• Il fait un peu frais, il est transi et vient se réchauffer sur ce tas de ronces mortes, au soleil. Nous pouvons l'approcher de tout près. Il disparaîtra après un long moment d'hébétude.


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  • Au fur et à mesure que nous défrichons ce qui un jour sera un jardin nous rencontrons ses habitants. Voici la salamandre commune, un nom bien vexant pour sa jolie robe noire et jaune de latex.

    Sa peau sécrète une fine couche de mucus empoisonné par une neurotoxine qui la protège des prédateurs et sert à inhiber la croissance de bactéries et de champignons à la surface de sa peau toujours humide.

    La salamandre qui est un symbole alchimique et héraldique n'est pas celle ci mais un reptile légendaire qui vivait dans le feu et s'y baignait et ne mourrait que si le feu s'éteignait. D'autres légendes plus tardives en font un animal venimeux qui pouvait empoisonner les puits et les fruits des arbres par sa seule présence. 

    La notre est un petit animal très pacifique qui témoigne de la bonne santé de ce terrain.



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  • Ils courent après tous les étrangers: What is your name?


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  • Ces villages qui se confondent habituellement avec la poussière de la terre sont tout à coup noyés sous les eaux. S., en mission humanitaire nous envoie ses photos et dit qu'on y manque de tout.


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  • Mon grand père possède de nombreuses photos de guerre. Beau militaire à l'armée, c'était dans la vie courante un petit homme un peu écrasé par sa femme. De toutes ces photos celle ci m'a toujours mis mal à l'aise.


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  • Les derniers jours de l'été, la lumière est plus dorée mais les arbres ont encore toutes leurs feuilles.  Première sortie seul après l'opération, je suis le canal. J'aime beaucoup cet angle de vue, le vert des grands arbres, les pavés et ces bateaux qui ressemblent à des jouets. L'hiver arrive lui avec les cormorans.  Je longe le quai jusqu'à l'île Versailles. Je m'allonge sur un banc et je dois somnoler un moment en écoutant un dub soporitif et planant. Je rejoins le petit café sous les arbres et je lis en anglais s'il vous plaît une nouvelle de Jérome Charyn " Sing, shaindele, sing. " Je suis invité à la plage mais je préfère aller à la campagne.


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  •                     Tiffany " Oyster Bay " vitrail

    I'm watching myself like an old movie

    On color tv

    Cocorosie   "Grey Ocean"




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  •  

    Un exellent solo de ce percussioniste iranien qui vous donne de l'énergie.


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  • Ayant donné ma démission depuis peu j'ai quitté mon bureau moins fatigué que d'habitude. 

    J'ai attendu le train, il ne faisait pas très chaud. Sur le quai j'ai vu arriver successivement: les aides soignants que je croise dans les allées de l'hôpital qui se demandent( je les ai entendu) si je suis médecin ou comptable, le jeune informaticien qui déteste son travail et qui allume son pétard a peine arrivé sur le quai( il sent la solitude à plein nez) et enfin le psychologue qui relit Lacan à longueur d'année.

    J'avais un peu mal au ventre alors j'ai mis mes lunettes de soleil et j'ai écouté le Berlin de Lou Reed. Quand je ne me sens pas très bien il me faut une musique désespérée.

    Arrivé chez moi j'ai regardé un documentaire mais je n'arrivais pas à savoir si cela m'intéressait ou pas. J'ai pris un Efferalgan codéiné ce qui m'a permis de m'endormir.

    Vers trois heures du matin ça cognait fort dans mon ventre alors j'ai appelé le Samu. Le type au bout du fil n'a pas tergiversé longtemps et m'a dit d'attendre l'ambulance. J'ai fumé une cigarette à la fenêtre et je l'ai vu arriver de loin, silencieuse avec sa ronde de lumières bleutées. C'était une vision à la fois inquiétante et fortement poétique. Le genre d'image qui au cinéma vous amène une bouffée d'angoisse. Les ambulanciers étaient d'un calme hyper professionnel. Après quelques formalités nous avons traversé la ville, ma respiration était courte et haletante et les chaos de la route m'arrachaient de brefs cris de supplicié.

    Nous avons traversé une suite de couloirs lugubres et j'avais froid. A cette heure il n'y avait personne aux urgences et mon arrivée a provoqué un petit sursaut d'agitation, un mini évènement dont j'étais le centre. On s'est relayé pour me poser tout un tas de questions très précises mais j'ai senti que mes réponses n'étaient pas à la hauteur. J'avais mal là ou là? Partout vous dis je, partout.  Ils étaient déçus et quelques uns ont quitté le box.

    L'interne , une jeune femme énergique visiblement heureuse de prendre des responsabilités m'a commandé un petit programme personnalisé: électrocardiogramme, radio des poumons. A la sortie de la radio j'ai chevroté d'une petite voix, grand fumeur que je suis ,"ça va les poumons?" Beaux comme un paquet de Marlboro! Je me suis demandé si il y avait des types capables de prononcer le R de Marlboro. Mais bon l'heure se prêtait mal à faire de la phonologie et donc radio de l'estomac et chic du chic scanner. Mais les radiologues n'étaient pas heureuses de rallumer tout le bazar, elles cognaient sans douceur mon charriot à tous les coins de murs. Confirmation triomphante mon hernie s'étranglait..... Je sentais des larmes couler le long de mes joues que je ne pouvais pas essuyer et que seule est venue apaiser Sister Morphine. Ils ont dit qu'ils allaient m'opérer d'urgence, urgence qui vu l'heure serait dévolue à l'équipe de jour.

    J'ai fermé les yeux.

     


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  • [Sans titre]

    Nous avons acheté cette maison (de 1947)pour son allure modeste et profondément naturelle.

    Le jardin a une forme agréable pour ménager des espaces différents.Pour l'instant c'est une petite jungle avec des murs de ronces auxquels nous nous attaquons avec "la bravitude" qui nous caractérise dans les grandes occasions. Mais je préfère les vieilles maisons , là ou il y a tout à faire. Nous avons de magnifiques chênes étranglés par du très vieux lierre. Nous arrivons juste à temps pour les délivrer de cette étreinte mortelle. Une partie à l'ombre et une autre ensoleillée.

    Le soir nous nous invitons chez O&D ou nous sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse. Nous ne nous étions pas vu depuis longtemps. On ne prend pas assez soin des gens qu'on aime. A 80 ans O. est bon pied bon oeil et toujours en train de s'activer. Nous repartons avec un panier de légumes et des vrais confitures de grand mère.

    Nous avons rencontré sa voisine,M.D mère d'une famille d'accueil qui semble très chaleureuse. Elle s'occupe d'enfants, très brisés pour certains à l'écoute du bons sens et de l'expèrience en prenant sa distance avec les exigences pédagogique des éducateurs et des travailleurs sociaux lorsqu'ils deviennent trop normatifs. En tout cas c'est bien d'une deuxième chance voire d'une première dont il s'agit pour ces enfants là.

    Nous revenons par de petites routes et la campagne a un air de vrai campagne, genre étiquette sur des bouteilles  de cidre.


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  • J'ai écouté cette chanson dans le tram. Je sortais de mon bureau, j'étais un peu fatigué et elle m'a redonné de l'énergie.Ferdinand était un jeune acteur qui s'est tué en voiture. Son père est le comédien Patrick Chesnaie. 

    Cette nuit un arc en ciel traverse ma ville. C'est l'oeuvre d'une artiste américaine Yvette Mattern dont nous pourrons profiter pendant une semaine.

     


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  • Le paquet de cigarettes va augmenter encore, et encore plus. Taxer les addictions est un moyen peu glorieux mais efficace de se procurer de l'argent frais pour un gouvernement qui, ayant tant donné aux plus riches essaie de se rembourser sur les plus fragiles sous prétexte de protéger la santé publique.

    J'ai donc décidé d'essayer de réduire ma consommation, sans illusion quant à l'immensité de mes faiblesses. Alors je ne fume plus dans l'appartement et je sors dans la cour. Heureusement je ne suis pas très haut. Je caresse les chats, je regarde les nuages. Entre les barreaux de la cage d'escalier une araignée a tissé sa toile. Je jette ma cendre qui se prend dans sa toile, elle fonce dessus sur l'air de "qui a chié dans ma salle à manger?". Que va t elle faire? Elle entreprend de découper soigneusement ce qui la gêne pour l'évacuer de sa toile. Il parait que tout le monde le sait et qu'il n'y a que moi pour m'en étonner. Mais c'est comme ça. Sur la photo un beau spécimen de cette espèce si intelligente, une araignée diamant qui défend nos framboisiers contre les invasions barbares.

     


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  • J'ai fait cette promenade tant de fois. Il y a longtemps on se baignait ici et on faisait du canoé pour aller pique niquer sur l'autre rive. Aujourd'hui j'ai l'impression qu'il y a moins d'eau. Quelquefois le fleuve se fraye un chemin étroit entre des bancs de sable de plus en plus larges, en remontant vers l'Anjou.

    De Nantes à Angers le train en périodes de crues avançait au ralenti juste à fleur d'eau. Des arbres dépassaient des prés entièrement noyés .Des aigrettes dans les fossés qui bordent la voie me faisaient penser à un orchestre symphonique un peu déglingué.

     


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  • Promenades dans le Cotentin

     

    •  On ne choisit pas toujours ses chansons, parfois ce sont elles qui prennent possession de vous. Certaines fois à votre insu. 

    Wish you were here s'est gravée dans ma tête.Pour moi elle évoque l'absence ou le manque. Reprise tant de fois il en existe de multiples versions j'aime particulièrement celle de Radiohead avec la chanteuse de Sparklehorse.

    So, so you think you can tell Heaven from hell,          blue sky from rain.Can you tell a green field from a cold steel rail?           A smile from a veil?           Do you think you can tell? And did they get you to trade your heroes from ghosts?           Hot ashes for trees?           Hot air from a cool breeze?           Cold comfort for a change? And did you exange a walk on part in the war for a lead role in a cage? 

              How i wish, i wish you were here.We're just two losts souls swimming in a fish bowl, year after year, runnig over the same old ground.           What have you found? The same old fears.           Wish you were here.


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  • Promenades dans le Cotentin

    • Championne des  libertés, patrie des droits de l'homme toutes ces métaphores un peu "choucroute" donnent de la France une image qui semble appartenir à d'autres temps. C'est un pays assez pleutre lorsqu'il s'agit de traiter de l'évolution de la société. Les grands débats s'enterrent dans des commissions, des missssiiiions de réflexion qui nous livrent des rapports, des tonnes de rapports..... 

    Passer à l'action nécessite plus de courage politique, les plus belles promesses sont les promesses de campagne. Ainsi sur les énergies renouvelables,qu'il faut ....renouveler bien sûr. La politique de libéralisation des drogues douces provoque dans un camp comme de l'autre des étouffements indignés de douairières qui préfèrent une politique de répression coûteuse autant qu'inefficace.Le mariage homosexuel fait pâlir une bonne partie de la classe politique assise sur un champ de bigotes ,mortes d'être restées crispées sur leur petit sac de valeurs. A vrai dire je me fiche du sacrement, moins de l'égalité des droits. Nos prisons sont détestables. Les droits des étrangers sont bafoués. En apôtres de la paix nous menons pas mal de guerres dans des pays lointains. France frileuse, France râleuse,ce qui s'est fait ailleurs se fera ici dans dix ans. Nous sommes gouvernés par des machines périmées et anthropophages.
     


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  • Promenades dans le Cotentin

    • Dans une vitrine d'Amsterdam voici les gâteaux les plus dégoûtants que je n'ai jamais vu. 

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  • Promenades dans le Cotentin

     

    • J'ai été un de ces enfants qui n'aimaient pas l'école. Je m'y suis ennuyé énormément, surtout l'après midi.Je regardais le défilé des nuages et l'infinie variété de leurs formes et plongeais dans une torpeur dont seule pouvait me sortir la voix sèche ( et il faut bien le dire souvent grinçante) d'un enseignant, vexé de mon indifférence.

    La représentation du ciel et des nuages dans la peinture m'intéresse . Il y a de grands peintres de ciels et de nuages .Poussin par exemple ou Le Lorrain. Les nuages témoignent tout aussi bien de la Grandeurs des Dieux et de leur puissance que de la douceur d'un au delà dont on devine le caractère immatériel et infiniment lointain. Hors ce que réclament la plupart d'entre nous à Dieu ( tiens il n'y en a plus qu'un) ce sont de petites gratifications qu'il pourrait gracieusement nous octroyer sans trop se fouler.

     
    J'ai admiré à Londres la pâte épaisse des nuages de Constable, et surtout Turner. Je trouve très attachant ce trajet d'un excellent dessinateur, d'une grande rigueur dans l'exécution qui peu à peu va s'employer jusqu'à la fin de son oeuvre à dissoudre les formes dans la lumière . 

     
    Les nuages dans la peinture peuvent aussi se gonfler de toute une colère sur le point de nous anéantir. Noirs de menaces ,ou géants cotonneux de la Baltique.  

     
    J'ai pris cette photo de ma fenêtre vendredi, heureux de retrouver de la fraîcheur.



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  • Promenades dans le Cotentin

    • Ils sont revenu parader dans les rues de la ville les Royal de luxe. J'étais cloué au lit par une forte fièvre. J'ai fait un effort samedi vers minuit pour aller voir la petite géante, le campesino et le Xolo, le chien Dieu qui dormaient sur un terrain vague.

    Le lendemain la fièvre m'avait quitté après une nuit entrecoupée de rêves malsains sortis du plus noir de mon inconscient. Dimanche grand soleil je me sentais aussi solide qu'une asperge bousculée par une tornade alors je suis allé à la parade. Ils ont défilé dans toute la ville, une foule immense pleine de gratitude. Ces marionnettes géantes nous renvoient vers l'enfance, le merveilleux. Comme j'ai mauvais esprit je me disais qu'il ne faudrait pas grand chose pour transformer cette foule en émeute. Pourtant je ne ferai pas de mal à une mouche mais j'ai de mauvaises pensées que voulez vous. Le chien, le Xolo est extraordinaire, il court, il tire la langue et lèche même les passants. Cette année le spectacle rend hommage à la révolution mexicaine. Un gros pistolet de ferraille tire des confettis, la petite géante est toujours aussi gracieuse . La photo montre le campesino levé au dessus des fils du tramway pour ne pas interrompre le service après la dispersion. Ses sandales et ses mains sont magnifiques. Sur le camion se joue un air de rock très festif, un thème basique et obsédant comme je les aime. Les très jeunes enfants hésitent entre la peur et l'incrédulité, il n'y a que les bébés qui sont sereins et qui ne comprennent pas ce qu'il faut regarder.


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    Promenades dans le Cotentin

     

    • Nous prenions un verre sous la tonnelle et voilà le hérisson qui passe, pas effrayé le moins du monde, vaquant à ses petites affaires. Nous lui offrons une assiette de lait et en retour il se prête à la séance photo avec beaucoup de complaisance.

    Vous avez sans doute remarqué l'assiette "Charlotte aux fraises" , la préférée des enfants qui la rebaptiserons " l'assiette de Cri Cri". Leur chat se prénomme kiki. Sont niais quelquefois  les enfants!

     

     

     

     

     


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  • Promenades dans le Cotentin

    • Dans cet appartement on est attiré par les fenêtres, la mer est derrière le remblai. On est à St Nazaire et les gens ne parlent pas encore de Promenade. Donc on scrute le ciel qui est le miroir de la mer et on décide avec K. qu'il serait temps d'ouvrir la saison. Baignade à La Baule, la température de l'eau avoisine les 15° avec un franc soleil. Mais voilà la saison est ouverte!

    Au retour nous fumons à la fenêtre et essayons le nouvel appareil photo que j'ai acheté pour aller à New-York. Image volée de ce jeune ouvrier en danseur balinais. 


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  • Promenades dans le Cotentin

    • La vie est lente et l'espérance est violente disait Apolinaire. Des jeunes tunisiens à Vintimille, le regard joyeux , plein de fatigue et de rires. Ils n'ont pas les moyens de poursuivre une révolution ou alors ce n'est déjà plus la leur. Mais ils doivent se nourrir et trouver quelques raisons de vivre, tout de suite, pas dans cinquante ans. Je ne suis pas sûr que l' Europe ait tant à offrir qui puisse satisfaire l'urgence de leurs désirs.

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  • Promenades dans le Cotentin


    Avaler les nuages et recracher la brume.

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  • Promenades dans le Cotentin

    • Legs, just legs.

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  • Promenades dans le Cotentin

    • Il y a quelques chose de terrifiant dans les images qu'on nous envoie du Japon. On peut filmer ces pauvres gens qui errent comme des stalker mais on ne peut pas leur venir en aide.

    Japon de mes rêves parce que je n'y ai jamais mis les pieds mais aussi parce qu'il a alimenté mon imaginaire de tout un tas de Japons , facettes discordantes et probablement anachroniques de la même réalité, en bref japonaiseries de toutes sortes.

    Un écrivain: Natsume Soseki Son roman " Le pauvre coeur des hommes" m'avait touché parce que, sans doute à cette époque il entrait en résonance avec une partie de moi même.

    Depuis j'ai oublié laquelle mais pas ce fantasme mégalomane et borgesien d'un livre qui ne s'adresserait qu'à un seul lecteur.

    Voilà un livre tiré de mon panier japonais.

    Adolescent j'ai vu une photo de Pierre Loti, les joues fardées et du rouge à lèvre, dans un costume clair. Son air décadent et spectral m'avait mis mal à l'aise.

    J'adore les sushis autant que je déteste les polyphonies corses.

    J'apprends à l'instant qu'au fin fond de la péninsule du  Kamtchatka un monument se dresse à la mémoire de Michio Ishino, célèbre photographe animalier, il a aussi un totem dans la ville de Sitka en Alaska. Il fut tué par un ours brun sur le Lac Kurilskoye en 1996.

    J'avais une amie qui avait rencontré un stewart japonais, beau comme un dieu et con comme un phoque que nous surnomions" Japan Airlines" par paresse. 

    Elle jouait du violoncelle et il lui faisait des scènes parce que on voyait disait il, sa culotte au premier rang.

     


     

     



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  • Promenades dans le Cotentin

    • La terre a tremblé ,une secousse sans autre conséquence qu'un mouvement de panique. Mais je n'oublierai jamais cette sensation étrange: l'épicentre de la secousse se trouvait à l'intérieur de mon corps. C'était à Katmandou en 1973.

    Nous étions assis dans un café très calme. Nous avions pris un peu d'opium . Tout le monde s'est agité et nous sommes resté imperturbables. Nous en avons même un peu rajouté dans la sérénité "encore un peu de thé, mon cher?", plus british tu meurs. 

    Une fois le calme revenu , le patron, plein d'admiration est venu nous féliciter de notre courage. Je n'ai pas voulu le décevoir mais nous étions trop stoned pour bouger plus qu'un petit doigt.

    De tsunami je n'avais jamais entendu parler avant celui qui a frappé l'Indonésie. J-M dit que les catastrophes naturelles s'enchaînent, je lui conseille de relire sa bible et de ne pas se coucher trop tard. Mais si il avait raison?

    Connaissez vous ce documentaire" La terre tremble" c'est le premier film de Luchino Visconti que j'ai vu.


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  • Promenades dans le Cotentin

    • S. m'a envoyé cette photo comme une bouffée de fraîcheur et elle m'évoque irrésistiblement le printemps qui nous fait signe ces jours ci.

    De la cuisine j'aperçois le mimosa qui bouloche jaune citron,

    les chats ont recommencé à se dragouiller sous la haie, envie de flâner en ville le long du canal. 

    Les fleuves qui traversent les villes les humanisent . Ici il y a des iris d'eau et toujours ce grand héron qui veille sur le quartier de la gare. Il accepte que les touristes le photographient d'assez près, c'est une star fatiguée, d'une sagesse sans illusion.


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    Promenades dans le Cotentin

    • Assez beau mec quand il était jeune, Khadafi m'a toujours fait l'effet d'un mec parfaitement cinglé, une girouette déglinguée. D'abord mégalomane puis franchement paranoïaque, avec des projets d'union dont personne ne voulait. Ce pantin révolutionnaire qui vire au dictateur franchement allumé via le terrorisme cherche à provoquer une guerre civile. L'O.N.U si ça continue va accoucher d'une laborieuse résolution et l'Europe, à retardement comme toujours condamne celui qui il y a quelques temps campait dans les jardins de l'Elysée. Mais comme disait une de mes amies: Anita Jolijoint n'a pas peur de Franky Baise la Mort. Répétez dans l'ordre Ben Ali, Moubarak, Khadafi , Bachar El Assad, Saleh...... 

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    • Week end à Paris. Déjeuner avec C. en bas de la rue Mouffetard au café Bourgogne, plaisir de retrouver les lieux ou je trainais entre deux cours à la fac. Pluie battante nous nous réfugions au Musée Dapper pour l'exposition "Angola Figures de pouvoir". Je suis un peu nostalgique de l'ancien musée et de son allée de bambous. 

    Le pouvoir est celui des forces obscures qu'il faut invoquer, chasser, représenter. On négocie avec le pouvoir par l'entremise de la magie. D'ordinaire ces statuettes plantées de clous ou hérissées de morceaux de métal me glacent le sang. Là, pas du tout, elles sont toutes en rondeur de petit bonhomme: fesses pamplemousse et chapeau arrondi.

    Ensuite chez N.  Nouvel appartement, amoureux tout neuf, héritage en vue, on rêve de voyage . On discute tard dans la nuit. J-M s'est endormi. Selon N. le rhum de la Martinique a un effet retard, en fait il est très fatigué.

    La galerie Polaris était fermée le dimanche et nous n'avons pas pu voir l'exposition de Bart Baele. Cet artiste flamand avait une mère bigote et psychotique. Cherchez ce très beau tableau " Le dommage" est ce que cette figure résonne dans votre monde intérieur? Moi oui c'est immédiat.

    Dans le métro une voix nous met en garde "Pour ne pas tenter les pickpockets, fermez vos sacs etc. C'est dit presque avec tendresse comme si les pickpockets étaient des êtres fragiles qu'il fallait protéger.

    Ce soir je rêvasse devant ma purée dans laquelle je fais des dessins avec ma fourchette? On se croit  adulte et puis.....


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    Promenades dans le Cotentin

    • Aujourd'hui encore nous parviennent d'Iran des images 

    des manifestations et de la répression féroce qui les accompagne. Modestes images des téléphones portables, chaotiques, fragmentaires qui s'arrêtent brusquement. C'est de ces coupures brutales que naît mon inquiétude.

    Au parlement des députés appellent à la pendaison des leaders de l'opposition.

    J'ai vu avec beaucoup d'émotion le film de Jafar Panahi " le cercle". Ce cinéaste ne peut tenir sa place de juré au festival du film de Berlin, il purge une peine de six ans de prison assortie d'une interdiction de filmer, d'écrire des scénario , de donner des interviews et de voyager pendant vingt ans. Cette volonté de détruire un homme montre à quel point ce régime ne se maintient que par la peur qu'il inspire. Ce film montre une répression dans la répression, celle des femmes.

    J'ai voyagé en Iran du temps du Shah, la police y était omniprésente. Mais la "société civile" résistait sourdement.

    Je me souviens avoir traversé le pays en bus.

    A Téhéran était monté un jeune soldat, menottes au poignets, accompagné d'un gardien muet à  la mine peu amène. Nous roulons un moment et à peine sortis de la capitale qu'on lui enlève les menottes, on lui offre une cigarette, tout le monde lui parle , lui tape dans le dos, une grand mère l'embrasse. C'était un déserteur qu'on ramenait dans son village à la fin de sa peine d'après ce que j'en avais compris.





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