• La Vieille Charité

    L'Edit royal sur l'enfermement des pauvres et des mendiants est promulgué en 1632.

    Un verdict prononcé contre un vagabond le déclare "inutile au monde". Le pouvoir royal, l'aristocratie et les compagnies religieuses vont mettre en oeuvre ce Grand Renfermement que Michel Foucault a si bien disséqué dans " L'histoire de la folie à l'âge classique. A Paris la Salpêtrière sera construite qui ne tardera pas à se remplir.

    Et à Marseille le conseil de la ville décide en 1622 de renfermer les pauvres dans un lieu propre et choisi par les consuls les pauvres natifs de la ville.

    Ils ont bien fait de prendre cette décision si tôt car elle n'est pas près de se concrétiser. En effet ce n'est que vingt ans plus tard sur l'insistance d'un chanoine de la Cathédrale de La Major que la première pierre d'une construction provisoire est posée en 1641.

    En 1650 il y avait plus de trois cent pauvres à La Charité et le projet de Pierre Puget fut retenu en 1671. A Marseille on prend son temps, et comme le dit la chanson : "il me semble que la misère est moins pénible au soleil".

    Pierre Puget ne verra pas l'achèvement de son oeuvre il meurt en 1694 et c'est son fils François qui mènera le projet à son terme en........1745.

    Aujourd'hui il y a des mineurs étrangers qui errent dans Marseille, sans solution d'hébergement, La Vieille Charité est un musée. Pour ceux là qui dorment dans la rue......pas grand chose.

     

     

     

     

     


    Tags Tags : , , ,
  • Commentaires

    2
    Jeudi 4 Mai à 20:23

    Les répétitions de l'Histoire...

    Dans notre société si parfaite et si tolérante, on crée des lois pour des minima sociaux et des revenus vieillesses qui sont en fait, un seuil de pauvreté vécu par ceux qui vivent cette situation. Mais les gouvernements se disent qu'ils font comme ils peuvent. Bien sûr...

    Nous sommes une société civilisée non ?

    Pourtant, j'aime lire des livres d'Histoire. Et tien, en parlant de civilisation. En Amérique du Nord, chez les Mandans (peuple amérindiens presque anéanti par la maladie en 1836) les pauvres, les vieux et les malades, les paresseux pouvaient manger sous l'abri collectif du chef de la tribu et tous les notables grands guerriers. Ces "pauvres" de cette tribu pouvaient prendre ce qu'ils voulaient et manger à leur faim.
    Nous européens, nous appelions les indiens : des sauvages.

    Alors quand j'ai lu ça, je me suis demandé qui sont les sauvages et les civilisés dans l'Histoire passé et contemporaine.

    Bonne soirée Volodia

    1
    A .A
    Mercredi 3 Mai à 00:30

    "Le pouvoir disciplinaire a cette double propriété d'être anomisant, c'est à dire de mettre toujours à l'écart un nombre d'individus, de faire apparaître de l'anomie, de l'irréductible, et d'être toujours normalisant, d'inventer de nouveaux systèmes récupérateurs, de toujours rétablir la règle."

    Michel Foucault, Le pouvoir psychiatrique: Cours au Collège de France 1973-1974.

     

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :