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  • Cette grande place glacée, c'est la place des Héros. On imagine sous l'ère communiste des foules transies obligées de se farcir des discours exaltants mais un peu casse-couilles en évitant s'il vous plaît de mourrir dans les courants d'air ce qui témoignerait de votre peu de foi dans la doctrine marxiste.

    Nous sommes entre le haut d'Andràssy ut, avenue très chic et l'entrée du Vàrosliget un espace boisé qui couvre cent vigt hectares et dans lequel se trouvent musées, jardin botanique, le zoo mais aussi le grand cirque municipal ,deux salles de concert, les termes Széchenyi et même le Château de Vajdahunyad avec son étang, un parc de loisirs et un restaurant.

    Le monument du Millénaire fut construit entre 1896 et 1922 pour célebrer les mille ans d'installation des Magyars dans la plaine des Carpathes.

    Au dessus veille l'archange Gabriel qui en a vu de toutes les couleurs.

    Bien sûr les statues ont été remplacées: durant la seconde guerre mondiale celle de Léopold II , de Marie Thérèse et même celle de l'empereur François Joseph ont reçu une bombe qui a mis à mal la postérité des Habsbourg. Les communistes les ont remplaçé par ceux qui les avaient combattus.

    Il y a chez les hongrois une tentation nationaliste toujours prête à ressurgir. On voit aujourd'hui comment l'état hongrois laisse comettre des brutalités, des exactions à l'égard des Roms, la dérive autoritaire du premier ministre Viktor Orban et ses tentatives de museler l'opposition.Celà ne sent pas bon.

    Il y a d'autres statues : le chef Arpàd entouré de six chefs de tribus, fondateurs de la nation. Ces tribus venaient du sud de l'Ukraine.

    Le 1§ juin 1989 un hommage à Imre Nagy le martyr de l'insurrection de Budapest qui avait été jugé, condamné et éxecuté en juin 1958.

    L'état fête ses héros, le peuple pleure ses martyrs.


    Pour l'empire soviétique  ça commençait à sentir le roussi. Dans les "Pays Amis" on se préparait à filer à toute allure vers le néolibéralisme économique, dont on sait qu'il n'enrichit que les très riches.


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  • Petit château médiéval. Que nenni! Il fut construit lui aussi en 1896 dans le cadre des célébrations du millénaire. Il est bordé par un étang gelé l'hiver pour le plus grand plaisir des patineurs.C'est un ensemble de pavillons construit dans les différents styles qui ont marqué l'architecture hongroise,ce qui lui donne son allure de gros jouet de  décor de contes. Son nom fait référence à un autre château de Transylvanie


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  • Lever le nez, être à l'affut du moindre signe, essayer de déchiffrer une langue inconnue et quand il s'agit du hongrois c'est un exercice qui en général vous laisse très frustré.

    Alors ce Docteur, qu'à-t-il fait? Est il à l'origine d'un progrès quelconque dans l'histoire de la médecine,a-til eu un comportement héroique lors de l'entrée des chars russes, est ce un homme d'état important? Je suis toujours un peu frustré de ne pas trouver de réponses  à mes questions.

    Foin de toutes ces projections il s'agit d'un musicien, chef de choeur et chef d'orchestre qui a fondé en 1981 les "Palmetto Masterssingers" et qui a oeuvré pour la promotion des choeurs masculins. Il a travaillé aux Etats Unis. 

    Les plaques qui rendent hommage aux "Grands hommes" reproduisent une histoire qui est un reflet un peu pompeux, une version légèrement baroque et parfois délicieusement exotique, de l'image qu'une nation se fait d'elle même.

    Avec quelques ratages bien sur, les héros d'hier ne sont pas toujours ceux du temps présent et certains noms ont perdu de leur lustre ou de leur"glamour". Mais qui est donc le Dr Daräs Arpäd ?



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  • Nous stagnons devant la vitrine comme des demeurés.Il fait froid et  regard est attiré par la sensation de confort et de chaleur que donnent les boiseries, le moelleux qu'on imagine des tapis. De vielles dame aux cheveux argentés prennent le thé avec quelques amies. Les lampadaires qui éclairent la façade: deux centaures portant des flambeaux. Très Mitteleuropa.

     


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  • Pour moi la neige est liée à l'enfance ce qui est paradoxal car enfant je ne voyais jamais de neige. C'est plutôt du côté du regard, de cet émerveillement un peu puéril qui nous précipite à la fenêtre avec cette exclamation spontanée" Oh....... il neige.

    Ici aussi il neige: nuit et jour. Nous suivons cette longue allée au sortir des bains. Les néons sur la droite nous attirent. C'est une forêt miniature de sapins, un modeste marché de Noël où l'on sert du vin chaud (bor en hongrois). Derechef nous en sirotons deux grands verres et nous repartons légèrement bourrés avec l'impression de de suivre un conte de fée.


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  • Promenades dans le Cotentin

    • Les bassins sont vides, les faunes grimacent sous la neige, nous n'y croyons plus beaucoup. 

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  • Promenades dans le Cotentin

    • L'art de porter à la fois de longues nattes d'écolière et la moustache du guerrier doit être salué.

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  • Promenades dans le Cotentin

    • C'est un peu la Sainte Famille version Pédé à moustache.

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  • Promenades dans le Cotentin

     

    • Ceux ci tout en babines langue et oreilles se tiennent au pieds de leurs maîtres, eux tout en nattes, moustaches,et cottes de mailles. L'un deux présente une forte ressemblance avec notre Obélix national.



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  • Promenades dans le Cotentin

     

    • Dans un square minuscule, enfermé derrière la grille, ce dogue au regard benêt dont les babines nous laissent à penser qu'il vient de se taper une glace à la framboise.

    Le chien tient une bonne place dans la statuaire magyare, la bête a eu son heure de gloire.Chiens de pouvoir, chiens de chasse ou de compagnie ils ont en commun d'être extraordinairement expressifs, à la limite du kitch. Budapest est une ville pour les amoureux des statues. Celles ci ne sont jamais ennuyeuses. Pas d'éplorées à l'air gourdasse dont la chair de marbre ne nous tire pas une larme. Les statues sont comiques, émouvantes, mélodramatiques ou élégantes sous leurs manteaux de neige.


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    • Promenades dans le Cotentin

    Dans toutes les villes les murs racontent une autre histoire, une vie en parallèle.

    Cet animal est un suricate qui avec son marteau piqueur " No Future" signe la démolition prochaine de cette vieille maison , Ces quartiers sont en soins palliatifs. Les villes s'usent, s'écroule  et renaissent.


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  • Promenades dans le Cotentin

    Un grand lit kitchissime dans une chambre saturée de dorures. Est ce que cela influence nos rêves?

    Cette grande avenue un peu ingrate est très vivante de jour comme de nuit et derrière elle des quartiers plus noirs encore s'offrent à notre déambulation. Encore la neige et les éclairages jaunes et tremblotants, de rares passants,quelques chiens. 

    A la belle Buda je préfère Pest et ses rues obscures. Nous sommes toujours curieux de toutes les facettes de la ville, de ses beautés comme de ces misères.


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  • Promenades dans le Cotentin

    • Les pieds gelés. Cette boutique de chaussettes et de chaussons de laine nous réchauffe un peu. C'est une boutique de pauvre d'un quartier pas riche, elle a un côté enfantin qui nous plaît beaucoup. Nous en avons vu d'autres, trocs de vêtements défraîchis, devantures style David Copperfield , l'abbé Pierre lui même ne se serait pas retourné.



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  • La nuit tombe et nous sommes encore nombreux dans les bassins, dans cette eau si délicieusement chaude.


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    Promenades dans le Cotentin

    • Vers dix sept heures la nuit tombe assez brutalement.

    Chaque ville possède ses propres couleurs. Noir cendré des façades, éclairage jaune, blanc de la neige de Pest. Après des heures de marche une faim brutale nous saisit et nous pénétrons dans ces grandes halles qui regorgent de nourriture colorée et produits de toute sorte. J'achète du paprika , jolie boite décorée et nous nous attardons devant les échoppes d'eau de vie de fruits. Pour nous ce sera abricot et framboises.

    Au premier étage sur une moitié de la galerie tout un bazar kitch , broderies hongroises, chapkas et tout un tas de saloperies diverses? De l'autre côté des stands forts appétissants. On mange debout dans l'allée sur de petites tables ovales. Un grand bol de goulash nous réchauffe , il y a aussi des choux farcis, des saucisses. Mets simples et bien mijotés. Le patron est jovial, hormis le hongrois il ne connait que l'italien et s'adresse donc à tous les étrangers en italien.  ll nous fait goûter différents ragoûts et lorsque nous repasserons le lendemain il nous fera de jolies portions . Il a une tête très marrante de cuisinier dans un opéra bouffe. Il est généreux avec un vieil homme sans abri . Ils sont plusieurs à l'abri du froid et du vent, assis dans un recoin sur des bancs. 



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    Promenades dans le Cotentin

    • Voici la belle façade des Bains Szechenyi que pour ma part je préfère aux Bains Gellert. Après une longue marche dans la neige la promesse de bien être : se glisser dans des bassins sous les coupoles, laisser les pensées se dissoudre dans la chaleur de l'eau qui sent très légèrement le souffre, n'être plus qu'un corps.
    •  C'est dimanche on vient en famille. Il y a des bassins de conversation , on s'y tient debout par petits groupes, une femme lit imperturbable. D'autres plus chauds vous engourdissent. Délivrés de la pesanteur le temps ne s'écoule pas de la même façon.

    La nuit tombe, il neige nous traversons la cour, on ne peut pas courir....  On file direct au but l'oeil rivé sur le grand bassin. Nous nous sommes blottis sous la fontaine sous les jets qui vous ratissent la carcasse. On devine les choses à travers la vapeur et les gros flocons continuent de s'écraser mollement à la surface de l'eau à 37°. Les lumières sont jaunes comme le crépi des pavillons.

     


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    Promenades dans le Cotentin

    • Cette grosse dame entourée d'angelots , voici la tombe de Lujza Blaha ( 1850-1926) surnommée le rossignol magyar. L'embonpoint suggère un autre volatile mais bon...
    • Autre personnage intéressant enterré ici Karl Maria Kertbeny auxquels les gays rendent hommage . Alors qu'il était apprenti libraire un de ses amis homosexuel victime d'un chantage se suicida. Il publia des pamphlets courageux contre l'article du code pénal prussien qui réprimait les homosexuels. Il fut également traducteur d'écrivains hongrois en langue allemande ainsi que de Baudelaire ou Alfred de Musset. Cela vaut bien quelques roses.

     

    Nous  nous sommes arrêté devant le monuments des fusillés des événements de 1956.

    Je voudrais signaler pour les amateurs d'insolite un petit musée , le musée de l'hommage que je n'ai pas visité dont un guide nous indique qu'il se penche sur la façon dont on meurt en Hongrie et ailleurs notamment au Mexique. Voilà qui est exotique.

     


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    Promenades dans le Cotentin

    • Ce cimetière sous la neige ou nous étions les seuls promeneurs avec cette lumière qui commence à  décliner, le silence et toute cette blancheur m'a mis la tête dans les étoiles. Il fait un froid assez vif, un merle affamé vient picorer des baies juste à nos pieds. Même pas peur!

    Ce cimetière fondé en 1847 témoigne de l'histoire de ce pays, convoité par l'empire ottoman et par la couronne autrichienne, il développa un nationalisme chatouilleux dont témoignent les mausolées,les statues ( un cimetière c'est un peuple de statues) et les arcades à l'italienne. Il reprit vie en 1958 et nous y retrouvons également les convulsions du régime communiste. Enfin bref, toutes une brochette de célébrités du monde politique, de celui des affaires, des artistes........ Ces statues impressionnent par leur force poétique ou leur caractère incongru parfois. Une sorte de présence couillue, un réalisme bedonnant qui nous fait rire.

    Et puis cinquante six hectares de silence !


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  • Budapest 2010 Un voyage d'hiver.......2

    Budapest 2010 Un voyage d'hiver.......2 

     

    • Il y a Budapest la noire, magnifiques façades sombres sur le blanc de la neige.
    •  Marcher des heures. Dans cette avenue " les Champs Elysées" de Budapest comme le répètent stupidement tous les guides, se trouve la maison de Kodaly et une partie du Musée des Arts asiatiques: collections de Ferenc Hoop.

    Ferenc Hoop est né en 1833 à Fulnek en Moravie dans une famille de langue allemande. Il gagne Budapest, soutenu par Istvàn Calderoni, un opticien auprès duquel il fait son apprentissage. Pour se perfectionner dans sa spécialité il se rend à  Vienne. Il passe ensuite quatre ans à New-York avant de retourner à Pest. 

    Comme dans les contes, il épouse la fille de son patron dont il devient le partenaire commercial.

    Les histoires d'amour finissent mal, on le dit. Il divorce six mois plus tard et ne se remariera jamais.

     L'argent engrangé pendant ce temps lui permet de se consacrer à ses passions: étudier la géographie, la géologie, voyager et collectionner des objets d'art.

    Il fit son premier voyage en 1882, quatre autres suivront.

    Il visita l'Australie, les Indes, la Chine, le Japon, les Amériques et l'Afrique. De ses voyages il ramena des photos, des minéraux, des objets d'art, des bijoux......... Il meurt le 9 Septembre 1918 dans sa maison d'Andràssy ut.

    Cette courte note biographique enflamme aussitôt mon imagination. Cet homme qui se débarrasse des contraintes sociales , familiales, pour se consacrer à ses passions on aimerait  le connaître plus en  profondeur. 

    Ce grand voleur avait un goût exquis. Ce petit musée est surveillé par des retraités. Il est assez peu visité et notre arrivée provoque une petite effervescence silencieuse, comme un cachet d'aspirine dans un verre d'eau. Une personne nous suit dans nos moindres déplacements et s'affole discrètement de ces deux visiteurs qui se séparent sans crier gare pour butiner au gré de leur fantaisie. 

    On ne dira jamais assez le charme de ces petits musées qui renferment de véritables merveilles . 

    J'ai toujours été attiré par l'art boudhique du Gandara.

    Ce royaume qui dura du premier millénaire de J-C jusqu'au onzième siècle était centré sur le nord ouest de l'actuel Pakistan et l'est de l'Afghanistan. C'est un art des confluents, mélange d'influences indienne, perse et hellénistique.

    La statuaire nous montre des visages de type européens , proches de ceux qu'on rencontre dans notre sculpture classique, auxquels le regard est peu habitué dans cette partie du monde et cet effet de surprise comme un déplacement intime m'a toujours fasciné. 




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  • Journal de temps, en temps.......

    Je connaissais Budapest du temps du communisme, que reste -t-il de ce lourd passé? En se promenant vers la gare de Keleti, on comprend très vite qu'une génération s'est fait doublement berner. Essorée par les communistes et achevée par le passage à l'économie de marché; les retraités par exemple sont nombreux dans les files d'attente des soupes populaires. La municipalité semble décidée à faire quelque chose pour les sans abris qu'on voit recroquevillés sous la neige.


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  • L'aigle symbole de l'empire austro hongrois vous le retrouvez un peu partout. Est ce à dire qu'on peut le fouler aux pieds. Pas sûr! En tout cas ce sont tous ces accessoires raffinés qui font la beauté d'une ville.


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  • Le Banc

     

    Le Banc

    Cette statue sculptée dans un marbre fragile est enveloppée jusqu'au dégel. Ils ont raison ce type n'a pas l'air bien costaud. Un petit banc de bois permet de rendre hommage au grand homme. De qui s'agit il? 

     


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  • Ces boites aux lettres ont un côté jouet . Le symbole du corps de chasse est il le symbole des Postes Hongroises? Pour le savoir il faudra aller dans le 6ème arrondissement au Musée de la Poste. Moi je n'ai pas le temps.


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  • J'aime ce quartier de la gare Keresti, pauvre et affairé. Du haut de ce balcon la rue est noire et grise, les lumières jaunâtres des réverbères, des plaques de neige sales. Je pense aux films d'espionnage du temps de la Guerre froide.

    Le quartier est mal fréquenté dit on. Il est surtout marqué par la pauvreté et l'alcool condition de survie dans la rue. Beaucoup de tziganes (savez vous que ce mot est une insulte pour les hongrois?) traînent dans le quartier, il n'y a pas de travail pour eux. On peut penser qu'avec le gouvernement de Victor Horban leur sort ne va pas s'améliorer de sitôt. C'est un gouvernement autoritaire, étroitement nationaliste qui prend des mesures policières brutales contre eux.

    Les quais menant aux trains internationaux ne sont plus parcourus  par des flics ou des militaires qui vous scrutaient d'un oeil patibulaire.



     


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