l'étang

    Et des chasseurs descendent de la forêt,

     

    Un mutisme habite les cimes noires des arbres

    Le reflet d'un feu s'échappe des cabanes.

    Parfois très loin sonne un traîneau

    Et lentement monte la lune grise.

    Un gibier saigne doucement sur le talus

    Et des corbeaux pataugent dans des rigoles sanglantes

    Le roseau frémit jaune et haut

    Gel, fumée, un pas dans le bois vide.

    Un de mes poètes favoris, sa vie comme une grande tragédie, dévorée par une passion pour sa soeur, mort d'une overdose de cocaïne. Erreur médicale ou suicide la question reste entière et la réponse m'indiffère.

     

     


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  • Fin de l'été

    Fin de l'été

    Fin de l'été

    Ce fut un bel été, entouré d'amis ce qui ne m'arrive pas si souvent, beaucoup de visites et quelques escapades au bord de la mer et dans la région.Des travaux dans le jardin.

    Retour en ville ou je dois rester jusqu'en novembre. Toujours un peu insomniaque je retrouve les bruits de la ville la nuit,  une rumeur assourdie et ces lumières qui n'éclairent que le vide.Tous masqués comme si nous étions des fantômes d'un autre temps.

    Je me demandais comment la chatte allait accueillir cette réclusion après des journées entières à chasser et à grimper toujours plus haut dans les grands chênes.

    Elle est jeune et pleine d'énergie alors nous jouons à cache cache dans l'appartement, des poursuites effrénées et des glissades, dérapages sur le parquet qui l'excitent au plus haut point. Bien sûr il faut refaire un peu d'éducation pour qu'elle ne joue pas avec les fils de l'ordinateur mais bon...

    Ce soir elle n'a pas envie de dormir et a décidé que je devais suivre le mouvement. On habite chez son chat c'est bien connu!


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  • Seth à la chapelle Saint Sauveur

    Seth à la chapelle Saint Sauveur

    Seth à la chapelle Saint Sauveur

    Seth à la chapelle Saint Sauveur

    Seth à la chapelle Saint Sauveur

    Seth à la chapelle Saint Sauveur

    Seth à la chapelle Saint Sauveur

    C'est dans le cadre prestigieux de la Chapelle Saint Sauveur du coeur de Saint Malo intra muros que l'on peut visiter la première exposition de l'artiste urbain Seth en Bretagne du 11juillet au 1er novembre 2020.

    peintre voyageur infatigable, témoin privilégié d'un monde en mutation, Seth nous invite à découvrir à travers une cinquantaine d'oeuvres fruit de nombreuses années de création.

    Toiles, photos, carnet de voyage et installations nous immergent au coeur de son parcours artistique: des ruelles du vieux Shangai aux plages de Madagascar, chaque alcôve de la chapelle nous raconte un projet, un voyage, une expérience. Une exposition dépaysante et poétique pour tous qui le à notre âme d'enfant.

    Seth s'exprime sur les murs de Paris dès le milieu des années 90. Diplômé de l'école nationale des Arts Décoratifs il publie avec Gauthier Bischoff en 2000 le livre Kapital qui reste aujourd'hui le plus gros succès consacré au Graffiti français. En 2004 ils créent Wasted Talent maison d'édition spécialisée dans le graffiti.

    A partir de 2003 il voyage autour du monde pour échanger avec des artistes issus de cultures différentes et s'ouvrir à de nouvelles manières de peindre en milieu urbain. Il publie le livre Globe painter en 2007. Il participe au programme de documentaires "Les nouveaux explorateurs diffusé sur Canal+ qui propose de découvrir le monde par le prisme des arts urbains.

    Àu cours de ses explorations artistique il développe une peinture reconnaissable, souvent liée à l'enfance. Il s'appuie sur l'imaginaire individuel ou collectif en s'inspirant des mythes  contes et légendes qu'il interprète. L'enfant devient porte parole, messager de son questionnement.

    Il place ses personnages dans des contextes sociaux politiques et culturels particuliers. Une demande souvent en double lecture mais jamais cynique, une peinture urbaine qui parle du monde.

     Voilà le texte de présentation de l'exposition que je lis en général après la visite des oeuvres. Je me suis toujours intéressé aux graffitis, mais il y a dans ce domaine une certaine uniformité lettriste que je trouve pesante et par trop répétitive. Alors il est agréable dans ce Saint Malo un peu délesté de son flot de touristes, pandémie oblige un peu du monde de ,l'enfance.

     


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  • Saint Malo est bien joli vu de Dinard.

    Un épisode que je n'avais pas remarqué, voici l'histoire:

    Le bastion de la Hollande a été bâti à partir de 1674 à la suite de l'écroulement d'une partie du mur d'enceinte primitif de la ville protégeant une ancienne plateforme. Cette plateforme supportait trois moulins appelés Moulins Collin.Le bastion prit le nom de Hollande en raison de la guerre parce que la construction de l'ouvrage commença pendant la guerre contre ce pays.

    Il fut terminé par l'ingénieur Simon de Garengeau et armé de canons offerts par le Comte de Toulouse,gouverneur de Bretagne, en remerciement de la contribution des malouins à la défense du pays par l'armement en guerre de leurs navires pour la course.

    Un magasin construit en souterrain du côté de la ville servit de chenil à la meute des chiens du guet qui assurait sa surveillance extérieure chaque nuit.

    Les chiens qui furent jusqu'au nombre de vingt quatre étaient des dogues de race anglaise.Ils étaient conduits chaque soir à travers les rues par leurs gardiens et lâchés dans les rues à l'extérieur de la Grande Porte après le dixième coup de l'horloge publique dénommée Noguette. Ils étaient ramenés le lendemain matin et reconduits au chenil.

    Ces chiens n'étaient pas nourris durant la journée et courraient après ceux qui n'étaient pas rentrés à temps.Ils pouvaient dangereusement les attaquer ce qui arriva à un officier de marine en 1770 qui s'était dit on attardé auprès de sa fiancée du côté de Saint Servan.

    La municipalité décida alors de se séparer de ces chiens qui furent tous empoisonnés.

    Mais depuis ce temps la cloche de Noguette, tous les soirs à dix heures depuis la cathédrale rapelle cette histoire.

     


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