• Beckford et le Portugal. suite

     

    William s'embarque pour la Jamaïque, il visitera ses plantations. Un affreux mal de mer le contraint de débarquer à Lisbonne avec son médecin, son cuisinier, ses serviteurs, ses équipages et même un pianoforte et un clavecin.

    A cette époque le Portugal est un état arriéré et corompu et d'une bigoterie effrénée. Les religieux représentent environ un quart de la population. Il y a une aristocratie de grands propriétaires terriens et des commerçants.

    Le peuple est misérable. L'inquisition empêche toute évolution de la société. Le tremblement de terre de 1755 a détruit la majeure partie de la ville et laissé des traces!

    Beckford s'attend à être accueilli avec tous les égards dus à son rang et à son immense fortune. Il a une obssession: être présenté à la reine ce qui ne peut se faire que par l'entremise d'un membre du corps diplomatique. Mais sa sulfureuse réputation l'a précédé et l'ambassadeur britanique refuse.

    Il se fait un ami précieux le grand écuyer de la reine Don Diogo de Marialva, marquis de son état qui ne ménagera pas ses efforts pour qu'il atteigne son but. En vain.

    Lisbonne est écrasée par la chaleur, les rues sont pleines d'ordures, on sent la vase déposée par le fleuve et des chiens errants l'empêchent de dormir. Il se fixe à Ramalhäo près de Cintra dont je reparlerai.

    Le journal se prête bien à la lecture en voyage de par sa forme même. Son découpage lui confère une alliance rythmique précieuse. Quelques pages à la terrasse des cafés le matin quand il ne fait pas encore trop chaud. Et ce décalage de deux siècles m'en apprend beaucoup sur l'histoire du pays et des monuments. Un délice!


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