• Aujourd'hui mercredi les grandes marées, une journée de plein soleil.

    J'avais passé un petit dimanche gentiment atroce de solitude à ruminer de sombres pensées.Ma vie en miettes, mon coeur sur la balançoire, dormir pour oublier , espérer le sommeil.....

    Et puis mercredi le retour de la lumière , une envie de vagabonder sur la côte, un air de vacances, une humeur plus légère. Du desespoir absolu à la joie enfantine de celui qui s'émerveille d'être en vie. J'ai quelques amies toujours prêtes à vagabonder en ma compagnie et je leur suis infiniment reconnaissant de leur discrète sollicitude.

    Direction Pornic . Les locaux, ceux qui ne travaillent pas aujourd'hui profitent de ce ces dernières belles journées de chaleur. Nous déjeunons face à la mer sur les quais d'un petit port et nous laissons distraire par tout ce qui vient charmer le regard: une allée ombragée, un mur de vieilles pierres, une perspective inattendue, le ruban argentée de la vase  ou les changements incessants de la lumière sur la mer. Sur le sentier des douaniers nous offrons nos visages à la chaleur et de sauts de puce en saut de puces nous remontons la côte jusqu'à Saint Nazaire.

    C'est un parcours familier que je faisais souvent avec toi mais aujourd'hui j'y repense avec plaisir et non pas dans le regret de ton absence. J'ai tant besoin de cet apaisement. Est ce que je radote? C'est bien possible.

     


    3 commentaires
  • C'est fou comme ce type me ressemble.


    2 commentaires
  • De ne se sentir à sa place nulle part a au moins un avantage c'est de pouvoir se poser partout.

    C'est ainsi que j'arrive à la gare une heure avant le départ de mon train.Il est encore tôt la ville retrouve peu à peu son rythme de croisière comme une vieille bagnole fatiguée. La gare est le point de rencontre de tous les laissés pour compte, qui viennent s'y réchauffer au petit matin. S' y côtoient les fêtards, les fous, les clochards. Je m'assois à la terrasse et j'attends.

    Un vieux type encore bien mis vient me dire que j'ai refusé de lui prêté mon portable mais qu'il a réussi à joindre son ami. Je ne l'ai jamais vu mais je ne relève pas. Quand on vit dans la rue tout le monde, tous les autres, doivent se ressembler. Il a cueilli une fleur dans un massif qu'il essaye d'offrir à toutes les femmes. Une vieille clocharde que je croise souvent en est toute émue, depuis combien d'année ne lui a -t-on pas offert une rose même un peu fripée? Elle ne la prend pas, elle ne saurait pas ou la mettre dit elle.

    A côté une bande de jeunes entoure une jeune brésilienne, petite créature minuscule perchée sur de très hauts talons  qui fait délirer un jeune homme qui parle très fort de son attrait pour les femmes sud américaines. Il a un discours très sexuel sans être vulgaire. Pourtant cette jeune femme n'a rien du cliché de la brésilienne torride ce n'est que le  rêve d'un jeune homme un peu éméché. Ils sont trois à la raccompagner jusqu'à son taxi et comme ils ne savent pas quoi faire ils restent là à traîner sous l'abribus, probablement fatigués de leur nuit mais déjà pris dans le mouvement de la journée qui s'avance.

    Je cherche mes cigarettes dans mon sac (en ce moment je suis toujours à chercher des objets qui m'échappent) et un grand costaud la cinquantaine à la flamboyante crinière argentée me dit d'un air ironique "ça va tout est en ordre". Il se dirige vers le piano installé dans le hall de départ, c'est assez nouveau tous ces pianos qu'on installe dans les gares. C'est un bon pianiste de bar, ils nous délivre quelques airs connus et les voyageurs arrivant plus nombreux il nous fait quelques morceaux de bravoure, surabondance d'arpèges et ornementations hasardeuses autant que spectaculaires qui finissent par donner le fou rire. Il fait de grands effets de bras très inspirés et martèle le clavier de sa fureur wagnérienne qui arrache à deux ados goguenards ce commentaire inspiré" çui là il a un pet au casque".

    La photo n'a rien à voir avec le sujet . C'est un cliché de mon premier dessin que j'avais fait pour la naissance du fils de F. sous forme de bande dessinée qui mentionnait le nom de cet enfant dans les bulles. Mais comme elle est arrivée au moment ou j'écrivais cet article je la laisse. C'est tout.

     


    1 commentaire
  • Vendredi,samedi, dimanche et les autres......

     

                                          Vendredi

    J'ai repris mon travail et je n'avais strictement rien à faire de la journée. C'est ainsi on doit faire ses heures! J'ai réservé un billet d'avion et une chambre d'hôtel à Amsterdam pour la Toussaint. Nous passions une semaine dans cette ville quasiment tous les ans.

    J'ai envie de refaire les mêmes trajets, de retrouver des endroits familiers ou nous avions l'habitude de nous assoir et de laisser aller côte à côte nos pensées dériver au fil de l'eau en se disant combien cette ville que nous connaissions par coeur ne cessait de nous émouvoir et nous rendait heureux. Après tout j'ai l'âge de faire des pélerinages.Putain j'y crois pas comme disent les jeunes.

    Il faisait si chaud, je suis sorti assez tard en me disant que rien ne m'attendait à la maison vaguement inquiet de revivre un de ces weekends interminables. Je me suis assis sur un banc en attendant le tramway. J'ai mis des lunettes noires et je me répétais bêtement "qu'est ce que je fous là?" Je devais avoir l'air un peu paumé car un jeune homme qui passait m'a regardé avec curiosité et m'a dit bonjour ce qui n'est pas habituel dans ce quartier. La soirée s'est passé sans histoire. Long coup de téléphone de A.  confrontée aux malheurs de sa famille. J'ai plutôt bien dormi.

                                        Samedi

    Le samedi tout se complique. Je dois m'arracher aux sables mouvants de mon inconscient, essayer de remplir la journée, veiller à ce que la maison reste propre et agréable, me nourrir correctement,nettoyer toutes les chaussures bref m'occuper de tout un tas de choses pas follement intéressantes en soi mais qui vous relient au monde des autres, vulgum pecus dont je fais encore partie.

    Déjà j'ai décidé de ne pas pleurer me conformant ainsi au standard du mâle occidental: un homme ça ne pleure pas même si je trouve ça très con. Souvent un flot de larmes me submerge et ça ne me soulage pas j'ai même l'impression que cela ne fait qu'aggraver mon état.

    Depuis ta mort je me suis mis à fumer deux fois plus moi qui fumais déjà beaucoup. J'ai une certaine prédisposition aux addictions c'est indéniable. J'ai donc entrepris un programme féroce (pour moi il l'est assurément), une cigarette toute les deux heures. Je m'y tiens depuis ce matin, je suis un peu à cran mais assez fier de moi. Ce rythme fait que j'ai l'esprit occupé à résister, toute mon énergie se concentre là dessus et je suis moins dévasté par le chagrin. Je ne suis pas dépressif je suis déprimé ne pas confondre.

    J'ai regardé ensuite deux vieux épisodes de Maigret à la télévision signés Denys de la Patellière et Pierre Granier Deferre avec des têtes connues comme Etienne Chicot ou Daniel Gélin et Bruno Cremer,le meilleur Maigret si tant est que j'en ai quelque chose à faire. Simenon est un peintre intimiste des années cinquante, comme cette époque qui est celle de mon enfance nous parait lointaine!

                                     Dimanche

    La pluie sur les volets m'a réveillé, une musique ténue et régulière pas du tout désagréable. J'ai paressé comme un dimanche : café et lecture, cuisine sophistiquée jusqu'à la cloche de onze heure. L'après midi m'a évoqué les dimanches ennuyeux de mon enfance ou on se culpabilise de ne pas profiter de ce temps libre. Voilà c'est tout et si mes états d' âme n'ont rien de très passionnant ne vous y attardez pas. J'ai besoin de coucher sur le papier ces petits riens de mon existence. Au fait j'ai réussi à ne pas fumer plus que ce que je m'étais fixé,. Finalement un dimanche pas tout à fait loupé!

     

     

     


    votre commentaire
  • C'est un dimanche après midi au bord de la Loire. Une colonie de cygne d'une élégance nonchalante évolue entre les chemins de pierre.

    J'ai retrouvé F. que j'ai connu enfant et que je n'avais pas vu depuis une douzaine d'années.Retrouvailles chaleureuses. Je n'étais pas revenu ici depuis longtemps et je ne boude pas mon plaisir.

     


    votre commentaire
  • Ce sont mes premières vacances sans toi. Les amis sont là c'est juste que je ne me sens nulle part à ma place, je ne supporte pas de rester longtemps au même endroit. Je  suis allongé face à la mer, attendant je ne sais quoi,scrutant l'horizon mais à l'horizon il n'y a que le vide. On me dit " tiens le coup" et la formule me parait dépourvue de sens, le coup de quoi d'abord et pour quoi faire. Je suis souvent déprimé, je marche et je prête une attention un peu maniaque à ce qui m'entoure: un enfant en colère, un chat qui traverse la rue, un pied de tomate qui profite d'une faille dans le bitume et qu'une main généreuse arrose tous les matins. Je suis en vacances, ce n'est pas un été pourri. Dans la ville il y a plein de gens qui comme moi ne savent pas quoi faire...

    Je fais souvent le même rêve: dans une assemblée je t'aperçois au milieu d'une foule très hétéroclite, je voudrais te parler mais tu ne me vois pas. J'essaie de m'approcher mais tu as disparu.

    Je lis beaucoup, de préférence en plein air et je suis très sensible à ce qui résonne directement en moi.

    Dans " Relevé de terre" de José Saramago l'histoire de cette femme du peuple, mariée à un homme alcoolique qui la bat.

    Cet homme au bout du rouleau essaie une fois de plus de raccrocher sa famille,accueillie chez le frère de sa femme. Il se voit rejeté et se pend dans le champ voisin. Sa femme fait toujours le même rêve: elle essaie d'effacer les traces de la corde avec un torchon imbibé de vin pour le ramener à la vie, ce qu'elle ne voudrait pas qui se produise. Ce rêve la poursuit et la persécute tout au long du temps qu'il lui reste à vivre. Elle finit par être internée dans un asile d'aliénés. Sentant sa fin proche elle demande aux infirmières une bouteille de vin et celles ci lui rient au nez et la traitent d'idiote comme si elle n'était qu'une pauvre pocharde.

    Dans le livre de Donna Tartt" Le chardonneret":

    Mais parfois le chagrin s'abattait sur moi de manière inattendue en vagues qui me laissaient haletant; et quand ces dernières refluaient, je contemplais alors un naufrage saumâtre illuminé d'une lumière si poignante et si vide, que je pouvais à peine me souvenir que le monde n'avait pas toujours été mort.

    Il serait bien sûr ridicule de réduire ces deux livres à ces seuls extraits même si le thème de la souffrance est présent à différents titres dans ces ouvrages.

     

     


    1 commentaire
  • Les japonnais aiment beaucoup les chats et Tama une chatte vivait une vie de chat sans maitre près de la gare de Kishi dans l'ouest du Japon. Elle avait fini par adopter cette gare comme son foyer.

    Ceux qui errent se fixent parfois dans un environnement qui ne leur est pas hostile. Les animaux mais pas seulement. Je lisais l'autre jour dans la presse l'histoire d'un jeune brésilien qui vivait depuis 15 ans dans un terminal d'aéroport.

    Bref, Tama vivait dans la gare de Tishi sur la ligne Kishigawa. En 2007 la Compagnie Wakayama electric railway décida de supprimer tout le personnel de la ligne Kishigawa devant le nombre insufisant de voyageurs et nomma l'aimable félin Chef de gare. Les touristes affluèrent et la compagnie vit ses recettes augmenter.

    En 2013 en reconaissance de ses loyaux services Tama fut nommée Présidente par intérim de la Compagnie des chemins de fer de Wakayama.

    Une insuffisance cardiaque vient de l'emporter à l'âge de 16 ans. Les obsèques de cette célébrité japonaise ont eu lieu en présence du Président de la Compagnie.


    1 commentaire
  • Je suis toujours aussi fasciné par ces fleurs qui émergent de leur lit d'épines. Floraison qui se produit, pour les profanes, au moment ou on ne l'attendait plus. Nées du silence de  pierre, de l'apparente inertie du végétal, ces couleurs dont la vivacité nous ferait parfois douter de leur réalité tangible.


    votre commentaire
  • Promenade dans les coteaux. Nous grimpons à travers les vignes en compagnie d'un géologue qui raconte le paysage et la façon dont s'est formée cette roche qui prend si bien la lumière de ce matin d'été, qui met en valeur les murs sur lesquels s'appuient des rosiers aux couleurs chatoyantes.

    Le géologue parle trop alors je traine un peu. Nous marchons au dessus d'une ancienne carrière et le sol est un véritable gruyère il y a des entrées de grottes un peu partout. Le paysage se fracture très nettement entre l' Anjou et la Touraine, une partie de falaise le long de la Loire du côté de la Touraine et l'autre de forêt du côté de l'Anjou.

    C'est souvent le matin que le désespoir me saisit alors cette promenade est bienvenue, le rythme tranquille de la marche éloigne ce chagrin lourd comme une mauvaise soupe et je respire. L' été est enfin arrivé et le soleil me pousse à regarder la nature à me laisser porter par le vent.

     


    votre commentaire
  • Un mythe de l'île du Vanuatu

    Tout homme est tiraillé entre deux besoins, le besoin de la Pirogue, c'est à dire du voyage, de l'arrachement à soi même et le besoin de l'Arbre, c'est à dire de l'enracinement, de l'identité et les hommes errent constamment entre ces deux besoins, en cédant tantôt à l'un tantôt à l'autre; jusqu'au jour ou ils comprennent que c'est avec l'Arbre qu'on fabrique la Pirogue.


    1 commentaire
  • Avant la saison

    Avant la saison

    Avant la saison

    Avant la saison

    Avant la saison

    Avant la saison

    Avant la saison

    Avant la saison

    Avant la saison

    Avant la saison

    Avant la saison

    C'est juste avant la saison, il y a quelques touristes le week end ou des gens des villes voisines qui repartent le dimanche soir. Les grands hôtels sont encore peu occupés, les belles villas gardent leurs volets clos.

    Comme je dors peu la lumière du jour me réveille. Je prends un café et un croissant au tabac du coin et je file voir la mer.

    Les chevaux s'entrainent, ils passent de longs moments dans l'eau glacée. La lumière est magnifique, plus tard le ciel se couvrira. Comme j'ai toujours cette douleur tapie au fond de moi je crie pour ne pas garder ce poids sur mon estomac. Je ne suis pas fou la mer me comprendra.

    Je prends un bain de soleil, tout mon corps a besoin de chaleur. Je peux rester immobile pendant un long moment et quand le chagrin dessere son empreinte je peux commencer ma journée.

    Je refais la même chose quand le soleil se couche. Là le ciel a parfois la même couleur que le sable. Aujourd'hui j'ai décidé de rentrer à la maison, le tableau que j'ai commencé me manque.

     


    1 commentaire
  • Les jardins familiaux du Parc de la Crapaudine.

    Jardins ouvriers

    Jardins ouvriers

    Jardins ouvriers

     

    Jardins ouvriers

     

    Jardins ouvriers

    Les jardins ouvriers datent de la fin du dix neuvième siècle. Il s'agissait alors d'éloigner les ouvriers des cabarets et de fournir aux familles une ressource alimentaire qui ne coûtait que leur efffort.

    C'est un prêtre du diocèse de Cambrai l' Abbé Lemire député maire chrétien de la ville d' Hazebrouk qui est à l'origine de leur dévelopement.

     Toutefois il avait été devancé par une bonne dame chrétienne Félicie Hervieu dans les Ardennes. Les premiers jardins ouvriers sont apparus à Sedan. Les anglais en avaient eu l'idée bien plus tôt au cours des guerres napoléoniennes.

    Les deux guerres mondiales qui virent la mise en culture de nombreux espaces verts favorisèrent considérablement cette  louable initiative. A la fin de la guerre de 39-45 on en comptait 250000 en France.

    Aujourd'hui ils sont gérés par des associations privées et ont pris le nom de Jardins Familiaux.. Ils sont précieux pour déveloper la biodiversité, contenir les espèces invasives et promouvoir l'agriculture biologique.

    J' ai découvert au hasard d'une promenade en vélo ceux du parc de la Crapeaudine ainsi nommés car on y trouve dans deux petites mares des crapeaux accoucheurs. J' ai appris également que la Crapeaudine est une bettrave.

    L' endroit m'a enchanté, cet ilôt de nature au coeur de la ville est si paisible et si joliment fleuri que je ne me lasse pas d'y retourner. J'ai joué avec un jeune chat tout ce qu'il y a de plus calin et aimable.


    1 commentaire
  •  

    Ils sont venus, ils étaient tous là pour me rappeler qu'il y avait tant de gens qui l'aimaient.

    Ils sont venus et puis un à un ils sont repartis vers leurs vies respectives. Que leur chagrin se dissipe plus vite que le mien, c'est ce que je peux leur souhaiter.

    Moi je suis allé marcher au bord de la mer dont je ne cesse de penser qu'elle est plus grande que tous nos chagrins réunis. Je ne sais pas pourquoi cette idée m'apaise un peu. Il y avait du vent, un vent fou comme un grand coup de balai dans ma tête.

    Je suis rentré dans ce chez moi qui ne sera jamais plus chez nous. J'ai marché de long en large comme un aliéné et puis je me suis concentré sur les choses banales du quotidien. Dans ce genre d'activités idiotes il faut ne rien lâcher. L 'effort que cela requiert de mener la plus banale des tâches à son terme vous ne pouvez pas imaginer! 

    J'ai ressorti mon vélo c'est bien le vélo on pédale vers rien, on se fatigue, on ne pense pas.

    J'ai écouté la chanson de Rodolphe Burger sur un poème d' Eugène Savitskaïa qui dit " tu est la moitié de moi qui me manque".

     
    Et puis,  des Upanishads:
    Lead me then over, I pray, to the further shore that lies beyond sorrow.

     

    Ou encore de Paul Eluard:

    Et quand tu n'es pas là

    Je rêve que je dors-je rêve que je rêve

    Je te cherche par delà l'attente

    Par delà moi même

    Et je ne sais plus- tant je t'aime

    Lequel de nous deux est absent.

     

    Tout ce que je sais c'est que le monde est bien moins beau sans toi.

     


    votre commentaire
  • Le sommeil m'a quitté, j'erre dans la ville avant qu'elle ne s'éveille tout à fait. Je recherche les lieux paisibles ou je peux rester assis sans que personne ne vienne déranger mes pensées. Peu à peu les premiers passants s'affairent. Je me sens étranger à cette agitation comme si le temps s'était figé ou que je débarquais d'une autre planète.

    Le monde est si beau mais il restera à jamais marqué du sceau de ton absence. Chaque jour est un jour sans toi.


    votre commentaire
  •  

    S'accrocher, faire les choses une après l'autre. Garder la maison accueillante à la douleur de tous. Acheter ses fleurs préférées. Faire peser le moins possible son chagrin sur ceux qui portent déjà le leur. Et si nous avons partagé nos rires c' est parce que l'humour est quelquefois la politesse du désespoir.


    votre commentaire

  • votre commentaire
  •  

     

    Je n'arrivais plus à dormir alors j'ai rejoint des amis dans ce village au bord de la Sèvre.Ils m'ont envelopé dans la chaleur de leur amitié.

    Là l'épuisement a eu raison de ma conscience et j'ai pu récupérer un peu de force.

    J'ai fait cette promenade.

    Pourquoi tu as choisi de quitter ce monde. Pourquoi?  Tes amis, tous ceux qui t'aiment se heurtent à ce mur insondable de la part d'ombre qui était en toi.


    1 commentaire
  •  

    Je ne m'étais pas trompé. La mort est venue et pour moi elle aura toujours ses yeux. J'ai perdu ma principale raison de vivre.

    Je ne sais pas si je reprendrai ce blog . Un jour peut être pour l'instant je suis un puit de chagrin. A moins que l'écriture ne soit un moyen de s'accrocher à la vie, j'en sais rien.


    2 commentaires
  • Voilà c'est une dispute assez banale au fond mais je n'en suis pas sûr. Les vacances avaient pourtant bien commencé mais voilà tout peut s'écrouler si brusquement avec une violence qu'on ne soupçonnait pas. Je ne suis pas absent de cette violence, j'ai une certaine prédisposition à perdre mes amis, un certain talent pour me faire des enemis.J'ai été élevé pour être seul et j'ai lutté toute ma vie pour me sentir exister parmi les autres, c'est comme ça.

    Me voilà seul donc. Je dors quelques heures depuis deux jours alors je suis à l'écoute de la nuit. J'erre dans l'appartement je fais des choses d'un quotidien qui n'est plus tout à fait le même. J'ai fait tourner la machine à laver plusieurs fois, je me suis forcé à me raser, j'ai mis des lunettes noires pour cacher mes yeux fatigués, j'ai fait un bref aller et retour pour aller chercher des cigarettes et j'ai attendu, attendu, partagé entre des sentiments contradictoires: la colère mais aussi la tristesse et la peur.

    Je m'appitoie sur moi même mais pas trop. La nuit est assez douce juste troublée de temps à autre par les cris d'une chatte en chaleur dont la voix rauque dit qu'elle est dépassée par la violence de l'instinct, qu'elle pourrait bien sombrer dans la démence à force de tourner en rond sous les arbres.Le matou de service roupille probablement sur son radiateur, pas envie de lâcher son confort pour forniquer à cette heure improbable.

    Même le fou de l'immeuble d'en face qui ne dort qu'un peu avant l'aube a éteint ses lumières. J'attends le matin parce qu'il faut bien se mettre des échéances pour sentir que l'on est encore vivant. Je finirai bien par être assez épuisé pour retrouver le sommeil. je fume encore et encore il est trois heures quarante huit exactement. J'aimerai bien relire le   poème de Cesare Pavese qui s'intitule magnifiquement: La mort viendra et elle aura tes yeux.


    2 commentaires
  • Une journée sur la plage, la mer est basse et c'est un univers un peu minéral. Aussi l'architecture de bois des carrelets comme une géométrie primaire et sensible.


    votre commentaire
  •  

    A côté de notre maison il y a encore de beaux corps de ferme qui appartiennent à un petit manoir bien caché au fond des bois et un peu plus loin ce champ avec des ânes.Le petit dernier est vraiment attendrissant.


    votre commentaire

  • votre commentaire
  • Ces terroristes de tout poil nous préparent un monde de paranoia qui jusque là était si bien décrit dans les romans de science fiction. Merci connards!

    Après les révélations de l'ampleur des écoutes de la NSA, scandale vite balayé du côté français par la déclaration crétine du Président de la République " La confiance est rétablie", voilà que le premier ministre nous promet une nouvelle loi assez inquiétante pour les libertés individuelles. Nous pourrons être écoutés en dehors de tout contrôle judiciaire!

    Voyez par vous même.

    Voici le fameux article 13 voté lors de la loi de programation militaire ( pas grand monde en séance).

    « CHAPITRE VI « ACCÈS ADMINISTRATIF AUX DONNÉES DE CONNEXION « Art. L. 246-1. – Pour les finalités énumérées à l’article L. 241-2, peut être autorisé le recueil, auprès des opérateurs de communications électroniques et des personnes mentionnées à l’article L. 34-1 du code des postes et des communications électroniques ainsi que des personnes mentionnées aux 1 et 2 du I de l’article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, des informations ou documents traités ou conservés par leurs réseaux ou services de communications électroniques, y compris les données techniques relatives à l’identification des numéros d’abonnement ou de connexion à des services de communications électroniques, au recensement de l’ensemble des numéros d’abonnement ou de connexion d’une personne désignée, à la localisation des équipements terminaux utilisés ainsi qu’aux communications d’un abonné portant sur la liste des numéros appelés et appelant, la durée et la date des communications. « Art. L. 246-2. – I. – Les informations ou documents mentionnés à l’article L. 246-1 sont sollicités par les agents individuellement désignés et dûment habilités des services relevant des ministres chargés de la sécurité intérieure, de la défense, de l’économie et du budget, chargés des missions prévues à l’article L. 241-2. « II. – Les demandes des agents sont motivées et soumises à la décision d’une personnalité qualifiée placée auprès du Premier ministre. Cette personnalité est désignée pour une durée de trois ans renouvelable par la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité, sur proposition du Premier ministre qui lui présente une liste d’au moins trois noms. Des adjoints pouvant la suppléer sont désignés dans les mêmes conditions. La personnalité qualifiée établit un rapport d’activité annuel adressé à la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité. Ces décisions, accompagnées de leur motif, font l’objet d’un enregistrement et sont communiquées à la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité.


    votre commentaire
  • Photos de Patrick Calmette.

     Ce samedi, j'ai l'impression que Paris retrouve le printemps. Les gens flânent et paressent aux terrasses des cafés.Ils ne sont pas arrogants, ils se détendent.

    La maison européenne de la photographie est hébergée dans un bâtiment agréable en bordure du Marais. C'est tout d'abord le travail d'Edward Korganow qui a attiré mon attention. Il présente deux séries de photos, l'une consacrée aux prisons. Il a eu l'autorisation de filmer dans divers établissements pénitentiaires ce qu'il en est du quotidien des incarcérés: les parloirs, les promenades, les réfectoires, les cellules et jusqu'au mitards. La plupart des lieux sont vétustes,dégradés. Les prisons de dernière génération offrent un espace lisse et mortifère. Tout est photographié sans effet "artistique", sans pathos. Un constat de la réalité carcérale d'aujourd'hui.

    Punir ou réinsérer? Le débat est frontal et n'aboutit à pas grand chose. Robert Badinter disait que ce qui est insupportable aux français c'est qu'un prisonnier bénéficie d'un meilleur traitement que le plus pauvre des travailleurs. En tout cas une chose est certaine c'est un endroit criminogène et, sans vision à long terme, sans consensus, sur le but de la privation de liberté, sans souplesse dans l'application des peines la violence sera toujours plus meurtrière.

    L'autre série de photos s'intitule "Père et fils. Un père et son fils posent pour le même cliché, quelquefois sur trois génération. Ils sont torse nus. ce dispositif dépouillé est assez émouvant, les regards, les corps disent quelque chose de cette notion un peu mystérieuse de la paternité.

    L'autre exposition du photographe"Patrick Calmette s'intitule Insularité et fait référence à l'île d'ibiza à ce petit paradis des années soixante qui a sans doute bien changé aujourd'hui. On y voit des paysages, des constructions, des portraits de taoués. On retrouve de références à Pasolini et Fellini. C'est un beau travail dont j'extrais ces deux portraits.

    Sur le premier un jeune homme très beau. Ce qui m'a frappé c'est qu'un simple ajout de feuilles dans sa chevelure suffit à évoquer un faune. Le second portrait est celui d'un gothique surchargé de bijoux et de percing.

    Ces expositions présentent assez peu d'oeuvres ce qui rend la visite agréable et légère. Pas l'impression d'avoir à digérer des centaines de chefs d'oeuvre dont l'immense beauté vous reste sur l'estomac comme une indigestion pour le reste de l'après midi.

    J'ai longuement marché dans des rues familières avant de reprendre le train pour la province.....

     


    votre commentaire
  • Ce jour là JM travaillait à l'intérieur de la maison quand survint ce petit piaf bien décidé à rentrer dans ce qui fut jadis un grenier ouvert à tous les vents depuis une vingtaine d'année. Cette fenêtre ne s'ouvre pas mais comment lui expliquer!!! Il va s'acharner tout un après midi. Nous sommes admiratif de cette volonté farouche.

    Déjà l'année dernière une rouge gorge avait fait son nid à l'intérieur dans un trou du mur de pierre ce qui nous avait obligé à travailler dans une autre pièce le temps que cette nichée soit en âge de prendre son envol après trois semaines.

    Nous sommes des intrus nous en avons bien conscience et nous essayons d'apaiser les tensions au moyen de quelques boules de graines accrochées dans les arbres durant les grands froids. celà suffira-t-il à nous faire pardonner de la gent à plumes?


    votre commentaire
  • Different boxes.

    Different boxes.

    Different boxes.

    Different boxes.

    Different boxes.

    Different boxes.

    La plus connue des boîtes est celle de Pandorre.

    La mythologie nous apprend que ZEUS offrit la main de Pandorre à Epiméthée, frère de Prométhée.

    Bien qu'il eût promis à Prométhée de refuser les cadeaux venant de Zeus, Epiméthée accepta Pandorre.

    Pandorre amena dans ses bagages une boîte mystérieuse que Zeus lui interdit d'ouvrir. celle ci contenait tous les maux de l'humanité, notament la Vieillesse, la Maladie, la Guerre, la Famine, la Misère, la Folie, le Vice, la Tromperie, la Passion, l'Orgueil, ainsi que l'Espérance.

    Une fois installée comme épouse,Pandorre céda à la curiosité que Zeus lui avait offerte et ouvrit la boîte, libérant ainsi les maux qui y étaient contenus. Elle voulut fermer la boîte pour les retenir mais hélas il était trop tard! Seule l'Espérance qui était plus lente à réagir resta enfermée.

    Moins connue que celle de Pandorre la Boîte à moustaches est un moyen rapide de figurer le profil essentiel d'une série statistique quantitative.

    La boîte à secret est une boîte qui peut être ouverte par une série de manipulations complexes ou cachées. Certaines de ces boîtes n'ont besoin que d'une simple pression dans un endroit spécifique, tandis que d'autres ont besoin de mouvements subtils de différentes parties pour être ouvertes. Elles trouvent leur origine dans la région de Hakone au Japon au dix neuvième siècle sous le nom d'Himitsu-Bako.

     


    3 commentaires
  • Surfant sur les évènements récents "tous français regroupés autour des valeurs républicaines" cette publicité est assez écoeurante par son opportunisme, mais donne à voir ce qui rassemble aujourd'hui : la consomation de masse qui vient à la place du mot fraternité .


    votre commentaire
  • La Philarmonie de Paris tout juste inaugurée offrait une nuit du raga aux parisiens. Passionné de musique classique indienne j'enviai mon ami V. qui me l'avait signalé.

    En voici le programme:

             18h Kushal Das ,sitar

                   Satyajit Talwalkar, tabla

                  Tulika Srivastava, tampura

     

              19h30 Amjad Ali Khan, sarod

                         Amaan Ali Khan, sarod

                         Satyagit Talwalkar,tabla

     

              21h L. Subramaniam, violon

                     Ambi Subramanian, violon

                     Rama Murthy, mridangam

                     Satya Sai, guimbarde

             

              22h30 Hariprassad Chaurassia, flute bansuri

                          Rakesh Chaurassia, flute bansuri

                          Vivek.R Sonar, flute bansuri

                          Ram Prassad Mishra, tabla

                          Bawani Shankar,pakhawa

                          Katsuri Chaurassia, tampura.

    En Inde la musique est une affaire de dynastie, il est très agréable de voir les grands maîtres jouer sur scène avec leurs enfants, leurs regards bienveillants et la complicité qui unit le maître à ceux à qui il enseigna si longtemps. La relève de cette musique savante, virtuose et sensibe est assurée.

    Les ragas sont liés à un cycle temporel c'est pourquoi on entend  des ragas de la fin d'après midi et de la nuit.

    La bonne nouvelle c'est qu'on peut réécouter ces concerts dans leur intégralité jusqu'au 31 juillet sur Arte+7 ( Arte concerts).

    L'architecture de la salle avec ses balcons en forme de vague est vraiment réussie. La Philarmonie de Paris est au delà des concerts un véritable projet musical. Le site internet est à visiter.

     

     


    votre commentaire
  • Ram Devinemi: Prya une initiative pour dénonçer le viol des femmes en Inde.

    Ram Devinemi: Prya une initiative pour dénonçer le viol des femmes en Inde.

    Ram Devinemi: Prya une initiative pour dénonçer le viol des femmes en Inde.

    En 2012 à New Delhi une jeune fille de 23 ans se faisait violer dans un bus et succombait à ses blessures treize jours plus tard. Des millions de personnes descendirent dans la rue pour dénoncer les violences faites aux femmes en Inde.

    Enfin les autorités indiennes était invitées à s'interroger sur ce sujet qui jusque là était resté étranger à leurs préocupations.  Le parlement vota des lois plus sévères. D'autres viols en réunion, commis sur des touristes étrangères ont donné un retentissement international au débat.

    Réprimer est absolument nécessaire mais plus important encore d'essayer de changer les mentalités et de soutenir le combat si inégal des femmes indiennes.

    Quelques jours après le viol Ram Devinemi un cinéaste indien s'entretenait avec un officier de Police qui lui dit en substance qu'aucune jeune femme un tant soit peu sérieuse ne serait rentrée seule en bus.

    Le sous entendu qu'elle l'avait en quelque sorte cherché est un cliché répugnant. La responsabilité passe ainsi de l'accusé à la victime. C'est un argument oh combien de fois employé dans toute société machiste sous,  ou entièrement développée.

    L'Inde est une société patriarcale, mysogine enserrée dans des traditions religieuses qui assignent une place de second rang à la gent féminine . Les femmes qui ont subi un viol sont rejetées par leur famille comme si c'étaient elles qui avait ruiné leur réputation.

    Pour elles c'est une double peine et les voilà privées de tout soutien, souvent livrées  à la prostitution, à la mendicité ou à toute autre forme d'esclavage pour survivre.

    Ram Devineni a initié un projet intelligent pour essayer de changer la mentalité de ses concitoyens.

    Il s'agit d'une bande dessinée très vivement colorée qui s'appuie sur l'iconographie religieuse. Ces images naïves constituent un univers visuel dans lequel tous les indiens ont baigné depuis leur tendre enfance. Ces récits illustrés de la légendes des Dieux hindous se retrouvent sur les autobus, les calendriers, les emballages etc. Le dessinateur Dan Goldman apprécie la mythologie hindoue et le pouvoir de l'image et il a mélangé les croyances religieuses et un sujet d'aujourd'hui.

    L'héroine Prya est assise sur un tigre comme l'était la Déesse Purga.C'est cette dernière qui lui donne des pouvoirs spéciaux comme ceux des supers héroines de Manga.  Elle fait preuve d'un courage à toute épreuve et possède un mantra capable de changer l'esprit des gens pour lutter contre les violences faites aux femmes. Il s'agit de rassembler les femmes au delà des castes et de leurs rangs social pour lutter ensembles.

    C'est un projet bien en prise avec l'évolution technologique; Une application gratuite Blippar permet d'accéder à une réalité augmentée qui renvoie sur des animations, des histoires réelles, des témoignages. Ce procédé désigne les systèmes informatiques qui rendent possible la superposition d'un modèle virtuel en 2 ou 3 D, à la perception que nous avons naturellement de la réalité et ceci en temps réel.

    On peut se prendre en photo avec Prya et poster tout ça sur les réseaux sociaux permettant aux jeunes de s'identifier au combat de cette héroines pour que les mentalités puissent évoluer.

    De grandes fresques murales confiées aux peintre d'affiches de Bollywood apparaissent dans plusieurs villes qui jouent avec la réalité augmentée.

    Prya survivante d'un viol est le catalyseur du changement culturel de la société indienne mais qui peut tout aussi bien s'adresser à nous dans le but d'éradiquer la violence faite aux femmes dans toutes nos sociétés humaines.

     


    1 commentaire
  •  

     

     

     

    Du choux romanesco et des mathématiques.

    Du choux romanesco et des mathématiques.

    Du choux romanesco et des mathématiques.

    Du choux romanesco et des mathématiques.

                                            Illustration d'une suite de Fibonacci.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Suite_de_Fibonacci

     

    La première fois que j'ai aperçu ce légume j'étais assez méfiant suspectant je ne sais quelle manipulation génétique tout droit sortie des bidouillages d'agronomes bien décidés à nous faire bouffer n'importe quoi.

    J'admirai toutefois sa beauté comme on admire une oeuvre d'art et je restais là comme un andouille à contempler ses élégantes circonvolutions, à me perdre dans ces minuscules paysages de contes de fé. Ignorant, ignorant que j'étais!!!

    Le choux romanesco est comme son nom l'indique originaire de la région de Rome. Il a été cultivé en France dans les années 1990 par nos amis bretons.

    C'est un choux  qui a un rapport avec.....les mathématiques: bel exemple de fractale naturelle, un examen attentif montre que le nombre de spirales orientées dans le sens des aiguilles d'une montre et le nombre de spirales orientées en sens inverse sont deux nombre de la suite de Fibonacci. Vous aimez les mathématiques, pas moi. J'ai des excuses ayant été persécuté par nombre de profs de maths durant toute ma scolarité. Maisje vous indique un lien qui vous permettra d'en savoir plus sur cette question.

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique