• Les Forges des Hunaudières et le Moulin du Pont

    Les Forges des Hunaudières et le Moulin du Pont

                                                 Le Moulin du Pont à quelques kilomètres.

     

    Le site des Forges de la Hunaudière était un haut lieu métallurgique du pays de Châteaubriant, actif depuis le milieu du 16ème siècle et jusqu'en 1882. 

     

     

    Il est vraisemblable que l'activité sidérurgique de la région remonte à l'époque dite "de la Tène" (Vème siècle avant J.C) et s'est poursuivie sans discontinuer pendant les périodes celtiques et gallo-romaine.

    Il faut toutefois attendre le XIIème siècle pour trouver le premier texte mentionnant l'existence d'une activité sidérurgique sur le site de Chahin de la Hunaudière.

    L'Abbé Goudé rapporte dans son ouvrage la rénovation de la Hunaudière par Sully, laissant donc supposer l'existence d'un établissement plus ancien.

    Le métallurgiste suédois, A. Constrom en voyage en France en 1662, confirme dans ses comptes-rendus l'existence d'une usine à la Hunaudière. A cette époque, le pays de Syon appartenait à la famille de la Chapelle. Leurs biens furent vendus à la révocation de l'Edit de Nantes à la famille de Créqui qui les garda jusqu'en 1748.

    A cette date, ils furent vendus au sieur de Granville, conseiller au Parlement de Bretagne. Celui-ci céda le fief de Limèle et la forge de la Hunaudière en 1776 au prince de Condé. La forge fut affermée par bail à Louis Malherbe qui érigea la digue actuelle pour former l'étang.

    Louis de Condé ayant émigré dès la prise de la Bastille, les forges de la Hunaudière devinrent Bien national. Elles furent acquises en 1809 par François Demangeat, également régisseur des fonderies d'Indret et de Moisdon. La famille Demangeat construisit une nouvelle maison des Maîtres des forges et resta propriétaire de la Hunaudière jusqu'en 1853.

    Les nouveaux propriétaires étaient peu intéressés par l'activité sidérurgique. La forge d'affinage fut fermée en 1852 et le haut fourneau définitivement éteint en 1883.

    Un moulin et une scierie utilisant l'eau de l'étang comme force motrice furent implantés à la place de la forge. La scierie cessa son activité à la fin des années 1930 et le moulin ferma dans les années 1960.

    En 1985, la commune de Sion les Mines a acquis une partie de l'ancien site industriel, l'étang, les deux maisons de Maîtres, la chapelle Saint Eloi et le bois qui l'entoure.


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