• Promenades dans le Cotentin

    • Il y a quelques chose de terrifiant dans les images qu'on nous envoie du Japon. On peut filmer ces pauvres gens qui errent comme des stalker mais on ne peut pas leur venir en aide.

    Japon de mes rêves parce que je n'y ai jamais mis les pieds mais aussi parce qu'il a alimenté mon imaginaire de tout un tas de Japons , facettes discordantes et probablement anachroniques de la même réalité, en bref japonaiseries de toutes sortes.

    Un écrivain: Natsume Soseki Son roman " Le pauvre coeur des hommes" m'avait touché parce que, sans doute à cette époque il entrait en résonance avec une partie de moi même.

    Depuis j'ai oublié laquelle mais pas ce fantasme mégalomane et borgesien d'un livre qui ne s'adresserait qu'à un seul lecteur.

    Voilà un livre tiré de mon panier japonais.

    Adolescent j'ai vu une photo de Pierre Loti, les joues fardées et du rouge à lèvre, dans un costume clair. Son air décadent et spectral m'avait mis mal à l'aise.

    J'adore les sushis autant que je déteste les polyphonies corses.

    J'apprends à l'instant qu'au fin fond de la péninsule du  Kamtchatka un monument se dresse à la mémoire de Michio Ishino, célèbre photographe animalier, il a aussi un totem dans la ville de Sitka en Alaska. Il fut tué par un ours brun sur le Lac Kurilskoye en 1996.

    J'avais une amie qui avait rencontré un stewart japonais, beau comme un dieu et con comme un phoque que nous surnomions" Japan Airlines" par paresse. 

    Elle jouait du violoncelle et il lui faisait des scènes parce que on voyait disait il, sa culotte au premier rang.

     


     

     



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  • Promenades dans le Cotentin

    • La terre a tremblé ,une secousse sans autre conséquence qu'un mouvement de panique. Mais je n'oublierai jamais cette sensation étrange: l'épicentre de la secousse se trouvait à l'intérieur de mon corps. C'était à Katmandou en 1973.

    Nous étions assis dans un café très calme. Nous avions pris un peu d'opium . Tout le monde s'est agité et nous sommes resté imperturbables. Nous en avons même un peu rajouté dans la sérénité "encore un peu de thé, mon cher?", plus british tu meurs. 

    Une fois le calme revenu , le patron, plein d'admiration est venu nous féliciter de notre courage. Je n'ai pas voulu le décevoir mais nous étions trop stoned pour bouger plus qu'un petit doigt.

    De tsunami je n'avais jamais entendu parler avant celui qui a frappé l'Indonésie. J-M dit que les catastrophes naturelles s'enchaînent, je lui conseille de relire sa bible et de ne pas se coucher trop tard. Mais si il avait raison?

    Connaissez vous ce documentaire" La terre tremble" c'est le premier film de Luchino Visconti que j'ai vu.


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  • Promenades dans le Cotentin

    • S. m'a envoyé cette photo comme une bouffée de fraîcheur et elle m'évoque irrésistiblement le printemps qui nous fait signe ces jours ci.

    De la cuisine j'aperçois le mimosa qui bouloche jaune citron,

    les chats ont recommencé à se dragouiller sous la haie, envie de flâner en ville le long du canal. 

    Les fleuves qui traversent les villes les humanisent . Ici il y a des iris d'eau et toujours ce grand héron qui veille sur le quartier de la gare. Il accepte que les touristes le photographient d'assez près, c'est une star fatiguée, d'une sagesse sans illusion.


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    Promenades dans le Cotentin

    • Assez beau mec quand il était jeune, Khadafi m'a toujours fait l'effet d'un mec parfaitement cinglé, une girouette déglinguée. D'abord mégalomane puis franchement paranoïaque, avec des projets d'union dont personne ne voulait. Ce pantin révolutionnaire qui vire au dictateur franchement allumé via le terrorisme cherche à provoquer une guerre civile. L'O.N.U si ça continue va accoucher d'une laborieuse résolution et l'Europe, à retardement comme toujours condamne celui qui il y a quelques temps campait dans les jardins de l'Elysée. Mais comme disait une de mes amies: Anita Jolijoint n'a pas peur de Franky Baise la Mort. Répétez dans l'ordre Ben Ali, Moubarak, Khadafi , Bachar El Assad, Saleh...... 

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    • Week end à Paris. Déjeuner avec C. en bas de la rue Mouffetard au café Bourgogne, plaisir de retrouver les lieux ou je trainais entre deux cours à la fac. Pluie battante nous nous réfugions au Musée Dapper pour l'exposition "Angola Figures de pouvoir". Je suis un peu nostalgique de l'ancien musée et de son allée de bambous. 

    Le pouvoir est celui des forces obscures qu'il faut invoquer, chasser, représenter. On négocie avec le pouvoir par l'entremise de la magie. D'ordinaire ces statuettes plantées de clous ou hérissées de morceaux de métal me glacent le sang. Là, pas du tout, elles sont toutes en rondeur de petit bonhomme: fesses pamplemousse et chapeau arrondi.

    Ensuite chez N.  Nouvel appartement, amoureux tout neuf, héritage en vue, on rêve de voyage . On discute tard dans la nuit. J-M s'est endormi. Selon N. le rhum de la Martinique a un effet retard, en fait il est très fatigué.

    La galerie Polaris était fermée le dimanche et nous n'avons pas pu voir l'exposition de Bart Baele. Cet artiste flamand avait une mère bigote et psychotique. Cherchez ce très beau tableau " Le dommage" est ce que cette figure résonne dans votre monde intérieur? Moi oui c'est immédiat.

    Dans le métro une voix nous met en garde "Pour ne pas tenter les pickpockets, fermez vos sacs etc. C'est dit presque avec tendresse comme si les pickpockets étaient des êtres fragiles qu'il fallait protéger.

    Ce soir je rêvasse devant ma purée dans laquelle je fais des dessins avec ma fourchette? On se croit  adulte et puis.....


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    Promenades dans le Cotentin

    • Aujourd'hui encore nous parviennent d'Iran des images 

    des manifestations et de la répression féroce qui les accompagne. Modestes images des téléphones portables, chaotiques, fragmentaires qui s'arrêtent brusquement. C'est de ces coupures brutales que naît mon inquiétude.

    Au parlement des députés appellent à la pendaison des leaders de l'opposition.

    J'ai vu avec beaucoup d'émotion le film de Jafar Panahi " le cercle". Ce cinéaste ne peut tenir sa place de juré au festival du film de Berlin, il purge une peine de six ans de prison assortie d'une interdiction de filmer, d'écrire des scénario , de donner des interviews et de voyager pendant vingt ans. Cette volonté de détruire un homme montre à quel point ce régime ne se maintient que par la peur qu'il inspire. Ce film montre une répression dans la répression, celle des femmes.

    J'ai voyagé en Iran du temps du Shah, la police y était omniprésente. Mais la "société civile" résistait sourdement.

    Je me souviens avoir traversé le pays en bus.

    A Téhéran était monté un jeune soldat, menottes au poignets, accompagné d'un gardien muet à  la mine peu amène. Nous roulons un moment et à peine sortis de la capitale qu'on lui enlève les menottes, on lui offre une cigarette, tout le monde lui parle , lui tape dans le dos, une grand mère l'embrasse. C'était un déserteur qu'on ramenait dans son village à la fin de sa peine d'après ce que j'en avais compris.





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  • Promenades dans le Cotentin Mal, très mal je te dis. Je suis enrhumé. Je me sens comme un vieux chien malade. De la bile verte a coulé dans mes chaussons rouges. Je me suis échoué sur le canapé. Une peau blanche recouvre mes yeux peu à peu. J'ai la langue de sable et le cul qui se fossilise. Je n'ai pas de dernières volontés, encore moins de volonté. Je m'accroche à la fenêtre mais l'air s'est épaissi comme une guimauve sournoise, le sommeil ne fait que m'abrutir et j'ai de l'eau de vaisselle dans les veines.  Et mon crâne est devenu poreux, je vois des fissures!!!!

    Mais toi, toi,  Gomment cha va? Kom zi Kom zi kom ça.....


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    Promenades dans le Cotentin  

    • Quand je vivais à Amsterdam j'aimais m'assoir pour lire le long des canaux. J'étais désargenté mais heureux de ne travailler que le week end ,ce qui étais apprécié des serveurs, soulagés de pouvoir passer du temps avec leur famille. 
    • Dès le lundi j'étais libre, j'étais seul et j'ai arpenté cette ville qui invite à la rêverie et à l'errance.

    Je lisais des nouvelles, cette forme littéraire s'accordant à mes promenades. La nouvelle doit être concise, trouver son propre rythme et s'en aller sur la pointe des pieds, avec élégance. C'est du moins l'image que je m'en fait.

    John Cheever possède ces qualités: légèreté, mélancolie et humour. 

    Aujourd'hui les courts récits de Yoko Ogawa ont exité mon imagination dans ces deux recueils en écho l'un de l'autre: "Les paupières" et "La bénédiction inatendue". L'une d'entre elles a été ma porte d'entrée dans son oeuvre" Backstroke".

    Hier matin j'ai préparé du kéfir aussi nommé le Champagne caucasien .


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    Promenades dans le Cotentin

    • Les émeutes, les révolutions c'est contagieux, volatiles à l'extrême. Qu'il en soit de Moubarak comme de Ben Ali.

    Ces vieux dictateurs ne sont qu'une source de poison pour l'humanité. Moubarak sans les américains serait empaillé depuis longtemps . Il est un gage de stabilité dans la région nous dit on, mais à quel prix?

    Notre ministre,toujours pertinente, lui conseille de dialoguer( au cas ou il n'y aurait pas pensé avant) mais le peuple égyptien lui conseille de déguerpir.

    Que fera l'armée? 

    Pour l'instant elle se montre mais ne bouge pas. Sans doute 

    dans tous ces militaires, quelques faux culs pas très à l'aise.

    Cette armée est populaire. Serait ce parce qu'elle s'est pris une sacrée pâtée par Israël. Je me méfie de toutes les armées, celle du Peuple comme les autres.

    Mais les révolutions se font toutes récupérer, et comme opposition que reste -t-il? Les frères Musulmans ne veulent pas le pouvoir, jusqu'à quand? 

    Et la Tunisie? Elle a quasiment disparu du paysage médiatique,ces jours ci, les journalistes courent toujours plus vite comme un essaim de mouches, d'une boucherie à l'autre.





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  • Promenades dans le Cotentin

    • Je suis sorti acheter des cigarettes, il faisait froid et un peu brumeux. Il y avait un autre buraliste. Le vieux "Couilles de velours dans un gant de fer" était parti en retraite. Là une rousse à l'air peu aimable traquait le resquilleur dans la queue.  Soit!

    J'ai refais un café et donné quelques coups de téléphone . J'ai décidé que je ne prendrai pas de douche, que je me raserai seulement. J'ai pris un train en avance pour pouvoir lire bien au chaud au café en arrivant.

    Après avoir échangé avec le médecin sur nos patients respectifs, je suis allé dans le bureau des infirmières qui étaient de fort bonne humeur, ce qui est contagieux.

    J'ai fait trois fois le tour des couloirs avec une jeune autiste qui a bien voulu me faire partager un de ses nombreux rituels. Pendant toute cette déambulation elle grogne, me tient la main, m'engueule, me donne des marques d'affection. Et puis on se quitte et elle semble plus apaisée. C'est comme je vous le dit.......

    Il n'y avait pas grand monde dans la maison, pas de réunion, alors je suis retourné dans mon bureau et j'ai fini le livre de Patti Smith " Just Kids".

    C'est un beau livre qui raconte sa relation avec Robert Mapplethorpe. Elle écrit avec beaucoup de simplicité sur cet amour/amitié et la construction gémellaire de leur épanouissement d'artistes. On y croise tout un tas de gens qu'on a rêvé de connaître, poètes et musiciens qui ont aussi accompagné ma propre vie.

    Comme le train était annoncé avec plus d'une heure de retard, je suis resté  pour finir le livre et nous avons parlé avec la femme de ménage du piteux état des plantes du hall qui donnaient une bien mauvaise image de l'établissement .

    Je suis arrivé peu avant le train. Il n'y avait pas de place assise alors j'ai mis mon casque et j'ai écouté un politicien de gauche qui disait qu'il pensait comme la droite mais nuance!! qu'il restait " un homme de gauche"

    Dans le bus je me suis assis à côté d'une femme qui sentait très bon. Arrivé chez moi la nuit tombée , J'ai allumé la télévision, une voix disait:

    "Soyez créative, osez l'endive !"    et puis le reste ne vous regarde pas.....


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    Promenades dans le Cotentin 

    Bon, calmons nous, il est parti. Il savait gérer une dictature mais pas une "révolution". Les français étaient tout prêt à lui donner des cours, à moins qu'on ait mal compris la ministre ,bien sûr, bien sûr.

    En attendant les tunisiens restent vigilants et ils ont bien raison. 

    Un jeune homme donnait à la télévision une excellente définition de ce que pourrait être la future démocratie tunisienne " celui qui veut faire la prière fait la prière, celui qui veut prendre l'apéro prend l'apéro " 


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    Promenades dans le Cotentin

    • Ben ALi fait tirer sur le peuple, emprisonne et torture les opposants, les journalistes. Ben ALI affame le peuple et n'offre aucun espoir aux jeunes génération.
    • Ben ALI est un dictateur acceptable aux yeux des politiciens français de tous bords et depuis longtemps.

    Ben ALI ment, quand il vous caresse... la cravache n'est pas loin de votre dos.


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    Journal de temps, en temps.......  

    • Totem est un mots des natifs Ojibwé (Amérique du Nord). Il désigne un être mythique généralement animal " parfois végétal" considéré comme l'ancêtre éponyme d'un clan.

     Je me vois dans la vie comme un homme toujours à la recherche de son clan.

     

    • Totem est une ancienne revue française de Bandes dessinées.
    • Totem est un groupe de Rock charentais



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  • Journal de temps, en temps.......

    J'étais à Budapest ce mardi 28 Décembre quand au réveil j'ai appris la nouvelle. J'ai pleuré dans la salle de bain de l'hôtel, je ne savais pas trop pourquoi je pleurai. Ma mère et moi ça n'a jamais bien marché. J'étais content de l'avoir embrassée avant de partir, elle ne m'a pas reconnu, elle semblait déjà si loin. On m'avait dit "elle s'éteint doucement" . Pour moi ça faisait longtemps qu'elle s'éteignait dans ce mouroir chic. Depuis que je l'avais revu après des années d'éloignement elle n'avait plus toute sa tête.

    Je n'ai pas assisté au rituel de crémation, cette comédie sociale ne me concernait pas. Ils m'ont dit voilà on vous met de la musique et vous pouvez vous recueillir pendant vingt minutes( j'étais curieux de savoir quelle musique on jouait dans cette circonstance et j'ai pensé " Boys, boys, boys de Samantha Fox???.) C'est tout à fait idiot de ma part je vous l'accorde. A la maison j'ai trouvé une belle bougie, entouré de fil d'or sombre et qui brûlait très doucement. Je l'ai placé devant le Boudhah (je ne suis pas bouddhiste pour deux sous mais c'est lui qui me parait le plus sympathique). Elle a brûlé deux jours durant et lorsqu'elle s'est éteinte je me suis dit que ma mère était arrivée au bout de son voyage. 

    Cette partie de ma vie est derrière moi, je n'ai plus de famille et j'en suis presque soulagé tant tout cela fut difficile avec mes géniteurs. Ils n'ont pas été de bons parents et je ne suis pas le fils dont ils se seraient accommodé.


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    Journal de temps, en temps.......c

    Cet autoportrait m'a été offert pour mon anniversaire par un homme schizophrène que je connaissais depuis longtemps sans pour autant être intime avec lui. Ce cadeau m'a beaucoup touché. Clown tragique perdu dans un monde sans limite et qui le terrifiait. Je l'ai depuis rendu à sa famille qui s'était émue de cette générosité soudaine et parce qu' il appartient à leur histoire.


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    Hier j'ai effacé par erreur mon blog, je voulais supprimer les rubriques pour l'améliorer, à mes yeux puisque j'en étais le seul lecteur, et voilà que...... J'ai un rapport particulier avec l'informatique: le terrible bidouillage de l'autodidacte; mais je ne suis pas lassé pour autant alors me voilà de retour. 

    Il y a bien cette question des galeries de photos , que je n'arrive pas à mettre en place, ne nous décourageons pas . 

    Cette nuit, un rêve dont seule me revient la scène finale d'une grande beauté.Une lourde berline tirée par quatre chevaux, immobilisée au milieu d'un lac gelé. Deux hommes en descendent, des diplomates venant des confins de l'Empire et se rendant à St Petersbourg pour présenter à la cour leurs lettres de créances. Ils ne se parlent pas. L'un d'entre eux fume un cigare. L'autre boit à une fiasque de voyage en argent sur laquelle la lune se reflète de façon inquiétante.

    A l'arrière de la berline, accrochés à un croc de boucher pendent deux magnifiques loups noirs, comme une allusion aux dangers du voyage, aux épreuves traversées.

     

     

     

     


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