• L'été 2018.

                                                Forêt de Boeuvres

                                                   L'étang des Hunaudières

                                  La grande aigrette et ses poussins.

                             L'élégance du papillon de nuit.

                                                      L'orvet

                                                Maison à Langon

     

    De retour en ville j'ai subi les derniers jours de canicule. je me suis même offert une journèe parisienne. Un Paris brûlant et relativement désert. J'ai goûté le plaisir de rester de longs moments assis à  une terrasse à siroter des boissons glacées, à écouter les conversations et regarder le spectacle infiniment distrayant de la rue. Mon médecin très pince sans rire m'a dit que j'allais mourir mais qu'il ne pouvait pas me donner de date exacte. C'est bien aimable de sa part.

    Je regagne la campagne et ma maison dont l'épaisseur des murs m'offre une certaine fraîcheur.

    Au dehors ce fut une autre affaire: sensation d'écrasement et de silence, même les oiseaux ne chantaient plus, les animaux se rapprochaient des maisons pour rechercher un point d'eau. Je sortais très tôt le matin, le jour à peine levé ou à la tombée du jour. J'ai rencontré lièvres, renard et un sanglier qui a débouché devant moi. Il a regagné les bois et le martèlement de ses petits sabots sur la route m'a fait piquer une crise de fou rire. On aurait dit une jeune fille éffarouchée poursuivie par un satyre.

    Une grande aigrette s'est installée dans le champ et suivait d'un air angoissé les premières explorations de ses poussins. Elle a raison, ici le danger n'est jamais très loin.

    Nous avons poursuivi avec mes amies l'exploration de la région et fait de longues promenades sur des sentiers ombragés.

    Le reste du temps beaucoup de travail car on m'a proposé une exposition au mois de septembre ce qui occasionne pas mal d'allers et retours chez l'encadreur.

    Je n'étais pas très chaud pour exposer de nouveau. On finit toujours par céder à la vanité. Mais j'aime bien ces  longues journées à travailler à l'atelier. Je rends les armes lorsque mes yeux clignotent de fatigue.

    Alors je me délasse au jardin. C'est un bel été voyez vous.

     


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