• Journal de temps, en temps.......

    Journal de temps, en temps.......

    Oh non pas tout le temps, juste de temps en temps......

    mais de plus en plus souvent.

  • Une lumière inhabituelle baigne la chambre,il doit être tard. Tiens le chat ne m'a pas réveillé.Elle n'est pas venue dormir à mes côtés.

    Elle n'a pas touché à sa nourriture elle d'ordinaire si gourmande. Elle n'a pas demandé à sortir, elle qui se précipite dehors dès les premières lueurs. Elle ne réagit pas à ma présence, amorphe.

    Vers le début de l'après midi j'appelle un vétérinaire qui se déplace à domicile, j'ai mal à la jambe, je ne me sens pas de la transporter.

    Il sera là dans un quart d'heure.

    A peine ai-je raccroché là voilà qui s"étire et s"enfile quelques croquettes!

    Le vétérinaire arrive très ponctuel.

    La voilà qui se lance dans un grand numéro de séduction, façon "Bonjour Docteur, c'est moi la malade,on vous a parlé de moi, qu'y a -t-il dans votre sac? Vous m'avez apporté quelque chose? Et que je me frotte, que je me retourne sur le ventre....

    Le vétérinaire,un clinicien pragmatique m'apostrophe" Elle n'a pas l'air à l'article de la mort"

    Après une auscultation scrupuleuse il la déclare en parfaite santé et d'ailleurs elle file par la fenêtre après s'être frottée une dernière fois contre ses jambes "Excusez moi j'ai un rendez vous".

    Je lui demanderai bien un petit tranquilisant pour moi. Cent vingt euros,la bourrique!

     

     


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  • Depuis plusieurs années je vois ce pivert tôt le matin sous ma fenêtre.


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  • Ce fut une froide équipée,

    La pire saison de l'année,

    Pour un voyage,surtout pour un si long voyage:

    Les chemins ravinés, la rafale cinglante,

    Le plus morfondu de l'hiver,

    Et les chameaux sanglants,éclopés,réfractaires

    Qui se couchaient dans la neige fondue.

    Combien de fois avons nous regretté

    Les palais d'été sur les pentes, les terrasses,

    Les filles satinées porteuses de sorbets.

    Sans compter les chameliers qui juraient, qui maugréaient,

    Qui s'enfuyaient, voulant leur liqueur et leurs femmes,

    Et les feux de bivouac qui s'éteignaient, et le gite qui faisait défaut,

    Et les villes hostiles, les bourgades haineuses,

    Les villages crasseux qui demandaient les yeux de la tête.

    Ce fut une rude équipée.

    Vers la fin nous allions toute la nuit durant,

    En sommeillant par bribes,

    Et des voix bourdonnaient à nos oreilles, chantant

    Que tout cela était folie.

    Une aube nous descendîmes dans un val tempéré,

    Humide, bien au dessous de la ligne des neiges,

    Imprégné d'odeurs végétales,

    Avec une eau courante,un moulin battant l'ombre,

    Trois arbres contre le ciel bas,

    Et ce vieux cheval blanc qui galopait dans la prairie.

    Nous gagnâmes une taverne au linteau orné de corymbes:

    Six mains devant la porte ouverte jouaient aux dés des pièces d'argent,

    Et des pieds envoyaient baller des outres vides.

    De renseignements point; aussi nous continuâmes

    Pour arriver le soir; ayant mais juste à temps,

    Trouvé l'endroit: c'était (pourrait-on-dire)

    Un résultat satisfaisant.

    Tout ceci est fort ancien, j'en ai mémoire

    Et serais prêt à repartir,mais notez bien

    Ceci,notez

    Ceci: tout ce chemin, nous l'avait-on-faire

    Vers la Naissance  ou vers la Mort? Qu'il y ait eu Naissance,la chose est sûre, car nous en eûmes

    La preuve, indubitable. J'avais vu la Naissance et j'avais vu la Mort;

    Mais je les avais crues toutes deux différentes. Cette Naissance-là

    Fut pour nous agonie amère et douloureuse,

    Fut comme la Mort, fut notre mort.

    Nous voici revenus chez nous, en ces royaumes,

    Mais nous ne sommes plus à l'aise, dans l'ancienne dispensation,

    Au milieu d'un peuple étranger qui reste aggipé à leurs dieux.

    Une autre mort serait la bienvenue.

     

     

     


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  • Journey of the Magi

    T. S. Eliot


    “A cold coming we had of it,

    Just the worst time of the year

    For a journey, and such a long journey:

    The ways deep and the weather sharp,

    The very dead of winter.”

    And the camels galled, sore-footed, refractory,

    Lying down in the melting snow.

    There were times we regretted

    The summer palaces on slopes, the terraces,

    And the silken girls bringing sherbet.

    Then the camel men cursing and grumbling

    And running away, and wanting their liquor and women,

    And the night-fires going out, and the lack of shelters,

    And the cities hostile and the towns unfriendly

    And the villages dirty and charging high prices:

    A hard time we had of it.

    At the end we preferred to travel all night,

    Sleeping in snatches,

    With the voices singing in our ears, saying

    That this was all folly.

    Then at dawn we came down to a temperate valley,

    Wet, below the snow line, smelling of vegetation;

    With a running stream and a water-mill beating the darkness,

    And three trees on the low sky,

    And an old white horse galloped away in the meadow.

    Then we came to a tavern with vine-leaves over the lintel,

    Six hands at an open door dicing for pieces of silver,

    And feet kicking the empty wine-skins.

    But there was no information, and so we continued

    And arrived at evening, not a moment too soon

    Finding the place; it was (you may say) satisfactory.

    All this was a long time ago, I remember,

    And I would do it again, but set down

    This set down

    This: were we led all that way for

    Birth or Death? There was a Birth, certainly,

    We had evidence and no doubt. I had seen birth and death,

    But had thought they were different; this Birth was

    Hard and bitter agony for us, like Death, our death.

    We returned to our places, these Kingdoms,

    But no longer at ease here, in the old dispensation,

    With an alien people clutching their gods.

    I should be glad of another death.


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  • Bien sûr il y a bien pire. Ce n'est pas la Birmanie,ni la Russie,ni la Chine et tant d'autres enfers sur terre.

    N'empêche que nous nous sentons à l'étroit avec ce couvre feu à 18 h,les lieux de promenades décidés par le gouvernement,les lieux de culture fermés etc.

    Et toute la communication  autour de cette pandémie, cette comptabilité idiote( nous sommes les premiers en Europe qui....) les scientifiques qui se contredisent en permanence , bref on n'en voit pas la fin.

    Mais le printemps s'annonce,les mimosas étaient splendides cette année.Je vais regagner la campagne.

    J'aime beaucoup cette photo du chat, cette interrogation catastrophée dans son regard: est ce si grave ce que j'ai fais?


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  • Déjà une année.....

    Cette pandémie produit de l'usure....je n'ai plus envie d'écrire, peindre est devenu laborieux, je ne vois personne et n'ai guère envie de sortir.Nous passons du froid à de belles journées de printemps et retour à la grisaille.Je file un mauvais coton comme on dit.

    Je lis beaucoup de poésie (Paul Celan,TS Eliot,Aragon,Larbaud).

    Bon je n'ai pas été touché par le Covid c'est déjà ça!

    Fatou approche de son premier anniversaire et j'ai tout loisir de l'observer.Elle est à la fois très ritualisée et imprévisible. Le matin elle sort par la fenêtre côté pelouse et apprécie que je vienne la chercher pour revenir côté cour. Elle connait parfaitement ce court trajet mais m'accueille comme si je l'arrachais à un péril imminent. Ensuite elle folâtre sur le parking jusqu'au début de l'après midi, elle adore allez savoir pourquoi le garage à vélo de l'immeuble voisin qui dispose d'une petit vasistas toujours entrouvert pour aller et venir à sa guise. Elle ressort de dix sept heure à vingt et une heure. Là autre rituel,je l'appelle en faisant tourner mon trousseau de clés. Elle accourt, je tiens la porte ouverte. Elle ne rentre que lorsqu'elle l'a décidé: fait semblant de se passionner pour un petit brin d'herbe, courre se cacher sous une voiture. Bref moi je fume ma cigarette, cela ne dure que cinq minutes, elle n'abuse pas mais vérifie que je me plie à sa fantaisie.

    Elle s'est très bien adaptée à son environnement urbain,elle est très raisonnable et ne va jamais sur la rue.

    Avant de dormir elle aime jouer un peu, me fait comprendre que je dois la poursuivre dans tout l'appartement. C'est une bonne comédienne elle s'aplatit avec un regard terrifié qui me fait rire. Comme l'expression outrée des acteurs dans le cinéma muet.

    Elle dort souvent avec moi mais quelquefois me rejoint dans la nuit. Elle aime mettre ma joue contre la sienne et enclenche la machine à ronron. Elle a du caractère et si je la dispute quand elle balance mes tubes de peinture, elle se cache et m'attaque,me saute dessus sans jamais me faire mal.

    Elle n'a qu'un défaut c'est de ne pas supporter les trajets en voiture,je n'oserai pas même lui faire prendre le train.

    Alors comme je ne conduis pas il faut que ceux qui me convoient supporte ses miaulements désespérés. Nous allons bientôt retourner à la campagne qu'elle a quitté depuis l'été j'espère qu'elle s'y plaira. Je l'aime beaucoup.


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  • Certains poètes vous accompagnent tout au long de votre vie.


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  • Un poème

    On a beau changer d'horizon

    Le coeur garde ses désaccords

    Des gens des gens encore

    De toute cette déraison

    Il n'est resté que les décors

     

    Elle amenait à la maison

    Des paltoquets et des pécores

    Je feignais lire l'Inprekor

    Comme un jour fuit une saison

    Il n'est resté que les décors

     

    On a beau changer de poison

    Tous les breuvages s'édulcorent

    Toutes les larmes s'évaporent

    Des fièvres et des guérisons

    Il n'est resté que les décors

     

    On a beau changer de prison

    On traîne son âme et son corps

    Les mois passent marquant le score

    De tant d'atroces trahisons

    Il n'est resté que les décors

     

    Le coeur ce pain que nous brisons

    Que les sansonnets le picorent

    J'aurais du partir j'avais tort

    Aux lueurs des derniers tisons

    Il n'est resté que les décors

     

                       Louis Aragon, Le roman inachevé

     

    L'inprekor est un journal polonais.                   

     

     

     

     

     

     


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  • A l'atelier

                                                      L'arbre aux espions


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                       La femme à la veste verte

     

    Le lettré YU, originaire de YI-Tou, avait pour prénom King et pour nom d'apparat Siao-Song. Il faisait ses études au monastère de la Source aux Eaux Savoureuse. Or une nuit il ouvrit un livre et se mit à le psalmodier: soudain, une jeune femme parut sous la croisée et lui dit avec admiration: " Maître Yu, quel zèle dans tes études!" Etonné, Yu se leva pour la regarder. Elle portait une veste verte et une très longue jupe. Sa beauté était exquise. Devinant qu'elle n'était pas un être humain, il insista  cependant auprès d'elle pour savoir dans quel lieu elle habitait.

    "Regarde moi, lui répondit-elle, je ne dois pas avoir l'air d'un croquemitaine ni d'une ogresse, pourquoi s'acharner à m'interroger?"

    Yu tomba amoureux d'elle et ils dormirent sur la même couche. Une fois enlevée sa veste de soie légère, elle avait la taille si fine qu'on l'enserrait facilement à deux mains. Comme la clepsydre de la nuit était sur le point de laisser tomber ses dernières gouttes, elle s'éloignat d'un pas léger. Des lors il n'y eut de soir qu'elle ne vint.

    Un soir, comme ils buvaient et devisaient ensemble, elle se révéla merveilleusement instruite de la musique.

    Ta voix, dit-il, est belle et délicate; en chantant un seul air, sans nul doute tu pourrais faire perdre l'esprit à un homme.

    C'est justement pour ne pas te faire perdre l'esprit, répliqua-t-elle en riant  , que je me garde de chanter.

    Et comme le jeune homme insistait: Tu sais que je ne te refuse rien, fit-elle, mais je crains d'être entendue par des oreilles indiscrètes. Tu l'exiges? Je vais étaler devant toi toute mon ignorance. Mais permets-moi  de ne chanter qu'à mi-voix pour toi seul! Alors battant la mesure de son pied minuscule, adossée au lit elle se mit à chanter:

    Sur l'arbre chante un passereau

    Il attire mes pas au coeur de la nuit

    Que m'importe si mes souliers brodés se mouillent?

    Ma seule crainte: que vous soyez sans compagne....

    Elle chantait d'une voix ténue, tel un fil de soie, dans le calme, ses modulations à la fois glissantes et ardentes, troublaient l'oreille et agitait le coeur. La chanson achevée, elle ouvrit la porte et jeta un regard furtif. Je crains qu'il n'y ait quelqu'un près des croisées", dit-elle. Après avoir contourné la maison en regardant avec attention de tous côtés, elle rentra. Qu'est ce donc qui te cause une si profonde appréhension?

    En souriant elle lui répondit: le proverbe dit bien qui dit: Un fantôme qui a dérobé une vie craint toujours les importuns. Voilà qui s'applique bien à moi. Enfin ils allèrent se coucher. Effrayée, malheureuse, elle lui confia: "le sort qui nous unit tous les deux va-t-il toucher à sa fin?

    Yu la pressait de questions.

    Mon coeur frémit lui répondit-elle; si mon coeur  frémit, c'est que mon bonheur est épuisé.

    Un coeur qui frémit, des yeux qui papillotent, dit-il pour la consoler; voilà qui est fréquent. Pourquoi me parles -tu brusquement de cela?

    Elle fut un peu rassurée et, de nouveau ils s'enlacèrent. La clepsydre ayant épuisée sa dernière goutte, elle jeta sa veste sur elle et descendit du lit.

    Au moment d'ouvrir la porte, elle revint vers lui à petits pas hésitants.

    "Je ne sais, lui dit-elle, quelle en est la raison, mais mon coeur est inquiet. Je t'en conjure, accompagne moi dehors. "

    Yu bien entendu se leva et la conduisit au delà de la porte.

    Reste ici et suis moi du regard, lui recommanda t-elle. Ne rentre que lorsque j'aurai dépassé le mur. Il le lui promit et la vit disparaître derrière la véranda. Le silence tomba.Il ne l'apercevait plus. Prêt à rentrer chez lui, soudain il l'entendit qui criait à l'aide- et avec  quelle angoisse! Il se précipita mais il eut beau regarder autour de lui, il n'y avait aucune trace d'elle.

    C'était de l'auvent que venait la voix; il leva les yeux, examina l'auvent: une araignée grosse comme une balle, s'était saisie d'un insecte dont la voix se brisait à force d'avoir crié.

    Yu déchira la toile et fit descendre au bout d'un bâton la prisonnière qu'il délivra des liens dont elle était entourée: c'était une guêpe au corselet vert, sur le point de mourir. Il la prit dans sa main et rentra dans la chambre, la déposa sur la table ou elle resta immobile un moment avant de reprendre vie; elle réussit enfin à se mouvoir.

    Avec lenteur, elle grimpa au bord du creux de la pierre à broyer l'encre, et ressortit et, rampant sur la table, par ses allées et venues, traça le caractère Merci. A plusieurs reprises elle battit des ailes. Puis elle perça le papier de la fenêtre et s'envola. Dès lors, il ne la vit plus revenir.

    Un conte chinois que j'adore!!!


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  • A la retraite depuis quelques années il est rare que dans mes rêves apparaissent les visages d'anciens patients. Ce fut le cas ce matin à mon réveil sous les traits d'une jeune fille dans le métro, personnage un peu en retrait avec cet air vaguement ennuyé qu'arborent les gens dans les transports en commun.

    Et puis ça m'est revenu soudain: en pleine gueule.

    Je débutais, tout frais émoulu de l'université comme on dit.
    Un matin une infirmière m'adresse cette jeune patiente schizophrène qui est très agitée depuis quelques jours.

    A peine assise en face de moi elle dit "J'ai le vagin qui s'effrite".

    C'est énoncé avec une violence à la mesure de sa souffrance. Cette parole hallucinatoire me coupe le souffle. Force terrible de l'hallucination, contaminante, son visage se tord et je pense brièvement se craquelle?

    Je prends une grande respiration et je dis: et....Cette brève interjection( tout est dans les points de suspension) va permettre que cette souffrance hallucinée se médiatise un peu dans les mots. L'échange est encore possible.

    J'étais allé marcher un peu pour réfléchir à ce qui venait de se passer.

    J'ai pu échanger avec un confrère plus expérimenté et bienveillant. Ce  qu'il avait qualifié de"dépucelage" l'avait fait sourire et cela m'avait détendu.


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  • Cementery of splendour

    Arte diffuse ce film d'Apitchatpong Weerasethakul jusqu'au 10 janvier. Une expérience poétique inoubliable pour moi. J'ai pu me délester de mes lourdes grolles pandémiques pour me laisser aller à cette rêverie onirique. après Tropical maladie et Oncle Boomie ce cinéaste m'enchante toujours autant. Et vous?


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  • Portrait de l'Honorable juge Tolbert, sa femme et ses assesseurs.


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  • L'hiver à Colomieu

    L'hiver

    L'hiver

    L'hiver

     

    Y m'envoie ce paysage de Colomieu dans l'Ain.


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  • Un ado a sobrement commenté"Bonjour la tronche des disciples".  Bon un peu mutants je vous l'accorde.


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  • Est ce un effet de la pandémie et de l'isolement qui en est pour moi la principale conséquence?

    Dans mes rêves je perds mes papiers, mon téléphone, ma carte de crédit, je parle à des gens qui ne semblent pas capter le son de ma voix. Je prends des trains dans le mauvais sens. Je cherche mon chat qui a disparu, je rends visite à des amis et trouve porte close.  je sors fumer une cigarette et j'ai laissé mes clés à l'intérieur, dans la cuisine les verres me tombent des mains. 

    Voyez l'affaire..... Pas facile hein?

     


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  • Un wombat orphelin réclame un calin.


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  • Vous êtes une belle cruciverbiste. Le compliment qui tue.


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  • Le mélodrame, prendre un texte à bras le corps et on y va!


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  • https://www.lemonde.fr/arts/video/2017/06/09/un-chef-d-uvre-du-caravage-a-berlin-la-critique-d-art-d-hector-obalk_5141669_1655012.html

    Cliquez sur ce lien.

    Un célèbre tableau du Caravage commenté par le critique d'art Hector Olbak dont j'apprécie généralement les propos souvent irrévérencieux.

    Ce qui me touche dans cette histoire de Saint Thomas c'est ce moment de bascule de l'incrédulité vers la foi, l'immédiateté de la prise de conscience, son irréversibilité absolue.

    Moi je n'ai pas la foi !


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  • A l'atelier


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    L'article 24 ne fait que renforcer l'impunité de la police et sert à masquer les violences policières.

    Il faudra se souvenir des députés qui ont voté cette loi liberticide.


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  • Rachel est un oiseau de nuit

    qui aime les hommes qui

    ont une faille

    comme un éclat dans l'émail..

    Les talents maladroits

    ou ceux qui ont la conscience en fracas

    Les rockers déjantés

    ou le blues

    ou le jazz

    ou les voix cassées

    Les enfants qui bredouillent

    ou les stars qui ont la trouille

    Les types en débardeur avec un regard d'enfant

    ou les petits éditeurs sous tranquilisants

    Les poètes loosers

    ou les athlètes en sueur

    Les comédiens qui pleurent.

    Un poème et un dessin de Barbara Sachet.


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  • Radio Rutabaga le retour

    Reconfinés! Le temps s'étire, je ne vois personne et bien sûr  des sorties très limitées. De penser que l'état contrôle ma liberté de déplacement m'inquiète beaucoup. Mais depuis le début de cette pandémie les informations sont tellement contradictoires qu'on ne sait plus vraiment qui croire et à qui faire confiance. alors je me con-fine...

    Ce dessin est une version bordélique du sixième jour quand Adam fut chargé de créer les animaux. Il y a à ce sujet des controverses théologiques sur le fait qu'il ne pouvait accomplir cette tâche en une seule journée.Petit joueur va !

    Donc j'ai repris mon rythme d'enfermé....

    Le matin le chat réclame sa pitance à six heure trente et je dois lui ouvrir la porte pour son échappée matinale avant de me recoucher. Il fait encore nuit et elle adore ça.

    Je la retrouve vers dix heure devant mon café.

    Je regarde la presse et je découvre une conséquence inattendue de la fermeture des frontières.

    Sur une île du sud de la Tahilande délestée de ses touristes les plages sont envahies de Bernard Lhermite, ils sont si nombreux qu'ils manquent de coquilles pour s'y installer. La crise du logement eh oui! On fait appel aux collectionneurs de coquillage pour héberger ces petites bêtes.

    Ensuite lecture dessin et sieste en même temps que le chat qui vient me faire une séance de ron ron thérapie.

    Et de longs moments à la fenêtre.


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  • La voix du poète.


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    A la Réunion on danse, on danse. Délicieux! Un p'tit coca, un p'tit Fanta, un p'tit massepain, un p'tit liqueur?

    Description sommaire

    Le séga de La Réunion est une musique, des chants et danses constituant un des marqueurs culturels pratiqué par l'ensemble des Réunionnais-es. Il est représentatif de l'identité culturelle et patrimoniale de La Réunion.

    Les musiciens jouent avec différents instruments sous la forme d'orchestres plus ou moins grands. Les danseurs de séga sont en couple ou en groupe. Le rythme oscille dans un mélange ternaire et binaire et peut être plus ou moins modéré ou rapide.

    La danse est un mouvement des hanches et de pas rythmés sur la musique. Le plus souvent l'homme invite la femme à danser. Les deux personnes sont proches sans être collées et évoluent à leur gré avec des pas (devant – derrière, en tournant sur eux-mêmes sans se dissocier et en pliant les genoux dans certaines figures).

    Lors des bals, plusieurs couples dansent ainsi en même temps. Le séga se pratique dans la sphère familiale, en amateur ou en invitant des professionnels, à l'occasion des événements festifs tels que baptême (chrétien), communion, mariage, anniversaire, déjeuner et dîner dansant ou autre célébration.

    Il se pratique également dans la sphère publique. Il s'agit là davantage de danse de groupe pour des représentations ou tout simplement en couple, seul ou groupe lors de concerts donnés par des musiciens de séga.

    Les chants du séga sont majoritairement en créole et s'inspirent de la vie quotidienne, de l'observation de la nature et aussi de la vie politique. Souvent les textes sont abordés de façon humoristique voire sur le ton de la dérision. Le séga du fait de sa large audience participe à renforcer les liens et le sentiment d'appartenance. Il continue d'évoluer et d'explorer différents champs musicaux.


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  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Cimeti%C3%A8re_de_Bonaventure

     

    Le cimetière Bonaventure Savannah Géorgie USA

    Pourrons nous encore voyager? Je voudrai me promener dans ce jardin des anges.Si vous voulez en savoir plus le lien en tête d'article vous dira tout.

     


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  • Fatou et le perroquet....

    Fatou et le perroquet....

    Je promène Fatou en laisse en attendant de pouvoir la lâcher en liberté dans cet environnement urbain qu'elle ne connait pas encore assez pour éviter les multiples dangers.

    Dans cette résidence il y a les chiens qui ont envie de jouer, de jouer à courir après les chats. La gent féline outrée ne l'entend pas de cette oreille. Aussi de nombreux chats pour qui la question du vivre ensemble se résume à une guerre de territoire.Ca vous rappelle  une autre espèce, moi aussi.

    Et dans les étages supérieurs un perroquet  au répertoire étendu qu'il déballe tout d'une traite.

    Il commence toujours par s'en prendre à un certain Igor mais le reste de la phrase est peu compréhensible. Quelques séances d'orthophonie ne seraient pas du luxe. Il siffle comme les machos sifflent une fille dans la rue. Quand je travaillais encore il me surprenait toujours je me demandais qui à mon âge pouvait ainsi admirer mon postérieur. Il imite aussi les désagréables bip de recul de certains véhicules.

    Et pour finir il conclue par un miaou bien sonore, miaou de cartoons pas du tout crédible.

    Fatou ne peut le voir mais s'énerve, s'énerve, gonfle le poil en rêvant d'un carnage de plumes.

     

     

     


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  • Le matin cette musique me met de bonne humeur. Cette fougue ibérique s'accomode à merveille de la musique de Borodine.


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