• Les ateliers du carnaval.

     

    Le carnaval se prépare et je visite les ateliers dans lesquels on construit les chars. C 'est un grand hangar , on a eu l'autorisation de s'y promener librement. Les carnavaliers sont très accueillants.

    On sculpte le polystyrène et chacun peaufine l'aspect de ces grandes marionettes avec peinture, papier et colle, qui un bras, une tête.

    Le carnaval est l'héritier de rituels antiques tels que les Lupercales ou la Guillaneu traditionellement associés au calendrier chrétien et se déroule entre l'épiphanie et le Mardi Gras.

    L'origine du mot vient de l'italien carnelevare de carne viande et levare enlever. Il signifie donc l'entrée en Carême.

    Mircea Eliade dans son livre "Le sacré et le profane" écrit: L'abolition du temps profane écoulé s'effectuait au moyen des rites qui signifiaient une sorte de fin du monde. L'extinction des feux, le retour des âmes des morts, la confusion sociale du type des Saturnales, la licence érotique, les orgies symbolisaient la régression du cosmos dans le chaos.

    Dans cette ville le carnaval est plutôt bon enfant. Pas de gros types plein de bière maquillés comme des putes, pas de figures de sorcellerie, tout juste quelques squelettes. J'aimerai qu"il introduise un peu de trouble en moi mais non on reste dans le festif familial de l'ouest bien pensant.

    Du reste joie et musique endiablée dont je profiterai bientôt comme tout le monde.

     

     


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  • Insuportable

    Insuportable la photo de ces Iraniens qui se sont cousu la bouche pour protester contre la destruction de leurs cabanes dans la jungle de Calais.Ma photo qui symbolise la honte est moins violente.

    A quel degré de désespoir faut il arriver pour se mutiler ainsi?

    Ils portaient des pancartes qui disaient: Nous sommes humains, ou est notre liberté, ou est votre démocratie?


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  • Le blanc comme le noir sont deux couleurs difficiles à rendre pour tous les peintres. Peindre la neige sans que celle ci soit un peu grise, les noirs sans qu'ils perdent de leur densité et de leur profondeur. Je ne suis qu'un petit peintre amateur qui ne travaille que sur papier. J'avais trouvé un Blanc isolant assez satisfaisant. Pour le noir j'utilise de l'encre de chine.

    Je me souviens d'avoir été ébloui par les blancs des chevaux dans ce tableau de Paolo Ucello " La bataille de San Romano". Ce tableau composé de trois panneaux dispersés aujourd'hui entre le Musée du Louvre, la National Gallery et la Gallerie des Offices est une merveille. Le détail que je présente n'en donne qu'une très vague idée. La qualité des reproductions est une autre question.

    Quand au noir ce qui se rapproche le plus de ce que j'en attendrai c'est sans doute le velours noir, ces grands grands manteaux de velours noir dans la peinture ancienne certes , mais surtout l'étoffe elle même.

    Quelque chose de somptueux et de chaleureux. Oui le noir est une couleur chaleureuse. Les personnes qui ont les yeux noirs ne donnent pas une impression de froideur.

    Les noirs de Soulage donnent ont une classe folle, une modernité à laquelle je suis sensible mais je cherche un noir qui ne serait pas réduit à une surface.

    Et je lis ce matin dans la presse qu'il existe un noir, le plus noir du monde le Vantablac qui absorbe 99,6% de la lumière.

    Ce n'est pas une peinture ni même une couleur mais une série de nano tubes alignés verticalement et utilisé à des fins militaires ( avions furtifs etc.).

    Comme ce noir absorbe toute la lumière il permet de donner à un objet, un volume l'illusion qu'il est plat.

    Anish Kapoor vient de s'assurer l'exclusivité exclusive de ce matériau à des fins artistiques déchainant ainsi la colère des artistes. En effet il n'a rien inventé de ce procédé qu'il confisque à tous les autres et que seule sa fortune lui a permis d'acquérir.

    Bon je retourne à mon encre de Chine qui est si vulnérable à la poussière.

     

     


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  •        Si vous en mangez vous aurez mauvaise haleine.

    C'était l'anniversaire de l'assasinat de l'opposant Boris Nemtsov abattu aux portes du kremlin. Il faut être très courageux aujourd'hui pour défier le pouvoir de Poutine ou de ses vassaux comme le fantoche qui règne sur la Tchétchénie.

    Honneur aux manifestants qui ont défilé le 27 février.

     


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  • Mon weekend en images.......

    Mon weekend en images.......

     

    Réfugié climatique.

     

                               

    J'aime les ombres sur la terrasse de la maison, des paysages de livres de contes pour enfants.

     

     

     


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  •     J'ai toujours détesté cette chinoiserie!

     

                          L'écriture permet tous les jeux.

                         De l'escroc qui sera l'illusioniste?

    Dans la lecture nous pouvons nous aussi prendre des chemins de traverse et opérer quelques facéties. 

    Prenez un bon roman policier à l'intrigue bien tordue et lisez chapitre après chapitre de la fin jusqu'au début.

    Du gâteau remontez jusqu'à la farine, d'un macchabé tout frais remontez jusqu'à son enfance et peut être même aux rêves qui l'ont engendré.

    Très intéressant de dépouiller un roman d'en révéler  son squelette.


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  •  

     

    J'ai accompagné C. pour assister à quelques battles. Batailles entre deux danseurs filles ou garçons qui ont le droit à deux passages d'une minute chacun.

    Batailles toutes symboliques, l'agressivité est parfois mise en scène de façon un peu couillue et toujours avec humour, attitudes de défi plutôt sous le nez du ou de la rivale. Gagnant ou perdant tout finit toujours par une chaleureuse embrassade.

    On est arrivé vers 19 heure et la salle était bondée et nous nous sommes installés tout en haut des marches. Les compétitions sont retransmises sur de grands écrans.

    Il a fallu patienter une petite heure avant que n'arrive le jury et que les couples de danseurs ne soient tirés au sort.

    Pendant ce temps deux blacks , des aboyeurs font patienter la salle. C'est un peu long car ils n'ont que  deux expressions "Well, well, well et Monte le son "

    L'un des écrans est réservé à un traducteur en langue des signes ce qui est une attention agréable car trop rare. On nous enseigne même à applaudir en langue des signes c'est à dire en agitant comme des marionettes les mains en l'air. C'est un geste qui m'a toujours beaucoup plu.

    Le jury se présente . Ils sont cinq dont une fille et nous gratifient d'une petite démonstration pour nous saluer. Pas très longue, ils n'ont plus rien à prouver. Le public est assez mélangé, des familles avec de très jeunes enfants, des ados venus entre potes et de belles brochettes de trentenaires.

    Ensuite les danseurs. Ils sont habillés comme tous les jours mais chacun a son look, pas mal de petits chapeaux très seyants et l'un d'entre eux porte des baskets fluos orange qui mettent en valeurs ses mouvements de pieds. Un malin celui là.

    La compétition est très codée, différents styles. J'apprécie la souplesse et ses mouvements de pieds hyper rapides et l'explosivité qui jaillit de ses corps. C'est une fête des corps,un hymne joyeux et festif à la liberté du mouvement.

    Les danseurs les plus spectaculaires ne sont pas toujours les gagnants car on juge la technique selon des critères qui me sont inconnus.

    Je prends beaucoup de plaisir, l'ambiance est chaleureuse et les dj "assurent grave"..... comme on dit aujourd'hui.

    Mais C. est fatigué et nous décidons de rentrer vers 22h ce que font les familles avec les plus jeunes. Je serai bien resté encore un peu. Sont fragiles ces ados!

    Pour la photo je n'étais pas équipé.

     

     


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  • La tempête a traversé la région comme un cheval fou.

    J'avais de la fièvre et je ne parvenais pas à m'endormir. La nuit vous rend attentif à tous les bruits et j'étais dans mon lit "comme un enfant plein d'angoisse et très sage"; je me souviens de cette image dans un poème de Blaise Cendrars. Je me suis relevé et j 'ai glissé sur le parquet comme un fantôme, j'ai même esquissé quelques pas de danse, tourbillonner comme le vent c'était mon intention. J'ai bu de l'eau glaçée et fumé des cigarettes. Un volet claquait  obstinément, le genre de bruit qui rend fou.

    Ensuite je me suis mis à ranger la maison avec cette contrainte de ne pas faire plus de bruit que le vent.

    J'ai ouvert un livre et je suis tombé sur cette phrase terrible: " je suis un exhibitioniste qui cache ses plaies sous son imperméable".

    Le jour commençait à se lever je me suis fait un café bien chaud. C'était un jour sale et gris, j'ai eu enfin sommeil et quand je me suis réveillé il y avait un rayon de soleil et des oiseaux qui chantaient.

     


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  • Mary Celeste et autres mystères 

    Voici un lien qui en dit plus long que moi.

    Comme je ne parvenais pas à dormir j'ai fait une promenade nocturne le long des quais , je suis resté accoudé un long moment ici. Sur le Belem ,toutes lumières allumées, je n'ai pas vu l'ombre d'un matelot et comme une rêverie en entraîne une autre j'ai repensé à la Marie Céleste.

    Ce navire fut découvert dérivant au large des Açores le 4 décembre 1872. Le navire avait quitté New York un mois plutôt. Il avait subi des avaries mais restait en état de naviguer et sa cargaison d'alcool dénaturé ainsi que l'intérieur des cabines étaient intacts. On a jamais su ce qui était arrivé à l'équipage.

    La Marie Céleste fut remorquée jusqu'à Gibraltar et on chercha des explications: tentative d'escroquerie, mutinerie de l'équipage ou acte de piraterie???? Le mystère ne fut jamais éclairci.
    Le bateau à la réputation de navire maudit finit échoué par son nouveau capitaine sur un récif sur les côtes haitiennes dans une pitoyable tentative de fraude à l'assurance en 1875.

     


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  • Ma chanson du moment. Bouygues s'en est fait une pub. On s'en fout!!


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  • Exposition Jules Vernes

    Ces temps ci j'ai regardé la télévision bien plus que je n'avais l'habitude de le faire et surtout le jeudi soir les séries sur Arte.

    Les séries d'Arte sont très souvent à mon goût et hier dans une mini série française Immersion filmée en noir et blanc, (très belle photographie) j'ai relevé ce dialogue entre deux dealers tout ce qu'il y a de plus anthipatiques:

                " Je connais des pauvres qui n'ont que de l'argent"

                " Moi je connais des cons qui n'ont que des rêves"

    Si les dealers se mettent à philosopher alors.........


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  •  

    Cette année qui se termine aura été la pire( du moins j'ose l'espérer) de ma vie. J'aspire à retrouver un certain équilibre et pourquoi pas la joie de vivre. 

    Un beau soleil couchant, l'allégresse du chien qui court sur la plage, les rires d'enfants qui essayent leurs nouveaux jouets sur le remblai, un cargo qui s'éloigne. Il y a des marins qui passeront le réveillon en mer.

    Bref ce Noël, le premier sans toi, que je craignais et que j'avais décidé de passer seul n'a pas été si catastrophique grâce à mes amis. Mais le monde est bien moins beau sans toi.


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  • Chronique de l'ordinaire: Dans le bus.

    Dans le bus fermer les yeux et saisir au vol des bribes de conversation:

     

    Tata Charlène elle a dit que...

    - Tata Charlène elle est complètement piquée.

     

    Des rillettes????

    -Non!!! derrière.

     

    A s'appelle comment la dame?

    - Mais comment veux tu que je le sache?

    Oui mais a s'appelle comment?

    - Anaïs tu arrêtes tout de suite ou sinon.....

     

    Z'avez fait quoi hier?

    -Après le skate park on est allé chez Alex on a geeké toute la nuit et on s'est empaffé sur place.

    -Z'étiez bourrés

    Ouais

    -Cool.

     

    Tu sais ce qu'elle lui a acheté?

    -Non

    Un chien!

    -Un chien comment?

    Un noir avec des dents jaunes, des poils partout...

    Affreux je te dis.

     

    Super U c'est la prochaine?

    -Non c'était celle d'avant

    Merde...

     

    C'est quand Noël?

    -Tu verras bien.

     


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  •               Pour cette dernière photo: crédit photographique Jeanette Fisher la sorcière et  Jeff Rabillon pour Angers Nantes Opéra.

    J'accompagne un groupe d'adolescents pour cette soirée à l'opéra. Ils n'y avaient jamais mis les pieds et  ne s'y sont rendus qu'avec beaucoup de résistances. On donne Hansel et Gretel d'Englebert Humperdink dans une mise en scène d'Emanuelle Bastet.

    C'est un joli théâtre à l'italienne que nous visitons avant l'entrée du public . Nos jeunes visiteurs sont impressionés et l'effet de surprise leur arrache même quelques exclamations de plaisir. Ouf!!!

    C'est un conte très cruel mais la mise en scène ingénieuse et décalée se démarque de la fin traditionnelle.

    Le premier acte s'ouvre sur un décor de containers à ordures et de lampadaires qui représentent les arbres de la forêt puis par d'astucieux déplacements assurés par des rats les branches d'un immense pommier. Les rats se promènent même au milieu des spectateurs prenant des poses comiques dodelinant de leurs énormes têtes.

    Le premier acte endort derechef quelques adolescents.

    Je sors fumer une cigarette à l'entracte . Dehors se déroule une manifestation pro kurde. Avant le spectacle la fanfare des étudiants de l'école d'architecture occupait les marches et nous avait gratifié d'une version débridée du tube de Eurytmics Sweet dreams. Les grandes places sont dans les villes un des lieux essentiels de l'expression collective.

    Le deuxième acte se déroule dans un décor de confiserie . Des gâteaux sur tout le plateau et une machine à barbe à papa sur la scène. Fantaisie joyeuse en cette période de fête. Les chanteurs sont  d'un grand naturel et la sorcière est désopilante. Elle apparait dans un manteau rose qui évoque Sa Majesté Britanique et lorsqu'elle abandonne manteau et chapeau se transforme en une vamp hollywoodienne sur le retour. Nos adolescents se réveillent.

    Une très bonne soirée et un spectacle festif bien approprié aux fêtes de fin d'année. Un orchestre à la hauteur je ressors plein de bonne humeur.

     


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  • Ils étaient assez jolis ces objets du quotidien.

    De temps en temps je les trouve ridicules et je décide de me débarasser de tout ce fatras et puis je me ravise.

    Ils appartiennent à une autre époque et ce qui m'énerve c'est  cette impression irritante qu'un objet était prévu pour chaque situation du quotidien dans  existence bourgeoise et sans surprise. Bien sûr je ne suis pas tout à fait dupe , j'ai encore des comptes à régler avec mes ancêtres et leur mode de vie.

    Bon je me gratte le dos et je remets le chausse pied à sa place sur l'étagère. Mais la prochaine fois.....

     


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  • Je me réveille avec la sensation d'étouffer. Je descends, j'ouvre la porte sans bruit . Au bout de la rue j'aperçois un cargo  qui glisse sans bruit vers le port et je ressens aussitôt un soulagement immédiat. Ralentis mon coeur, ralentis....

    Je reste un moment sur un banc face à la mer. A cette heure on ne croise que des gens qui courrent sur le remblai. Mais qu'est qu'ils ont à courrir comme ça?

    Une dame promène un chien. C'est une femme d'une soixantaine d'années. Elle a du être belle mais son visage  marqué de rides raconte une vie à bosser dur et comme seule compagnie ce chien. Elle a sans doute gardé l'habitude des réveils à l'aube.

    Le chien a des yeux un peu enfantins et une petite tronche chifonnée. Il décide d'examiner attentivement mes chaussures et le bas de mon pantalon. Elle le laisse faire. Pas de "Viens laisse le monsieur", elle lui laisse tout son temps. Je dis " Bonjour le chien" et nous nous sourions. Elle m'offre une cigarette et je lui tends mon briquet. Nous n'avons pas besoin de parler.

    Chacun reprend son chemin. Je vais jusqu'au bout de la jetée. Je m'approche tout près du bord pour éprouver cette sensation de vertige, un creux dans le ventre. Le soleil se lèvera-t-il ou resterons nous dans cette lumière minérale? C'est encore trop tôt pour le savoir.

    Je passe dans la rue des belles maisons, de celles qui ont échappé aux bombardements de la seconde guerre mondiale. Des maisons qui ont un palmier pour nous rappeler qu'à l'autre bout de la terre il y a un autre monde, du soleil, des épices et un ciel obstinément bleu.

    J 'aime marcher quand les gens pour la plupart dorment encore. Je pense que cette manie vient d'un rêve que je faisais quelquefois.

    J'étais le seul être vivant dans ville inconnue ou tout s'était arrêté. Ensuite je rentrais chez moi et la vie reprenait sans que personne d'autre que moi n'ait rien remarqué.

    Je cherche des croissants pour ramener à mes amis mais toutes les boutiques sont fermées. J'ouvre la porte et je sens l'odeur du café.


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  • Tout ce qui se passe dans le monde m'a un peu déboussolé, laissé sans voix. Il faut lutter contre cette situation d'impuissance sous peine de donner aux terroristes ce qu'ils attendent de leurs ignobles forfaits. Terroriser, c'est mettre à terre.

    L'état d'urgence donc pourrait être inscrit dans la constitution. On en voit déjà les dérives possibles: perquisitions brutales et pas toujours justifiées, militants écologistes assignés à résidence. Plus de sécurité certes mais encore moins de liberté. Préserver la démocratie en réduisant cette même démocratie est ce bien la solution? La question mérite qu'on y réfléchisse.

    En attendant Noël approche et les villes s'illuminent, il y a de belles vitrines mais je ne me sens pas plus émoustillé que ça.

    Mon blog prend une tonalité nettement dépressive ces temps ci. Mon p'tit vieux va falloir te reprendre!

    Dimanche le premier tour des régionales: la plupart des candidats ne m'inspirent aucune confiance mais j'ai quelques valeurs à défendre souvent soutenues par des gens qui n'ont pratiquement aucune chance d'être élus. Mais bon une voix c'est une voix pour tous ceux dans le monde à qui on ne demande même par leur avis.


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  • C'est un triste jour que ce vendredi 13 Novembre,plus d'une centaine de morts dans divers attentats sur Paris. Le temps des assassins, la douleur et les larmes.

    Alors la musique  plutôt que ces informations qui passent en boucle sur toutes les chaines de télévision.

    Tous ces hommes politiques qui s'écoutent parler, plein de détestation les uns envers les autres et qui soudain, sous le coup de l'émotion, se mettent à bêler ensembles et battre le rappel de valeurs qu'ils piétinent à longueur d'année.... Oui un peu de chansons..... Rien à voir avec le sujet me direz vous. Juste un peu de musique, des chansons qui me font du bien pour oublier un instant l'incroyable cruauté des hommes.

    La première chanson parle de Gary Tyler adolescent accusé d'avoir tué un collégien blanc en 1974 ce qu'il a toujours nié et dont le procès dans un fort contexte de tensions raciales fut particulièrement inéquitable.Condamné à mort il a passé 32 ans dans le pénitencier d'Angola en Louisiane.

    Quand à la chanson de Joe Cocker c'est une sombre histoire de cadillac en papier de verre et de chat dont le sens m'échappe mais sa voix est si belle qu'elle me suffit.

     

     

     

     


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  • Je suis parti traîner tôt ce matin , le temps était si doux on ne se croirait pas en Novembre. Un petit regroupement patriotique devant la préfecture pour célebrer la fin de La grande boucherie mais les rues sont peu fréquentées, les travailleurs en profitent pour dormir.

    Je me sens léger comme ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps, j'ai tellement souffert ces derniers mois que j'accueille cette légerté comme un cadeau du ciel. Tiens quelques magasins sont ouverts. J'ai acheté deux pulls très doux en cachemire j'ai besoin de douceur.

    Je m'installe à la terrasse d'un café au coin d'une large place. Il est tenu par une femme dont le brushing et la robe rouge vif m'évoque les tableaux d' Edward Hoper. Je lis un roman grec de Gazmend Kaplllani" La dernière page". J'aime de plus en plus lire en plein air. Quelques pages et puis laisser le regard s'accrocher à ce qui vient, reprendre un bout de lecture.

    Je fais un repas assez frugal chez le traiteur vietnamien.

    Il y a beaucoup d'étrangers dans la ville j'aime écouter ces langues et j'aimerai pouvoir les identifier.Dans le bus une femme parle à son bébé qui fait un grand numéro de charme aux passagers. Elle parle une langue dont le son est mélodieux, d'ou vient elle? Bosnie, Albanaise???

    Je rentre et j'ai envie de faire tout un tas de choses à la maison.(Je n'en ferai rien). Sur un mur cette affiche déchirée qui me plonge dans un conte dont l'histoire reste à inventer.

     

     


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  • Les derniers beaux jours ceux qu'on rattache encore à l'été alors que l'automne est bien avancé. On prend le petit déjeuner dehors sous l'arbousier dont toutes les fleurs forment un tapis de clochettes pourissantes. On écrase les fruits rouges. Je n'arrive pas à croire que ça fait sept mois que tu n'es plus là, je m'étonne de vivre, de perpétuer tous les gestes du quotidien, d'avancer chaque jour pas à pas vers je ne sais quoi. J'ai peur de l'hiver. Mon voyage m'a rendu triste et heureux à la fois mais je suis habitué maintenant à vivre des émotions très paradoxales. J'écoute souvent la chanson de Temper trad" Soldier on". La nostalgie est un sentiment qui m'étais jusqu'alors inconnu. Notre petite maison est repeinte en blanc et les travaux vont se terminer alors tes efforts n'auront pas été vains, c'est très important pour moi.

     


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  •  

    Avant la grisaille, les couleurs de l'automne et la dernière fleur sur ma fenêtre.

    Je repars pour Amsterdam demain:

    My autumn

    Written in scars.

     

     


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  •  

    J'ai toujours été sensible au rapport de la musique et du silence. Mes goûts sont éclectiques reflets de ma curiosité bordélique et sincère.

     J'aime toute sorte de musiques.Aussi bien celles qui fracassent le silence, qui font trembler les piliers du temple ou alors qui ouvrent vers l'infini de l'espace en de longues plages sublimes de Gesualdo à Arvo Pärt: la musique des anges.

    Ou encore les circonvolutions complexes de la musique indienne, la flute de Harriprassad Chaurassia quand la mélodie meurt jusqu'à n'être plus qu'un souffle.

    J'ai des petits instruments vibratoires qui m'accompagnent: la guimbarde et la sanza "le piano à pouces". Le  soir j'éteins la lumière et je voyage dans la nuit. Je me laisse hypnotiser par de petites structures rythmiques et des sons si melodieux pour rejoindre mon silence à moi le sommeil.


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  • C'est un homme dont j'ai toujours admiré le travail. Qu'on ne s'y trompe pas c'est un artiste de son temps, de la folie du monde qui fut le sien pendant sa brève existence. Il en a partagé la rage destructrice, la beauté mortelle. Arte lui rend un bel hommage et le commentaire nous permet de partager cette trajectoire, celle d'une étoile filante cramée en plein vol.

    Merci à Loïc Prigent pour ce film. La video a été supprimée.


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  • Aujourd'hui mercredi les grandes marées, une journée de plein soleil.

    J'avais passé un petit dimanche gentiment atroce de solitude à ruminer de sombres pensées.Ma vie en miettes, mon coeur sur la balançoire, dormir pour oublier , espérer le sommeil.....

    Et puis mercredi le retour de la lumière , une envie de vagabonder sur la côte, un air de vacances, une humeur plus légère. Du desespoir absolu à la joie enfantine de celui qui s'émerveille d'être en vie. J'ai quelques amies toujours prêtes à vagabonder en ma compagnie et je leur suis infiniment reconnaissant de leur discrète sollicitude.

    Direction Pornic . Les locaux, ceux qui ne travaillent pas aujourd'hui profitent de ce ces dernières belles journées de chaleur. Nous déjeunons face à la mer sur les quais d'un petit port et nous laissons distraire par tout ce qui vient charmer le regard: une allée ombragée, un mur de vieilles pierres, une perspective inattendue, le ruban argentée de la vase  ou les changements incessants de la lumière sur la mer. Sur le sentier des douaniers nous offrons nos visages à la chaleur et de sauts de puce en saut de puces nous remontons la côte jusqu'à Saint Nazaire.

    C'est un parcours familier que je faisais souvent avec toi mais aujourd'hui j'y repense avec plaisir et non pas dans le regret de ton absence. J'ai tant besoin de cet apaisement. Est ce que je radote? C'est bien possible.

     


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  • C'est fou comme ce type me ressemble.


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  • De ne se sentir à sa place nulle part a au moins un avantage c'est de pouvoir se poser partout.

    C'est ainsi que j'arrive à la gare une heure avant le départ de mon train.Il est encore tôt la ville retrouve peu à peu son rythme de croisière comme une vieille bagnole fatiguée. La gare est le point de rencontre de tous les laissés pour compte, qui viennent s'y réchauffer au petit matin. S' y côtoient les fêtards, les fous, les clochards. Je m'assois à la terrasse et j'attends.

    Un vieux type encore bien mis vient me dire que j'ai refusé de lui prêté mon portable mais qu'il a réussi à joindre son ami. Je ne l'ai jamais vu mais je ne relève pas. Quand on vit dans la rue tout le monde, tous les autres, doivent se ressembler. Il a cueilli une fleur dans un massif qu'il essaye d'offrir à toutes les femmes. Une vieille clocharde que je croise souvent en est toute émue, depuis combien d'année ne lui a -t-on pas offert une rose même un peu fripée? Elle ne la prend pas, elle ne saurait pas ou la mettre dit elle.

    A côté une bande de jeunes entoure une jeune brésilienne, petite créature minuscule perchée sur de très hauts talons  qui fait délirer un jeune homme qui parle très fort de son attrait pour les femmes sud américaines. Il a un discours très sexuel sans être vulgaire. Pourtant cette jeune femme n'a rien du cliché de la brésilienne torride ce n'est que le  rêve d'un jeune homme un peu éméché. Ils sont trois à la raccompagner jusqu'à son taxi et comme ils ne savent pas quoi faire ils restent là à traîner sous l'abribus, probablement fatigués de leur nuit mais déjà pris dans le mouvement de la journée qui s'avance.

    Je cherche mes cigarettes dans mon sac (en ce moment je suis toujours à chercher des objets qui m'échappent) et un grand costaud la cinquantaine à la flamboyante crinière argentée me dit d'un air ironique "ça va tout est en ordre". Il se dirige vers le piano installé dans le hall de départ, c'est assez nouveau tous ces pianos qu'on installe dans les gares. C'est un bon pianiste de bar, ils nous délivre quelques airs connus et les voyageurs arrivant plus nombreux il nous fait quelques morceaux de bravoure, surabondance d'arpèges et ornementations hasardeuses autant que spectaculaires qui finissent par donner le fou rire. Il fait de grands effets de bras très inspirés et martèle le clavier de sa fureur wagnérienne qui arrache à deux ados goguenards ce commentaire inspiré" çui là il a un pet au casque".

    La photo n'a rien à voir avec le sujet . C'est un cliché de mon premier dessin que j'avais fait pour la naissance du fils de F. sous forme de bande dessinée qui mentionnait le nom de cet enfant dans les bulles. Mais comme elle est arrivée au moment ou j'écrivais cet article je la laisse. C'est tout.

     


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  • Vendredi,samedi, dimanche et les autres......

     

                                          Vendredi

    J'ai repris mon travail et je n'avais strictement rien à faire de la journée. C'est ainsi on doit faire ses heures! J'ai réservé un billet d'avion et une chambre d'hôtel à Amsterdam pour la Toussaint. Nous passions une semaine dans cette ville quasiment tous les ans.

    J'ai envie de refaire les mêmes trajets, de retrouver des endroits familiers ou nous avions l'habitude de nous assoir et de laisser aller côte à côte nos pensées dériver au fil de l'eau en se disant combien cette ville que nous connaissions par coeur ne cessait de nous émouvoir et nous rendait heureux. Après tout j'ai l'âge de faire des pélerinages.Putain j'y crois pas comme disent les jeunes.

    Il faisait si chaud, je suis sorti assez tard en me disant que rien ne m'attendait à la maison vaguement inquiet de revivre un de ces weekends interminables. Je me suis assis sur un banc en attendant le tramway. J'ai mis des lunettes noires et je me répétais bêtement "qu'est ce que je fous là?" Je devais avoir l'air un peu paumé car un jeune homme qui passait m'a regardé avec curiosité et m'a dit bonjour ce qui n'est pas habituel dans ce quartier. La soirée s'est passé sans histoire. Long coup de téléphone de A.  confrontée aux malheurs de sa famille. J'ai plutôt bien dormi.

                                        Samedi

    Le samedi tout se complique. Je dois m'arracher aux sables mouvants de mon inconscient, essayer de remplir la journée, veiller à ce que la maison reste propre et agréable, me nourrir correctement,nettoyer toutes les chaussures bref m'occuper de tout un tas de choses pas follement intéressantes en soi mais qui vous relient au monde des autres, vulgum pecus dont je fais encore partie.

    Déjà j'ai décidé de ne pas pleurer me conformant ainsi au standard du mâle occidental: un homme ça ne pleure pas même si je trouve ça très con. Souvent un flot de larmes me submerge et ça ne me soulage pas j'ai même l'impression que cela ne fait qu'aggraver mon état.

    Depuis ta mort je me suis mis à fumer deux fois plus moi qui fumais déjà beaucoup. J'ai une certaine prédisposition aux addictions c'est indéniable. J'ai donc entrepris un programme féroce (pour moi il l'est assurément), une cigarette toute les deux heures. Je m'y tiens depuis ce matin, je suis un peu à cran mais assez fier de moi. Ce rythme fait que j'ai l'esprit occupé à résister, toute mon énergie se concentre là dessus et je suis moins dévasté par le chagrin. Je ne suis pas dépressif je suis déprimé ne pas confondre.

    J'ai regardé ensuite deux vieux épisodes de Maigret à la télévision signés Denys de la Patellière et Pierre Granier Deferre avec des têtes connues comme Etienne Chicot ou Daniel Gélin et Bruno Cremer,le meilleur Maigret si tant est que j'en ai quelque chose à faire. Simenon est un peintre intimiste des années cinquante, comme cette époque qui est celle de mon enfance nous parait lointaine!

                                     Dimanche

    La pluie sur les volets m'a réveillé, une musique ténue et régulière pas du tout désagréable. J'ai paressé comme un dimanche : café et lecture, cuisine sophistiquée jusqu'à la cloche de onze heure. L'après midi m'a évoqué les dimanches ennuyeux de mon enfance ou on se culpabilise de ne pas profiter de ce temps libre. Voilà c'est tout et si mes états d' âme n'ont rien de très passionnant ne vous y attardez pas. J'ai besoin de coucher sur le papier ces petits riens de mon existence. Au fait j'ai réussi à ne pas fumer plus que ce que je m'étais fixé,. Finalement un dimanche pas tout à fait loupé!

     

     

     


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  • C'est un dimanche après midi au bord de la Loire. Une colonie de cygne d'une élégance nonchalante évolue entre les chemins de pierre.

    J'ai retrouvé F. que j'ai connu enfant et que je n'avais pas vu depuis une douzaine d'années.Retrouvailles chaleureuses. Je n'étais pas revenu ici depuis longtemps et je ne boude pas mon plaisir.

     


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  • Ce sont mes premières vacances sans toi. Les amis sont là c'est juste que je ne me sens nulle part à ma place, je ne supporte pas de rester longtemps au même endroit. Je  suis allongé face à la mer, attendant je ne sais quoi,scrutant l'horizon mais à l'horizon il n'y a que le vide. On me dit " tiens le coup" et la formule me parait dépourvue de sens, le coup de quoi d'abord et pour quoi faire. Je suis souvent déprimé, je marche et je prête une attention un peu maniaque à ce qui m'entoure: un enfant en colère, un chat qui traverse la rue, un pied de tomate qui profite d'une faille dans le bitume et qu'une main généreuse arrose tous les matins. Je suis en vacances, ce n'est pas un été pourri. Dans la ville il y a plein de gens qui comme moi ne savent pas quoi faire...

    Je fais souvent le même rêve: dans une assemblée je t'aperçois au milieu d'une foule très hétéroclite, je voudrais te parler mais tu ne me vois pas. J'essaie de m'approcher mais tu as disparu.

    Je lis beaucoup, de préférence en plein air et je suis très sensible à ce qui résonne directement en moi.

    Dans " Relevé de terre" de José Saramago l'histoire de cette femme du peuple, mariée à un homme alcoolique qui la bat.

    Cet homme au bout du rouleau essaie une fois de plus de raccrocher sa famille,accueillie chez le frère de sa femme. Il se voit rejeté et se pend dans le champ voisin. Sa femme fait toujours le même rêve: elle essaie d'effacer les traces de la corde avec un torchon imbibé de vin pour le ramener à la vie, ce qu'elle ne voudrait pas qui se produise. Ce rêve la poursuit et la persécute tout au long du temps qu'il lui reste à vivre. Elle finit par être internée dans un asile d'aliénés. Sentant sa fin proche elle demande aux infirmières une bouteille de vin et celles ci lui rient au nez et la traitent d'idiote comme si elle n'était qu'une pauvre pocharde.

    Dans le livre de Donna Tartt" Le chardonneret":

    Mais parfois le chagrin s'abattait sur moi de manière inattendue en vagues qui me laissaient haletant; et quand ces dernières refluaient, je contemplais alors un naufrage saumâtre illuminé d'une lumière si poignante et si vide, que je pouvais à peine me souvenir que le monde n'avait pas toujours été mort.

    Il serait bien sûr ridicule de réduire ces deux livres à ces seuls extraits même si le thème de la souffrance est présent à différents titres dans ces ouvrages.

     

     


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  • Les japonnais aiment beaucoup les chats et Tama une chatte vivait une vie de chat sans maitre près de la gare de Kishi dans l'ouest du Japon. Elle avait fini par adopter cette gare comme son foyer.

    Ceux qui errent se fixent parfois dans un environnement qui ne leur est pas hostile. Les animaux mais pas seulement. Je lisais l'autre jour dans la presse l'histoire d'un jeune brésilien qui vivait depuis 15 ans dans un terminal d'aéroport.

    Bref, Tama vivait dans la gare de Tishi sur la ligne Kishigawa. En 2007 la Compagnie Wakayama electric railway décida de supprimer tout le personnel de la ligne Kishigawa devant le nombre insufisant de voyageurs et nomma l'aimable félin Chef de gare. Les touristes affluèrent et la compagnie vit ses recettes augmenter.

    En 2013 en reconaissance de ses loyaux services Tama fut nommée Présidente par intérim de la Compagnie des chemins de fer de Wakayama.

    Une insuffisance cardiaque vient de l'emporter à l'âge de 16 ans. Les obsèques de cette célébrité japonaise ont eu lieu en présence du Président de la Compagnie.


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