• Chroniques de l'ordinaire :11 novembre

    Je suis parti traîner tôt ce matin , le temps était si doux on ne se croirait pas en Novembre. Un petit regroupement patriotique devant la préfecture pour célebrer la fin de La grande boucherie mais les rues sont peu fréquentées, les travailleurs en profitent pour dormir.

    Je me sens léger comme ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps, j'ai tellement souffert ces derniers mois que j'accueille cette légerté comme un cadeau du ciel. Tiens quelques magasins sont ouverts. J'ai acheté deux pulls très doux en cachemire j'ai besoin de douceur.

    Je m'installe à la terrasse d'un café au coin d'une large place. Il est tenu par une femme dont le brushing et la robe rouge vif m'évoque les tableaux d' Edward Hoper. Je lis un roman grec de Gazmend Kaplllani" La dernière page". J'aime de plus en plus lire en plein air. Quelques pages et puis laisser le regard s'accrocher à ce qui vient, reprendre un bout de lecture.

    Je fais un repas assez frugal chez le traiteur vietnamien.

    Il y a beaucoup d'étrangers dans la ville j'aime écouter ces langues et j'aimerai pouvoir les identifier.Dans le bus une femme parle à son bébé qui fait un grand numéro de charme aux passagers. Elle parle une langue dont le son est mélodieux, d'ou vient elle? Bosnie, Albanaise???

    Je rentre et j'ai envie de faire tout un tas de choses à la maison.(Je n'en ferai rien). Sur un mur cette affiche déchirée qui me plonge dans un conte dont l'histoire reste à inventer.

     

     


  • Commentaires

    1
    Samedi 14 Novembre 2015 à 21:54

    Oui écouter les mots inconnus, c'est très plaisant, j'aime aussi.

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