• Journal de temps, en temps.......

    Journal de temps, en temps.......

    Oh non pas tout le temps, juste de temps en temps......

    mais de plus en plus souvent.


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  • Marcher le long de l'écluse, s'éloigner du centre pour apprécier les lumières de la ville, comme si on n'appartenait plus à ce monde là, se glisser dans le fourreau de la nuit. On n'est pas seul, il y a des gens qui courent, des ados qui s'entraînent à des figures complexes, des filles qui sortent d'un dîner de copines.


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  • Cette exposition m'a enchanté. J'ai été séduit par cette liberté du graphisme, son foisonnement, son inventivité. Presque jaloux de me trouver si timoré dans mon travail personnel. J'ai bien besoin de travailler pour trouver mon propre langage pictural. C'est une motivation pour continuer.


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    Les bandes dessinées japonaises occupent une place centrale dans la culture populaire d’aujourd’hui, et leur influence sur nos modes d’expression est énorme (en témoigne la présence d’icônes dans presque toutes nos conversations écrites !), au point qu’elle éclipse la bande dessinée du reste du continent asiatique, pourtant foisonnante. 

    Mangasia est la première exposition à montrer les connexions qui existent entre les mangas dans toute l’Asie et à mettre l’accent sur la diversité de ces bandes dessinées, à travers la plus grande sélection d’œuvres originales de ce type jamais présentée dont la plupart ont rarement, voire jamais, quitté leur pays d’origine. L’exposition dévoile également les procédés créatifs qui les ont fait naître : des textes manuscrits et esquisses jusqu’aux pages finalisées. Organisée par le critique de bande-dessinée britannique Paul Gravett et une équipe d’une vingtaine de conseillers, Mangasia propose une exploration approfondie de ce nouveau continent qu’est la « Mangasie ». Des œuvres venues du Japon, de Corée du Nord, Corée du Sud, Inde, Chine, Taiwan, Hong Kong, Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Bhoutan, Cambodge, Timor oriental, Mongolie et Vietnam montrent la diversité des bandes dessinées de cette vaste région du globe, qui s’emparent aussi bien du folklore fantastique que de l’histoire ou de l’expérimentation.

     


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  • End of summer.

    End of summer.

     

    L'été tire à sa fin, on rapatrie les touristes. 

    J'ai cette images de chaises longues désertées, de pelouses jaunissantes.

    Cette balançoire qui ne grince plus.

    Une jeune fille se balançait longuement pour tromper son ennui,les yeux dans le vague.

     


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  • A.... m'envoie des images de la Loire vers Bouchemaine. Elle fuyait la grande chaleur au bord de l'eau, réflexe salutaire.

    C'est un chemin jusque à La Pointe de Bouchemaine sur lequel la Loire offre de belles vues,des paysages, de  qu'on s'approprie immédiatement.

    La largeur du fleuve, son débit aléatoire , en font un fleuve vivant .

    La canicule offre ces grands bancs de sable qui donnent cette  perspective au regard, un peu de profondeur.

    Pendant les inondations d'hiver,le train entre Angers et Nantes ralentit et selon la lumière on n'est plus tout à fait sûr de distinguer le ciel de l'eau.               

     Comme je ne suis pas Julien Gracq, je freine sur le lyrisme,il en a parlé mieux que je ne saurais le faire avec cet avantage d'avoir été écrivain et géographe.


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    Êveque bouledogue avec un canard dans l'oeil.

    Vous dîtes?


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  • Je ne dors pas toujours très bien il m'arrive de me lever à l'aube et de faire cette promenade en bordure des champs.

    Les animaux tardent à regagner les bois.Ce phasme est resté toute une journée sur le mur, parfaitement immobile mais cet as du camouflage avait bien mal choisi son support. Aussi cet oiseau qui venait tout juste de quitter le nid. Il ne vole pas encore, le temps de tous les dangers.

    Si la solitude me pèse à certains moments il m'arrive d'être comme anesthésié par la répétition des jours et de jouir de cette disparition de la dimension temporelle  de ma petite existence. Une sensation de liberté, comme si l'infini s'ouvrait devant moi.

    J'ai fini de préparer mon exposition et ces longues heures de travail m'ont apporté un certain calme intérieur.

    C'est la première année ou je n'ai pas à m'attrister de la fin des vacances. La retraite m'ayant délivré de toute obligation sociale me voilà seul à décider de mes projets. C'est appréciable.


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  • Mes voisins partis me laissent gracieusement l'accès à leur maison pour que je puisse me connecter.

    Les visiteurs se sont fait plus rares, ils sont partis en vacances alors me revoici en solitude. Dimanche ce hérisson s'aventure jusqu'à ma porte, se laisse photographier et regagne ses fourrés. Maintenant je laisse la fenêtre de l'atelier ouverte à la nuit pour admirer les papillons nocturnes. Je n'imaginais pas autant de variété dans les coloris et les motifs. La nature est pleine de merveilles.

    Sur la dernière photo ce papillon fort commun s'est posé sur le bitume brûlant ce qui bien sûr s'est avéré fatal. Même ainsi déchiqueté il forme une composition étonnante.

    Sinon travail pour l'exposition en écoutant d'une oreille distraite la radio. Dans mon isolement j'ai besoin d'entendre des voix.


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  •                                             Forêt de Boeuvres

                                                   L'étang des Hunaudières

                                  La grande aigrette et ses poussins.

                             L'élégance du papillon de nuit.

                                                      L'orvet

                                                Maison à Langon

     

    De retour en ville j'ai subi les derniers jours de canicule. je me suis même offert une journèe parisienne. Un Paris brûlant et relativement désert. J'ai goûté le plaisir de rester de longs moments assis à  une terrasse à siroter des boissons glacées, à écouter les conversations et regarder le spectacle infiniment distrayant de la rue. Mon médecin très pince sans rire m'a dit que j'allais mourir mais qu'il ne pouvait pas me donner de date exacte. C'est bien aimable de sa part.

    Je regagne la campagne et ma maison dont l'épaisseur des murs m'offre une certaine fraîcheur.

    Au dehors ce fut une autre affaire: sensation d'écrasement et de silence, même les oiseaux ne chantaient plus, les animaux se rapprochaient des maisons pour rechercher un point d'eau. Je sortais très tôt le matin, le jour à peine levé ou à la tombée du jour. J'ai rencontré lièvres, renard et un sanglier qui a débouché devant moi. Il a regagné les bois et le martèlement de ses petits sabots sur la route m'a fait piquer une crise de fou rire. On aurait dit une jeune fille éffarouchée poursuivie par un satyre.

    Une grande aigrette s'est installée dans le champ et suivait d'un air angoissé les premières explorations de ses poussins. Elle a raison, ici le danger n'est jamais très loin.

    Nous avons poursuivi avec mes amies l'exploration de la région et fait de longues promenades sur des sentiers ombragés.

    Le reste du temps beaucoup de travail car on m'a proposé une exposition au mois de septembre ce qui occasionne pas mal d'allers et retours chez l'encadreur.

    Je n'étais pas très chaud pour exposer de nouveau. On finit toujours par céder à la vanité. Mais j'aime bien ces  longues journées à travailler à l'atelier. Je rends les armes lorsque mes yeux clignotent de fatigue.

    Alors je me délasse au jardin. C'est un bel été voyez vous.

     


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  • Je ne posterai que quelques photos, c'est l'été et je ne suis pas connecté à internet à la campagne.


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  • Chronique de l.ordinaire:Ma vie à la campagne.

    Chronique de l.ordinaire:Ma vie à la campagne.

    Chronique de l.ordinaire:Ma vie à la campagne.

    Chronique de l.ordinaire:Ma vie à la campagne.

    J’ai

    Enfin la lumière et la chaleur de ma saison préférée. Mes voisins m’ont laissé leur clé ce qui me permet de reprendre mon blog.

    J’ai une âme de squatter depuis toujours, j.ai vécu dans des squats à Paris,Londres et Copenhague et j’ai adoré cette époque. Là d’être chez les autres me procure une drôle de sensation, comme si je n’étais pas tout à fait légitime à cette place.Je me couche très tard et me lève de bon matin ´ Je travaille à mon dessin et pars  ensuite pour une longue  promenade. Je croise parfois loin du village les paysans du coin qui s’étonnent de me voir arpenter les routes. Dans ce hameau isolé je suis bien le seul à ne pas avoir de voiture. Je croise tout un tas d'animaux: un écureuil ce matin qui, tout occupé à ses petites  affaires s’est trouvé nez avec  moi ,hier un superbe renard roux.Aussi ces roses magnifiques dans un jardin abandonné et même  des cèpes.

    J'ai relu Un balcon en forêt de Julien Gracq. Un géographe qui saisit de façon très précise l’enchainement des paysages. Il est difficile d’écrire sur une tablette tactile avec mes mains de jardinier alors à plus tard.


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  • Une nuit au musée. Une femme contemple un immense Titien, un homme observe la femme. "Siena" nous emmène en Italie, de la Renaissance jusqu’à nos jours. Un ensemble de danseurs virtuoses habillés en escrimeurs envahit l’espace, un groupe qui se compose et se décompose dans un collage de tableaux oniriques. À travers un langage du mouvement aussi précis que théâtral, La Veronal interroge les bouleversements que connaît, au cours des siècles, la perception qu’a l’homme de lui-même et de son corps.

    La Veronal qui tient son nom d'un médicament antidépresseur est une compagnie de danse de Barcelone . Leur travail m'intrigue beaucoup dont je n'ai vu que quelques extraits. Leur dernière? création "Passionaria" promet d'être fascinante.

    Je ne connais pas grand choses à la danse contemporaine mais c'est un art qui offre au spectateur une très grande liberté et pour moi ce qui se rapproche le plus du rêve et de sa possible figurabilité au sens freudien de ce terme.


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    Je n'ai plus beaucoup de relations, des tas de gens sont seuls ça n'a rien de très original. Je me suis souvent trompé en amitié je dois bien l'avouer.

    Mais aujourd'hui il me reste un petit cercle avec lequel je partage des choses précieuses.

    Je vois M. de temps en temps,nous dînons au bord de la Sèvre et nous faisons une promenade jusqu'au coucher du soleil et de l'arrivée des premiers escadrons de moustiques.

    Nous peignons tous les deux, en amateurs et dans des registres très différents. Mais ce qui nous intéresse c'est ce mécanisme un peu mystérieux de la création.

    Je dis souvent que je fais une peinture de livres d'enfant dans laquelle il n'y aurait ni livre ni enfant et n'y voyez pas de ma part un goût immodéré pour le paradoxe. Je raconte une histoire mais laquelle? Les animaux sont là comme des personnages, ils n'ont pas moins d'importance que les humains dont ils empruntent les accessoires. Les humains sont souvent des saints et peuvent aussi se transformer en d'étranges végétaux,ils vivent les uns à côté des autres dans l'espace mais ne semblent guère communiquer entre eux. Les couleurs sont improbables. Je suis à la recherche de mon propre langage pictural... dans une autre vie j'ai peut être été un artiste.

    J'espère que toutes ces photos de nature ne vous lassent pas. Mais cette nature prend de plus en plus d'importance dans ma vie.....depuis que je ne travaille plus.

     


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     Le nom provient du latin digitus c'est-à-dire « doigt », et se réfère à la facilité avec laquelle on peut introduire un doigt dans la corolle de la fleur de Digitalis purpurea. Pour la même raison, les Anglais nomment ces plantes foxglove, « gant de renard » et les Allemands fingerhut, « chapeau de doigt ». En français, d'autres appellations existent comme « Dé de Bergère », « Gant de Bergère », « queue-de-loup »Wikipédia.


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  • And also the trees.

    And also the trees.

    Ces arbres je les vois tous les jours. Ils bornent les routes autour de la maison et je les considère comme des compagnons très âgés mais qui n'ont pas renoncé à lutter pour assurer leur survie.

    Leur écorce comme une peau qui s'enrichit de cicatrices et de rides, une histoire à déchiffrer.



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  • Botanik

    Botanik

     

    Chroniques de l'ordinaire: Botanik.......

     

     

     

     

     

    Dans les fossés toutes ces fleurs et graminées auxquelles on doit aussi rendre hommage à l'heure ou, nous dit on, tant d'espèces végétales sont en voie de disparition. C'est en tout cas l'année des marguerites, des champs en sont entièrement couverts!


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  • Il fait très chaud, la nuit apportera la fraîcheur propice à l'endormissement. Les gens de la campagne se promènent assez peu. J'éprouve une grande sensation de liberté comme si le spectacle du déclin de la lumière avait été créé spécialement à mon intention. Un peu de mégalomanie passagère.


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  • Chronique de l'ordinaire: ma vie à la campagne

    Chronique de l'ordinaire: ma vie à la campagne

    Chronique de l'ordinaire: ma vie à la campagne

    Chronique de l'ordinaire: ma vie à la campagne

    Chronique de l'ordinaire: ma vie à la campagne

     

            Cette plante pousse dans les fossés. Qui la connait,Je viens d'avoir la réponse c'est la La Lathraea clandestina. La clandestine quel beau nom.Merci Andrée.   Pour compléter   http://fr.wikipedia.org/wiki/Lathraea_clandestin

     

    Chronique de l'ordinaire: ma vie à la campagne

    Chronique de l'ordinaire: ma vie à la campagne

    Chronique de l'ordinaire: ma vie à la campagne

    Je suis arrivé il faisait encore très froid, petits matins glacial et mauvais vent du nord. J'ai brûlé du bois. La pluie fine n'empêchait pas les promenades dans les champs.

    Et soudain ce fut un avant goût d'été. Je passais des journées entières au jardin à désherber cette jungle. Les premières fleurs ce sont toujours les iris et dans les haies, l'aubépine. Je ne me lasse pas de la musique du ruisseau, l'eau vive.

    Dans le pré le taureau veille sur son harem, je m'approche pour voir les veaux qui cabriolent, joyeuse bande d'excités. iI gratte la terre de son sabot et mugit, menaçant. Fait bien son boulot le pépère.

    Et il y a ce chat que j'essaie d'apprivoiser. Jusqu'alors il fuyait quand je le croisais comme si j'étais le diable en personne. Aujourd'hui il me laisse approcher à un mètre. C'est un beau chat gris au poil long et aux yeux verts. Je voudrai bien le caresser et lui et moi serions moins seuls. Bon on verra bien.

    La journée est ponctuée par l'étrange cri du paon qu'on attend pas de la part d'un animal aussi gracieux " Léon, Léon" . A la longue cet appel étrange finit par être déchirant. Mon vieux, Léon ne reviendra jamais, il faut te faire une raison . Sa femelle certes très douce mais un peu terne le suit pas à pas , soumise et muette devant ce désespoir qu'elle ne parvient pas à consoler.

     


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  • Music: Avici et Aloe Blacc

    Avici, DJ de 28 ans est allé mourir loin de sa Suède natale à Mascat la capitale du Sultanat d'Oman.

    Il avait fait danser des milliers de gens en reprenant cette chanson" Wake me up" d'Aloe Blacc. C'est un chanteur dont la voix chaude et profonde m'atteint, comme ça au creux de l'estomac.

     

     


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  • Trois ans déjà et la douleur est toujours aussi vive. inconsolable je demeure inconsolé. Ce jour là une grande part de moi est morte avec toi. Je suis en vie et j'essaie de poursuivre ma route sans toi, parfois j'ai le sentiment  de purger une longue peine.

    Mais la vie peut aussi me distraire de mon chagrin, l'étau se desserrer un peu et j'accueille chaque moment de légèreté avec une gratitude infinie. La peinture me permet  de me supporter dans la solitude. je ne t'oublierai jamais et t'aimerai jusqu'à mon dernier souffle.


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  • C'est une vraie chance que d'habiter en ville et si près de la nature. Je fais de longues promenades le matin. Je suis allé saluer ces vaches écossaises qui entretiennent les prairies le long de la rivière, mandatées pour cette tâche par la municipalité ,oui Monsieur. Ces grosses bêtes de belle stature sont bien aimables et l'une d'elle vient se faire gratter entre les cornes. Comment peut on faire du mal à une vache?

    L214 fait un excellent travail pour redonner à l'animal toute la dignité dont nous les humains, l'avons si souvent privé.


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  • Jolie cette rue non?

    Quelques livres qui à mon sens valent le détour:

    Richard Russo " A malin, malin et demi" Ed Quai Voltaire.

    Earl Thompson "Le jardin de sable" Ed Monsieur Toussaint Louverture

    Zakhar Prilepine "L'Archipel des Solovki" Ed Actes Sud

    Mariam Petrossian " La maison dans laquelle" Ed Monsieur Toussaint Louverture.


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  • Cachée dans une ruelle j'ai repéré cette maison. Tous les volets sont clos et le jardin laissé à l'abandon. Des jours meilleurs il ne reste qu'un camélias rouge dont la floraison somptueuse contraste avec cette demeure délaissée. Je ne l'ai pas photographié.

    Je suis attiré par ces lieux depuis l'enfance. Quand les humains se retirent est ce que les arbres se mettent à se parler, que font les chats qui s'enfuient au moindre bruit etc.?


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    Ca ne s'arrêtera donc jamais?

    Aujourd'hui je suinte la mélancolie par tous les pores de la peau. Toute cette grisaille  me porte à l'ennui, j'essaie de dessiner ...en vain. Je profite d'une accalmie pour faire une promenade chien chien sans chien, c'est à dire que je parcours avec une méticulosité de cartographe les rues du quartier que je ne connais pas encore.

    C'est sans doute le carnaval des enfants j'ai croisé un pirate et deux princesses qui prenaient le bus vers le centre ville.

    Les fleurs sont gorgées de pluie et rouillent.

    Je reviens et m'arrête chez le chinois qui s'ennuie ferme lui aussi dans sa petite boutique. J'achète un crabe farci et de l'eau minérale. Le chinois  trouve que je suis un piètre consommateur , me bombarde de questions: Tu as du riz chez toi? Et demain tu manges quoi? Tu ne bois pas de bière?

    Je suis un mauvais client mais il est très sympathique. Il ajoute " tiens je te donne un sac   gratuit pour toi"

    Les dimanches sont faits pour s'ennuyer. Mission accomplie.

     

     

     

     

     


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  • Semiconductor est un duo d’artistes (Ruth Jarman & Joe Gerhardt) qui joue avec des images animées pour créer des courts-métrages, des sculptures et des installations immersives qui ont pour vocation de développer une connaissance plus profonde de l’univers physique, mais aussi de souligner les limites de cette quête. 

    Nous appréhendons la nature matérielle du monde à travers le prisme de la science. Semiconductor adopte cette démarche également : son travail est souvent le fruit d’intenses périodes de recherche dans des domaines scientifiques tels que la volcanologie, séismologie, physique, cosmologie et minéralogie.

    En examinant les techniques et procédés utilisés pour comprendre la matière physique du monde, Semiconductor révèle les failles et fractures des données scientifiques, exposant l’empreinte de l’homme dans les résultats scientifiques et valorisant la présence de l’observateur. 

    Par la création de connexions entre la matière, le son et l’image, Semiconductor brouille les distinctions entre phénomènes perceptibles et imperceptibles, entre ce qui est tangible et ce qui nous échappe. 

    L’exposition rassemble des installations récentes et présente en avant-première une œuvre nouvelle développée pendant la résidence de Semiconductor au CERN, le laboratoire pour la physique des particules basé à Genève, où se trouve le Grand collisionneur de hadrons. 

    Semiconductor a remporté le prix de la commission SónarPLANTA 2016 pour son œuvre Earthworks lors du festival Sónar, Barcelone, en juin 2016.

    Une co-production : le lieu unique, CERN and FACT

    Je ne suis pas très sérieux en ce qui concerne l'appréhension scientifique et les enjeux philosophiques soulevés par cette exposition, pire je dois confesser que je m'en fiche un peu. Mais j'ai observé un bébé qui se promenait les yeux grands ouverts. Il était extraordinairement attentif et totalement relâché. Une musique très planante baignait le lieu. J'ai basculé dans cet univers matriciel et c'était délicieux comme sensation.

     

     


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  • Mes voisins sont retraités et souvent ils regardent la télévision et me parlent de tout un tas d'émissions que je ne connaissais que vaguement ou pas du tout. Je me demandais quel effet ça produisait la télé.

    J'en avais une image assez négative. Une fois j'ai habité avec une fille qui regardais un programme en disant ce soir c'est ce qu'il y a de moins pire, je me suis tiré vite fait avant d'être complètement décérébré.

    Alors j'ai regardé " On n'est pas couché" et j'ai détesté les deux chroniqueurs, leur ton de petits procureurs qui sont désagréables même quand ils disent du bien des invités et de leurs productions. Ce n'est pas tout à fait vrai , j'ai vu une autre émission et celle ci très intéressante. Je n'aime pas Yann Moix voilà tout.

    Nous sommes dans une société vieillissante. La publicité en témoigne à longueur de journée: tout pour les fuites urinaires, les articulations qui se grippent, les pertes d'audition, la circulation défaillante. Un médicament pour les troubles urinaires se nomme Prostamol il fallait le trouver ! Enfin si vous avez la bite comme une vieille éponge ça ne va pas vous remonter le moral.

    Sur d'autres chaines tous ces merveilleux paysages que vous ne verrez jamais, les espèces animales qui disparaissent chaque jour, les experts du commentaire politique qui passent d'une chaîne à l'autre,professionnels de la profession comme disait Godard.

    Sur Arte quelques pépites comme ce documentaire sur l'artiste Piotr Pavlenski.

    La téléréalité  (hé oui je suis consciencieux j'ai été jusque là) un concours de crétins bronzés en maillot de bain entourés de filles qui n(ont rien d'autre à faire que de se jalouser....

    Bon la télé je suis bien content de ne pas l'avoir.

    D'ailleurs je préfère la radio. Les pieds sur terre et La compagnie des auteurs enchantent mes après midi noyées de pluie ces jours ci....


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