• Chroniques de l'ordinaire: c'était samedi

    Capture d'écran.

    J'ai eu du mal à sortir de ce rêve très coloré. On fêtait l'indépendance du Kurdistan sur fond d'aurore boréale. Moi je distribuais des flyers que les gens jetaient par terre sans même y jeter un coup d'oeil et ça me plaisait de les voir s'envoler. Le vent les dispersaient et ils se transformaient en papillons fluorescents.

    Je devais me rendre à une réunion et j'ai quitté la maison aussitôt. Il était tôt et je me suis dit que j'irai au café. Il était fermé alors j'ai traîné dans le quartier. Les jours de semaines les dealers trainent à tout les coins de rue: personne. Les dealers sont comme les fonctionnaires ils ne bossent pas le samedi.

    J'ai pris quelques photos et je me suis appliqué à déchiffrer les graffitis.

    A la réunion n'assistaient que deux ou trois familles qui ont leurs ados en soin dans le service dont une vient chaque année pour voir si on radote correctement. J'ai fait mon job, je devais présenter les partenaires extérieurs. L'ambiance était sympathique il y avait des viennoiseries et du jus de goyave.

    Ensuite je suis allé prendre le train pour aller au bord de la mer, j"étais en avance c'est une manie chez moi. Je me suis chauffé au soleil dans le parc, j'ai regardé les gamins caresser les chèvres dans leur enclos. Ces chèvres sont gavées de bouts de croissants et de bonbons collants. Elles doivent être payées par l'office du tourisme pour avaler autant de saloperies dans une journée. Des massifs de fleurs avec des animaux sur des palissades de bois. Ce sont des propositions artistiques voui.

    Dans le train j'ai lu un roman d'Arturo Perez Reverde qui raconte le voyage de deux membres de l'Académie royale d'Espagne chargé de rapporter de Paris les vingt huit tomes l'Encyclopédie du Siècle des lumière dans ce pays arriéré. Le livre est récent, sous Franco il aurait été mis a à l'Index.

    Je me suis jeté dans l"eau à peine arrivé. Ce sont probablement les dernières baignades de l'été, de celles qu'on se reprocherait d'avoir manqué. J'aime cette fraîcheur qui vous lave de tant de choses.

     

     

     


  • Commentaires

    3
    A.A
    Hier à 01:06

    Bonsoir Volodia

    La première photo représente un paysage qui fait totalement irréel.

     

    Tu es courageux.

     

    Je t'embrasse

     

    2
    Vendredi 29 Septembre à 10:32

    Bonjour Volodia, je ne sais pas où tu étais mais la première photo est une merveille!

    Merci de ce partage, belle fin de semaine, bises.

      • Vendredi 29 Septembre à 11:11

        Je comprends, c'est vraiment un rêve! Bises.

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