• Jafar Panahi

     

    Promenades dans le Cotentin

    • Aujourd'hui encore nous parviennent d'Iran des images 

    des manifestations et de la répression féroce qui les accompagne. Modestes images des téléphones portables, chaotiques, fragmentaires qui s'arrêtent brusquement. C'est de ces coupures brutales que naît mon inquiétude.

    Au parlement des députés appellent à la pendaison des leaders de l'opposition.

    J'ai vu avec beaucoup d'émotion le film de Jafar Panahi " le cercle". Ce cinéaste ne peut tenir sa place de juré au festival du film de Berlin, il purge une peine de six ans de prison assortie d'une interdiction de filmer, d'écrire des scénario , de donner des interviews et de voyager pendant vingt ans. Cette volonté de détruire un homme montre à quel point ce régime ne se maintient que par la peur qu'il inspire. Ce film montre une répression dans la répression, celle des femmes.

    J'ai voyagé en Iran du temps du Shah, la police y était omniprésente. Mais la "société civile" résistait sourdement.

    Je me souviens avoir traversé le pays en bus.

    A Téhéran était monté un jeune soldat, menottes au poignets, accompagné d'un gardien muet à  la mine peu amène. Nous roulons un moment et à peine sortis de la capitale qu'on lui enlève les menottes, on lui offre une cigarette, tout le monde lui parle , lui tape dans le dos, une grand mère l'embrasse. C'était un déserteur qu'on ramenait dans son village à la fin de sa peine d'après ce que j'en avais compris.





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