• Quand j'étais gosse je vivais cette fameuse histoire du chaperon rouge comme un petit thriller assez gore.

    J'éprouvais de la compassion pour ce pauvre loup obligé de bouffer une vieille grand mère toute sèche avant de se taper le dessert. Je trouvais le chaperon rouge un peu gourdasse donc bien fait pour elle.

    Et le loup traveloté en grand mère me faisait mourir de rire. Aussi un petit frisson digne des meilleurs polards quand il se jetait sur l'une ou sur l'autre.

    J'avais bien compris que"Tourne la bobinette et la chevillette cherra" était  une formule magique qui simplifiait l'effraction de la serrure mais je n'ai découvert que bien plus tard que le fameux cherra, qu'on ne nous expliquait jamais, n'était en fait que le futur du verbe choir.

    Quelques années passèrent et le loup de Tex Avery avec les yeux qui jaillissait des orbites sous l'effet de l'exitation sexuelle me fit comprendre que je n'étais pas le seul pervers sur la terre et d'ailleurs je ne suis pas devenu un serial killer alors tout va bien. Et vous?


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  • Pour terminer cette journée le Lento déchirant du quatuor américain de Dvorak.


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  • Une exposition assez fourre tout, un peu d'Art, un peu d'Artisanat et pas mal de choses insignifiantes... à mes yeux bien sûr.

    J'ai aimé le travail des recycleurs, des bricoleurs d'objets en métal ou de ceux qui travaillaient l'acier.

    Je ne sais qui a fait quoi mais à voir: Christian Champin , Caroline Brisset, Esprit métal.


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  • Au fil de l'eau

    Au fil de l'eau

    Au fil de l'eau

    Au fil de l'eau

    Au fil de l'eau

    Au fil de l'eau

    Au fil de l'eau

    Au fil de l'eau

    Au fil de l'eau

    J'aurai rêvé ma vie à l'instar des rivières. Vivant en même temps la source et l'océan. Sans même parvenir à me fixer même un mince moment.

                 Jules Supervielle "La fable du monde"

     

    Aujourd'hui il faisait bien trop chaud pour rester sur la terre ferme alors j'ai fait cette promenade en bateau. Pour en finir avec la pesanteur. Pour aider le Dieu maladroit qui essayait en vain de sortir nos corps lourds de la glaise.

    AU retour la ville m'est redevenue agréable comme un petit puzle coloré.

     

     


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  •  

     



    Marcher jusqu'au lieu où tarit la source
    et attendre, assis, que se lèvent les nuages.



               WANG WEI , 701-761            

     

     

     


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  • Ciao Vieille Odile......

    http://taillandier-art.com/kolbindex.htm

     

    Vieille Odile ne savait que boire et peindre ce qu'elle faisait avec un immense talent. Je l'ai croisée plusieurs fois dans ma vie , j'ai aimé son humour son mépris absolu des conventions sociales et son impressionante beauté. J'avais relaté dans ce blog une visite à laquelle je l'avais accompagnée dans l'atelier du tapissier Grau Gariga.

    Vieille Odile a vidé son dernier verre et elle est montée direct là haut là ou personne ne pourra plus l'emmerder, délivrée enfin de toutes les contraintes matérielles.

    Je la salue bien bas. Cliquez sur le lien pour avoir un regard sur ses oeuvres.

     


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  • Swing (on ne va pas en rester là!)

    Je trouve la plupart des DJs assez ennuyeux, souvent répétitifs et sans imagination. Parov Stelar me parait plus intéressant qui aime le swing des années folles et son atmosphère joyeuse et déjantée. Ce clip est un remix très réussi.Mix de mix de remix c'est une habitude dans ce genre de musique et l'on s'en fout pourvu que l'on danse.

      J'ai été happé par le regard doux et mélancolique de ce trompetiste. Qui est il? Un amateur de jazz éclairé me livrera peut être son nom?


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  • Ce que disent les murs.

    Ce que disent les murs.

                                               Valeur et valeurs, le rachat des âmes ç'est pas gratuit!

      Le médecin à la rigueur on oourrait s'en passer mais le notaire. Mourrir dans un désert juridique quelle perspective terrifiante.

    Soyons sympas pleurnichons un coup avec les notaires, que faire avec les 20% qui leur restent? Une chambre au Formule 1 le plus proche de leur étude?


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  • Si l'été n'est pas fini les vacances le sont et j'ai regagné la ville. Des couchers de soleil jusqu'à la nuit de la ville pour clore cette chronique. Allez je range mon burkini.....et mon bikini aussi.

    J'ai repris mon travail. Cette période de l'année renseigne assez bien sur mon statut social. Je suis assez cadre pour qu'on ne vienne pas voir ce que je fais dans mon bureau( rien en l'occurence mes patients arriveront plus tard avec la rentrée scolaire) mais pas assez cadre pour que je ne fasse pas mes heures.

    Cette conception du travail bêtement hiérarchisé,infantilisante et ringarde ne vous rend pas très créatif! Dans deux ans j'en aurai fini avec ce monde là, il ne me manquera pas. La lourdeur des institutions aura eu raison de mon intêret a travailler alors que la rencontre avec les patients aura toujours soutenu ma curiosité de l'humain.

     

     

     

     

     

     

     


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  •              Les ailes des papillons de nuit comme ces tissus des boubous maliens.

                     Tout petit , pas quitté le nid depuis bien longtemps, pas rencontré

                     d' humain donc pas de peur.

                                  Le regard un peu diabolique du petit bélier.

                        On vient de séparer ces chevrettes de leur mère, elles l'ont apellée pendant deux jours, le chat fait la nounou.                    

                     Difficile de photograpphier l'écureuil toujours en mouvement.

                     Encore engourdi se réchauffer au soleil matinal mais rester vigilant.

    Mes vacances dans l'ensemble ont été très solitaires. Cette poule (Sue Helen pour les intimes) ne m'a pas quitté d'une semelle s' échappant tous les jours de son poulailler pour me rejoindre au grand désespoir de ma voisine( mais par ou elle passe?). Comme je désherbais nous avons bâti une petite association: à moi le travail et pour elle les vers de terre. Elle était tout en confiance picorant entre mes genoux. Lorsque le coq du voisin essaya de lui faire subir les derniers outrages elle s'est réfugié sous ma chaise. Elle a eu tort à mon avis ce petit coq très vigoureux et empressé valait bien le gros chef de son poulailler!


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  • Flowers


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  • Aux longs voyages certains préfèrent la promenade, un trajet maintes fois répété,  un monde clos mais  toujours renouvelé par une attention particulière aux détails du paysage.

    C'est souvent le cas des propriétaires de chiens et ce rituel satisfait aussi bien l'animal que son maître.

    Moi j'aime surtout les chiens des autres ou ceux qui viennent librement me tenir compagnie ou marcher un peu avec moi.

    Aujourd'hui j'accompagne une amie et son chien( elle parle très bien le chienchien), quarante kilos d'affection pure et de gourmandise voire de gloutonnerie.

    Après le passage à niveau passez sous le pont et suivez la rivière. Retournez vous pour profiter de cette vue sur le clocher, carte postale pétainiste ou affiche éléctorale style "Force tranquille selon les opinions de chacun.

    Passez devant le manoir dissimulé par les grands arbres de l'autre rive, laissez aller votre imagination sur la destinée forcément tragique de ses habitants.

    Arrivé au marais dont le vert éclaire le feuillage plus sombre, un bras s'envase. Des cygnes s'exercent à des chorégraphies complexes et légèrement prétentieuses, un héron dont l'immobilité de penseur ne l'empêche nullement de se saisir de l'éclair argenté du mondre petit poisson.

    Des bateaux silencieux remontent l'autre bras. Sur le pont des anglais indifférents sirotent des boissons alcoolisées qui leur garantissent ce teint de briques que l'on se doit de ramener au pays pour tout anglais ayant passé des vacances sur le continent.

    On débouche ensuite sur ce village et cette église reconstruite sur le site d'une très ancienne abbaye dont le clocher rapelle certains dessins animés.

    Remontez un peu pour saluer Saint Benoit qui profite de l'ombrage à côté du cimetière......

    Bonne promenade.........


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  • Chronique de l'ordinaire: ma vie à la campagne

    Chronique de l'ordinaire: ma vie à la campagne

    Chronique de l'ordinaire: ma vie à la campagne

    Chronique de l'ordinaire: ma vie à la campagne

    Si je n'ai plus le droit au bonheur du moins j'aspire à la paix. Je n'ai pas envie de partir en voyage, les voyages sans toi ce n'est plus la même chose, alors plus tard oui sans doute.

    Je passe donc l'été dans notre maison à la campagne. Pas d'internet et pour le téléphone il faut descendre sur la route en contrebas. De rares visiteurs que je reçois avec gratitude.

    Le jardin noyé sous un bon mètre d'herbes folles m'occupe une grande partie de la journée. On pourrait trouver ce labeur ingrat, il me convient parfaitement. J'arrache, je bêche  et je me réfugie dans la maison pour lire lorsque le soleil est trop brûlant ou je reste la à contempler les variations de la lumière dans les grands arbres. Un peu plus loin ce chataigner en fleur offre une ombre apaisante lorsque je remonte le chemin.

    Dans ce silence je me reconstruis mais que ç'est long et difficile.


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  • Les papillons de nuit dont l'élégance discrète  fournirait de beaux motifs pour des tissus.

    Tous les soirs je croise ce renard si vous cliquez sur la photo vous l'apercevrez aussi. Nous nous arrêtons tous les deux pour ce face à face intense. Au moindre mouvement de ma part il s'enfuit.

    En face de chez moi ce petit cheval est d'une vivacité incroyable, il se déplace sans cesse par tous les temps.

    C'est un très vieux chien mais il a gardé une âme d'enfant. Il vous apporte un cailloux et il peut passer des heures entières à courrir aprés. Il a un maître qui ne s'en occupe guère dans un village voisin et il parcourt des kilomètres pour trouver des humains qui acceptent de jouer avec lui c'est à dire moi ou mon voisin. Si vous êtes au travail il patiente à vos côtés et au moindre regard il s'anime et vient se faire caresser. Sa présence me fait du bien je ne sais pas pourquoi.

     

    Fragile aéronef, un si grand corps pour de si petites ailes.

    Sur le quai de la gare sous le soleil de midi je suis le seul passager à attendre ce train qui me ramène en ville. Quelqu'un a déposé cet oiseau mort sur le banc. Canicule, silence et je suis ce type qui attend ce tortillard auprès de l'oiseau mort.

    Dans le ruisseau cette écrevisse rouge de Louisiane, espèce invasive. On la dirait protégée par une carapace de cuir rouge comme un guerrier japonais.


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  • http://www.levoyageanantes.fr/etapes/grafikama-service-peinture/

     

     

    Avec : ALPHABET ZOO (Afrique du Sud) / BARKINADO BOCOUM (Sénégal) / BASS DESIGN (Sénégal) / BLESSING NGOBENI (Afrique du Sud) / EMMANUEL PROST (France) / GETACHEW BERHANU (Ethiopie / Mayotte) / KAZY USCLEF (France) / NARDSTAR (Afrique du Sud) / NASCIO (Maroc / France) / LES SOEURS CHEVALME (France) / R1 (Afrique du Sud)


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  • http://www.levoyageanantes.fr/etapes/grafikama-service-peinture/

     

     

    Grafikama

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    ".....montrer l'art autrement: accessible, multiforme, hybride et collectif." c'est le but que se propose cette exposition sur le site de laquelle je vous renvoie.

    . Douze artistes de cinq pays ont investi cette ancien atelier industriel en résidence . Avec un beau soleil et même un petit café un endroit chaleureux .J'ai fait ces quelques photos.

     

    Avec : ALPHABET ZOO (Afrique du Sud) / BARKINADO BOCOUM (Sénégal) / BASS DESIGN (Sénégal) / BLESSING NGOBENI (Afrique du Sud) / EMMANUEL PROST (France) / GETACHEW BERHANU (Ethiopie / Mayotte) / KAZY USCLEF (France) / NARDSTAR (Afrique du Sud) / NASCIO (Maroc / France) / LES SOEURS CHEVALME (France) / R1 (Afrique du Sud)

     


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  • Tout d'abord le jaune éclatant de cette fleur au cours d'une promenade. Un bref instant de franc soleil qui vient  trouer cette grisaille tenace. Gros cumulus infatués de leur propre noirceur,orages, averses, bruine lente et tenace.

    Promenade très matinale au parc. A m'approcher trop près de la fleur elle m'a dérobé son mystère et la photo est floue.

    L 'autre image. Encore tôt le matin  devant l'abris bus ce petit tricycle un peu rouillé, d'un modèle archaique. Je ressens un peu de tristesse , une vieille crainte de l'abandon.

    Puis je rêve d'un bébé fugueur qui aurait décidé de se faire la malle. Il y a un âge ou ils ne pensent qu'à se carapater.Heureux de leur récente mais néanmoins fragile acquisition de la marche, ils foncent à la découverte du vaste monde et gloussent quant on leur court après.

    Dans le bus  pas de bébé ou d'enfant à l'air louche.  Je connais ces derniers ayant été  moi même un fugueur jamais vraiment repenti de ces échappées là).

    Bon j'arrête de rêvasser et je la joue prolo comme tout le monde.


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  • XIT............

    C'est un petit garçon un peu secret qui ne trouve pas sa place à l'école mais qui est très observateur et intelligent que l'on envoie consulter parce que soigner l'école n'est pas à l'ordre du jour.

    Ce matin il a une grande nouvelle à m'annoncer: "L'Angleterre il a parti, c'est fini"

    Les enfants sont des éponges qui flottent à la surface tourmentée des océans adultes. Ils a probablement perçu l'inquiétude de ses parents eux mêmes rassasiés d'une presse hystérique. Cette affirmation énoncée sur un ton grave m'est adressée comme une question.

    Je suis assez démuni je ne me vois pas me lancer dans un cours de géopolitique à destination d'un si jeune enfant mais en creusant un peu je comprends qu'il est inquiet pour ses vacances qu'il doit passer en Angleterre, voyage dont il est très fier car ce sera sa première sortie à l'étranger.

    Je le rassure l'Angleterre il a parti (...d'une réunion) certes mais elle sera toujours là comme il pourra le constater lui même la semaine prochaine....

    Je lui dis d'en reparler avec ses parents, après tout ce sont eux qui ont abordé le sujet en premier.

    Il repart tout apaisé et promet de me rapporter des bonbons car là bas....... ils ont des bonbons de toutes les couleurs.

     

     


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  • Sans les approuver ou m'y rallier forcément j'ai toujours été frappé par la force poétique et la beauté de certains  slogans dans les manifestations.

    Cette semaine:

    Les palais brûlent et soudain....

    En cendres tout devient possible...

    Bien sûr cette vision romantique d'une révolution (encore possible?) je n'y crois plus guère. La révolution sert à couper des têtes, a créer de futurs dictateurs( Castro, Chavez, Mao Tsé Toung etc. vous en voulez d'autres?)ou à engraisser de futurs renégats.

    La beauté des slogans......

     

    Je me sens plus proche des libertaires non violents et qui dans la vie quotidienne inventent des systèmes parallèles qui ont des effets concrets sur nos vies. Est une autre utopie?


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  • Tout a commencé en 1988. Un parisien a eu l'envie de dîner dans des endroits très beaux de Paris. Depuis l'idée a été reprise sur différents continents et même ici en province.

    On s'habille en blanc pour se reconnaitre, on amène l'argenterie et on s'installe. Les participants sont informés à la dernière minute.

    On fait tournoyer sa serviette, blanche comme tout le reste ,et à la fin de ces dîners très chics on disparait sans laisser de traces.

    En 2016 c'était sur la Place Vendome assurément l'une des plus belles de Paris de par son élégante simplicité.

    J'aime cet espace. La fonction d'une place  dans les villes c'est de créer du vide, de laisser passer l'air. Un vide qui laisse la place à cette possibilité de se réapproprier sa ville par exemple.

     


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  • Des choses mortes. De vieux rêves brisés.Nous en avons tous, nos têtes en sont pleines. La mienne en tout cas elle en est pleine.

    A une époque pourtant, c'était une cage à oiseaux propre et nette.

    Il y avait un rossignol à l'intérieur et il chantait d'une voix pure et fraîche........ La chanson de ma vie.

     

    Ce petit texte poignant  figure sur la couverture du roman de Steve Tesich" Price". C'est un auteur dramatique américain qui a écrit également un autre roman "Karoo". Deux romans que j'ai beaucoup aimé.

    Ces phrases si belles donnent envie d'écrire. Je ne voudrai pas paraître éxagérément mélancolique mais je suis sensible à ce qui est dit. Alors ces fleurs pour contrebalancer l'impression de tristesse...... Il a fait si beau et si chaud aujourd'hui.

     


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  • Il est quatre heure du matin et me voilà révéillé, je sens bien que je ne me rendormirai pas et que ma journée de travail va être bien longue!

    Pourtant je ne suis pas angoissé non mais soudain le sommeil m'abandonne. Alors j'ouvre la fenêtre et je regarde la pluie tomber. Il pleut sans interruption depuis hier.

    La nuit est enveloppée d'une brume légère et tenace comme si nous vivions au coeur d'un marécage dont les contours restent flous. y a-t-il un monde autour?

    Cette pluie


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  • La semaine 21 sur fond de troubles sociaux, la France en panne.... Manifestations de tous les mécontents et il n'en manque pas. Les banques protègent leurs vitrines sur lesquelles s'étalent des slogans rageurs" Give our money back" en anglais s'il vous plait!

    Moi je n'ai pas d'affection particulière pour la police et je n'embrasse pas les flics mais j'ai été horrifié de voir ce commndant de police frappé à coup de barre de fer. Cette montée de la violence la plus primitive me terrifie.

    Les grèves et les manifestations qui bloquent les transports en centre ville ont une conséquence inattendue : je dois prendre le bateau pour rentrer chez moi. La journée se termine donc tous les jeudis par cette promenade agréable sur le fleuve.

    Mon travail est perturbé, les patients ne se précipitent pas à leurs rendez vous et je m'ennuie souvent. Alors je descends dans la cour pour fumer une cigarette et j'ai croisé ce petit hérisson en balade.

     

     

     


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  • The Avener un dj qui ne s'est pas trop fatigué avec ce Panama intégralement repris des Savages. Mais bon moi ce n'est pas mes oignons et je m'oublie dans ce thème  lancinant.L' attaque des cuivres est très classe. Je l'écoute dans le bus lorsque je ne suis pas bien présent à la journée qui s'annonce. D'abord un peu lent et le second tout juste un peu plus rapide pour prendre les choses en main. J'ai une petite vie bien ordinaire c'est comme ça...


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    Cette maison qui devait être la nôtre et qui désormais ne sera plus que la mienne est enfin terminée. J'ai donc passé mes premières nuits là bas.

    Je n'ai pas vraiment retrouvé mon sommeil alors j'ai eu le plaisir de redécouvrir le lever du jour, le champ des oiseaux et les cavalcades d'écureuils sur les troncs des grands chênes.

    Aussi dans un petit bois à l'écart de la route cette maison abandonnée. Les endroits délaissés de la présence de leurs habitants me touchent beaucoup. Le silence qui les enveloppe est d'une qualité particulière, les fleurs entament une lutte avec les plantes sauvages et témoignent longtemps après le départ des hommes de cet effort  de chaque jour contre l'emprise de la nature.

    Les vaches toujours curieuses se sont approchées paisibles et sereines.

    J'aime cette maison que nous avions choisi ensemble et même si elle est difficile d'accès pour moi qui ne conduit pas je la garderai car j'y retrouve un sentiment d'appartenance à je ne sais quoi qui m'apporte un grand calme intérieur.

     


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  • LA SAPE EN PROCÈS

    La Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes , SAPE, Néologisme d'origine congolaise, c'est à Kinshasa, dans le quartier Matonge, le quartier le plus bouillant où naissent toutes les musiques, toutes les danses, tous les groupes musicaux congolais, qu'il faudra rechercher ses origines. Son créateur et son pape est Jules Shungu Wembadio dit Papa Wemba, fondateur de I'orchestre Viva-la-Musica, ayant son quartier général dans ce qu'il appelle le Village Molokai.

    1974 : Kinshasa, capitale africaine

     
    En 1974, Kinshasa est déjà la capitale africaine de la culture et des arts, de la musique, du football, avec son équipe Nationale Les Léopards qui remportent la Coupe d'Afrique des Nations en 1974, après l'avoir remporté en 1968 sous l'appellation des Lions et la première équipe d'Afrique Noire à aller représenter le continent à la Coupe du monde en Allemagne. C'est l'année de toutes les gloires congolaises. Les grandes équipes de football passent par le prestigieux Stade tata Raphaël débaptisée Stade du 20 mai. Les grands musiciens mondiaux y viennent aussi communier avec l'ambiance kinoise : Eboa Lontin et Mano Dibango du Caméroun, Francis Bebey, Salif Keita, Myrian Makeba, Mory Kante.

    Mobutu Sese Seko, le chef de l'Etat, avec son parti unique d'inspiration marxiste-leniniste, le Mouvement Populaire de la Révolution, MPR, est au plus haut de sa gloire. Non pas seulement que le zaïrois d'alors se distingue au monde par sa tenue révolutionnaire I'Abacost , forme contractée de "Abas le Costume" et avec elle la cravate, ce costume adapté du modèle chinois de Mao, qui se fait porter avec une écharpe au coup; Mao que Mobutu eut I'occasion de visiter en Chine. Mais déjà la folie de grandeur du dit timonier, fait venir à Kins­hasa pour le Combat du siècle, à plusieurs millions de dollars, le combat des poids lourds du boxe : Ali et Foreman, au Stade du 20 mai.

    Quelques années avant, d'autres grands noms de la musique mondiale sont venus aussi fouler le sol congolais : Louis Armstrong, puis surtout James Brown. Terre de musique, Kinshasa ne laisse pas passer les musiques et les musiciens étrangers sans y puiser et y grignoter quelque chose dans son répertoire musical déjà riche en enrichie par la centaine des musiques traditionnelles du pays.

    Les Trio Madjesi et le nouveau look

    Peu avant I'arrivée de James Brown, des jeunes gens se décident de rompre avec I'ancienne musique, connue alors sous le nom de « Tango ya Ba Wendo » , Wendo, ce sexagénaire roi de la Rumba dont Marie Louisa, composée en 1948 resté le Roméo et Juliette de la musique congolaise de tous les temps. Ils sont trois Mario, Djeskin et Sinatra et se font appeler les Trio Madjesi et leur nouvel ensemble est le Sosoliso . Ils ne jouent pas seulement, mais ils dansent, ils innovent, ils font soulever les foules. Ils ont comme tenue vestimentaire et look le hip­pie, copié de James Brown, et leurs cheveux longs coiffés au peigne chaud : Ils font le show dans les bars et même dans les stades. Ils inaugurent un nouveau style d'habillement : on porte Jacket américain, Jeans, pantoufle ; les chaînettes et autres bijoux en or sont à la mode, puis, avec le retour des Léopards de la Coupe d'Afrique et de la Coupe du monde, ils concurrencent les footballeurs en se faisant brunir la peau, surtout au niveau du visage, avec les célèbres crèmes et antisepsies « Ambi » et « Asepso ».

    Avant eux ou en même temps, un autre show man règne en maître absolu : Gaby Lita Bembo avec son Stukas Mombombo. Il est époustouflant sur scène, surtout avec son ami et alter ego Lomingo Alida, avec un guitariste de talent en la personne de Bongo Wende. C'est le mariage entre le sport et la musique, entre le footballeur et le musicien.

    Pendant ces années aussi, d'autres grands maîtres aussi se font parler d'eux-mêmes dans un tout autre genre, la Rumba, dans sa version innovée de la Soukouss. Ils s'appellent Luambo Makiadi dit Grand Maître Franco de Mi Amor, le sorcier de la guitare et Tabu Ley Rochereau, le seigneur, la voix la plus angélique de tout le temps. Ils viennent prendre la relève des Wendo et de Jef Kallé dont les chansons n'évoquent plus que les nostalgies des indépendances.

    Génération Zaiko

    Lorsque, quelques années après, Sosoliso se disloquent, avec dit-on dans les cou­lisses, la main invisibles des "vieux", un autre jeune ensemble musical vint prendre la relève des Trio Madjesi : il s'agit de Zaïko Langa-Langa, dont le nom est un diminutif de Zaïre ya Bakoko, le Zaïre de nos aïeux. Autour de DV Moanda, le groupe réunissait les jeunes talentueux Nyoka Longo, Jules Shungu Wembadio dit Presley, Evoloko Abraham qui devint plus tard Jocker, Mbuta Mashakado, Manuaku Pepe Felly le talentueux guitariste créateur des rythmes et des partitions et ancien du conservatoire et de I'Académie des Beaux Arts, Bakunde llo Pablo, le nouveau homme de la batterie héritée de James Brown. Ils inaugurent ce qui s'appelle la deuxième génération de la musique congolaise moderne. Ils dansent, ils font danser. Ils inventent des danses divers , des cris, des coiffures, des modes de pantalons et des chemises.

    Viva-la-Musica

    Mais, comme il faudra s'y attendre, quelques années après, le groupe enregistre ses premières défections : Evoloko part créer son Isifi Lokole accompagné de Gina wa Gina et Shungu Wembadio, groupe qui ne durera que peu de temps. Ce qui poussa Wembadio à fonder son propre groupe baptisé Viva-la-Musica en 1977. Ce nou­veau groupe a la particularité d'être né à Matonge et de recruter des jeunes gens de toutes les communes de Kinshasa.

    Nous sommes autour des années 80, le Zaïre d'alors vit une de ces plus grandes crises économiques sans précédent et I'école est parmi les secteurs à en porter les séquelles. Nombreux jeunes gens sont sous scolarises. L'usage des nouvelles drogues et surtout du chanvre indien, dit"bangi" refait surface. La musique devient un nouveau débouché. Un nouveau langage et un nouvel argot du Lingala naissent avec les groupes des jeunes gens appelés Bills . On parle alors "Indubil" , un mélange du Lingala, du français et des mots empruntés de nombreuses langues étrangères. On dit "Masta" pour dire camarade, "Perbal" et "Merbal" pour dire papa et maman ; une girl friend devient simplement « momie » , les cigarettes interdits sont appelées « nua », « ziki » tandis que les fumeurs sont des « nualeurs » . La crise économique a un impact social très ressenti. La nouvelle politique du recours à I'authenticité mise en place par le nouveau régime fait chasser tous les commerçants étrangers et fait octroyer leurs entreprises et leurs affaires aux nouveaux acquéreurs, proches du régime. Ceux-ci sont tous sauf bons gestionnaires. Les entreprises fer­ment les uns après les autres, les importations des marchandises décroissent sensiblement. Les prêt-à-porter deviennent de I'or. D'ou, une nouvelle mode fait surface : le recours à la friperie, «Tombola» , en Lingala. On se les arrache au marché aupràs des femmes vendeuses. Leurs coins est d'ailleurs surnommé « galérie Mongo », parce que l'accent Lingala de ces femmes vendeuses de la friperie sent du Lomongo. La friperie fait habiller plus d'un.

    La SAFE

    Du coup, les jeunes gens s'y jettent pour en créer une nouvelle mode. Toutes les tenues moins classiques font la une des rues. Cette friperie trouve un bon terrain dans les ensembles musicales qui en deviennent les vrais tem­ples de la nouvelle mode d'habillement et, parmi tous les musiciens, I'un se singularise dans la création et la vulgarisation de ces mo­des d'habillement qui s'accompagnent des modes de coif­fure et des souliers, il s'agit de Papa Wemba qui en fait toute une religion baptisée la SAPE, entendez la Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes. Lui-même prend mille sobriquets : Papa Wemba, le Kuru, Vieux Bokul, Mzee fula Ngenge, Ekumani, Jules Prisley, Vieux Pithon, Jeune Premier, Grand prêtre, Grand Mayas, Chef coutumier, Mwalimu, Pene Kikumba, Bakala Diakuba, Fula Ngenge. A Chacune de ses apparutions à la télévision le soir des émissions musicales récréatives, ils laissent une mode, un nom, un nouveau mot dans la lexicologie de la SAPE. Il fait porter Ungaro, Drôle des choses, se fait coiffer en Munyere, Enkoti ya nzube, etc... La SAPE devient ainsi, à proprement parler, une récupération et une certaine revalorisation mentale de la friperie. On se ne gène plus de la porter et de I'étaler au grand jour.

    Mais, après 1982, Viva-la-Musica connaît sa plus grande défection avec le départ de Kester Emeneya, dit le Grand Pétrolier Nkuamambu, avec la majeure partie du groupe : Bipoli na Fulu, Safro Manzangi, Debaba, Tofla Kitoko, etc... Ils fonde Victoria Eleison. Viva-la-Musica est essoufflé. Le Chef Coutumier, Papa Wemba, cherche d'autres cieux plus cléments pour ses nouveaux recrus que sont Reddy Amisi, Ping-Pong et surtout Lidjo Kwempa qui s'illustre par deux litres phares qui font bouger tout Kinshasa : Ceci Cela et Etat-civil, des oeuvres d'une grande valeur poétique frappées de la marque Viva-la-Musica.

    Mais, le vent de la compétition dite Coupe du Monde lancée par Kester, qui se fait appeler Yezu, avec son nouveau look des cheveux à la Hippy et surtout sa longue barbe, se présentant toujours en vareuse de foot­ball, fait décider Papa Wemba à aller tenter une nouvelle aventure en Eu­rope. Lui aussi n'est pas resté absent de la SAPE. Sortie du Village Molokai, pour lui «mvuatu kala i nkisi ko, kala yi technique » (L'habillement n'est pas une affaire a aller chercher des fétiches, mais c'est une simple technique ». Il deviendra lui-même « roi de Masatomo »...

    La nouvelle diaspora

     
    La, le roi de la nouvelle Rumba congolaise renoue avec les grandes scènes et surtout avec les nouvelles productions internationales. Il se fait un nom. Viva-la-Musica devient une marque internationale. Puis, noblesse oblige, avec elle la SAPE, son attribut, évolue pour conquérir d'autres marques de renom. On ne porte plus la friperie, mais on pote et exhibe vrais et faux Versace, Ungaro, Pierre Cardin, Masatomo. On les vole ou on les achète, ou tout au moins on se fait habiller par la contrebande. C'est selon…. On les exhibe et on ne s'empêche pas de faire pendre les étiquettes et les prix. Une vraie compétition s'installe. Une proclamation, comme I'indique un titre de Papa Wemba. Les marques ou « nkoma » sont toute une mode. Même les sous-vêtements ne sont pas épargnés. La SAPE tente de conquérir ses lettres de noblesse parce que tous les musiciens en font un passage obligé. Les « mikilistes » ou africains de la diaspora, ou tout simplement les « mputuvillois » en font une religion gion avec des grands prêtres comme Stervos Niakos, dit le Ngathsie qui lance le « Kitendi » , version rénovée de la SAPE. Ils organisent des manifestations, des exhibitions et des défilés de mode dont les concerts des groupes musicaux sont les vrais tests d'admission. Le Pape SAPE, Papa Wemba pousse I'opprobre jusqu'a y mettre en place un gouvernement de la SAPE qui, comme les autres gouvernements du pays, ne durent que l'espace d'un remaniement. Les grandes ville se bousculent : Londres, Bruxelles, Paris... Et, avec la crise, il ne fut pas un secret, nombreux sapeurs se lancèrent dans le noir pour satisfaire leurs appentis de paraître. Aujourd'hui, la tendance est plutôt à la retenue ou l'essoufflement des sapeurs surtout après que le pape SAPE lui-même soit arrêté et aie échappé à une condamnation pour une affaire de trafic humains, entendez le fait de faire entrer frauduleusement dans le territoire français des individus sous la bannière Viva-la-Musica. Car, cette affaire, surtout avec le documentaire passe de la BBC à Londres, a pu montrer les limites de la SAPE. Elle n'a été capa­ble que de fabriquer les brouillons congolais de la diaspora et les sapeurs eux-mêmes ressemblent plutôt a ces tonneaux vides faisant trop de bruits, sans pieds sur terre, se vantant de porter de grandes marques d'habits et roulant sur de belles voitures, alors qu'ils n'ont pas de logis.

    La fin d'une histoire

    Certains tentent déjà de tirer leurs révérences. Pour le moins que l'on puisse dire c'est que la SAPE amorce déjà son atterrissage forcé, faute de nouveaux papes. Même lorsque les rares derniers acolytes lancent des soubresauts de slogans comme : « Inzo ya ngolo, Mvuatu ya ngolo, Nketo ya ngolo » (Belle maison, beaux habits, belle femme). La question principale reste : qu'a-t-elle apporté réellement à la communauté congolaise cette fameuse SAPE ? Peut-on demander aux sapeurs eux-mêmes de faire le procès de leur religion ? Ne pouvons-nous pas demander aux grands prêtres de devenir d'enseigner une autre religion à la jeunesse congolaise ? Ne devait-on pas essayer de susciter d'autres leaders qui communiqueront d'autres valeurs positives, le travail par exemple, à la communauté ?

    En attendant, nous ne sommes pas de ceux qui ont entonné et qui entonnent le requiem de la SAPE. Nous constatons simplement qu'elle serait longtemps morte, la tendance actuelle n'étant qu'une ombre ou un cadavre d'un serpent mort.

    Norbert X MBU-MPUTU

     Merci à cet aimable journaliste qui m'a autorisé à reproduire cet article.

    C'est un article assez critique qui montre que la presse congolaise est bien vivante.

     

     



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  • Le 24 avril vers cinq heures du matin Papa Wemba est mort sur scène à Abidjan ou il donnait un concert dans le cadre du festival Femua 2016. Formidable musicien il était aussi le créateur de la SAPE: Société des ambianceurs et des personnes élégantes.

    Une amie m'avait offert un billet pour son concert du 9 décembre 1988 à la Cigale qui était précédé d'un magnifique défilé de mode. C'était pour moi un musicien qui donnait de la joie de vivre j'en danse encore en écoutant ce morceau, musique d'un film que je n'ai pas vu.

    Les deux premiers vers de la fable de La Fontaine "Le laboureur et ses enfants" chantés avec autant de bonheur dépoussièrait cette image de la fable rabachée tant de fois à l'école primaire. Elève peu appliqué, elle m'aurait presque donné envie de travailler!

    Le français de Papa Wemba était délicieusement drôle, plein de références et de citations, un conteur des ruses de l'amour.

    Et puis un peu filou le Papa Wemba qui faisait entrer des immigrés clandestins en France et en Belgique sous couvert de prestations musicale contre une coquette rétribution. Il sera mis en prison à Paris et là il rencontrera Dieu (on ne choisit pas ses fréquentations en taule!).

    Mais qu'il chante le bottin de téléphone ou la Bible il en fait toujours de la Rumba et sa voix haut perchée me manque déjà.

     

     

     


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  • Les cerisiers sont en fleurs mais à l'arrière plan le ciel reste sombre et la douleur est toujours là comme un couteau rouillé qui me racle les tendons.

    Je vis dans un monde en noir et blanc et quelquefois le vent soulève ce rideau funèbre et j'aperçois le bleu de la mer , le soleil et même un oiseau.

    Les plaies dit on finissent par cicatriser, les blessures d'enfance ne guérissent jamais tout à fait.

    Je ne cesserai jamais de t'aimer.

    Encore merci à tous ceux,toutes celles qui m'ont accompagnés et qui m'aident à tenir la tête hors de l'eau

    C'était il ya un an.....

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