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    La nuit cette devanture d'une boutique de Robes pour enfants (batêmes, mariages) baigne dans une lumière glauque.

    Imaginez ces pauvres gosses enfermés dans un salon : il fait chaud, la poussière s'élève discretement des tapis, ils se sont bourré de gâteaux à la crème, les adultes les ignorent ou ne leur adressent la parole que pour les mettre en demeure d'un " vas pas t'salir" menaçant.

    Insensiblement il se dessèchent et il ne reste d'eux que de grotesques figures de cire.


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    Il fallait une ville de multiples couleurs pour exister sous cette lumière blanche, ce bleu du ciel et de la mer. La ville blanche certes, mais aussi jaune, rose, rouge parfois...... 

    On a l'impression que toutes ces différentes couleurs donnent un air dynamique à cette ville qui pourrait se contenter d'être écrasée sous le soleil de l'été.

     

     


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  •                 Lisbonne :Arbres

    Lisbonne :Arbres

     

     

     

     

     

     

    En début d'après midi le soleil frappe dur. Sans les arbres Lisbonne serait un four. C'est un grand plaisir de passer de la lumière à cette ombre bienfaisante. Les parcs, les jardins publics sont plantés de très vieux arbres au vu de leurs couronnes. Ils sont accueillants au voyageur, nomade urbain que ses pérégrinations épuisent. 

     


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    Lisbonne : Botanique

     

    Lisbonne : Botanique

     

     

     


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    Lisbonne: Nuit

    Lisbonne: Nuit

     

     

    Lisbonne: Nuit

    La municipalité a mis à disposition ces fauteuils comme autant de jouets. Ils sont éqipés de petites roues. On les tire à l'ombre d'un olivier et on fait la conversation.

     

     

     

     

     

     

    Nous aimions beaucoup cette rue, la rue de Noël en plein mois d'août.

     

     

     

     

    Miradouro de San Pedro de Alcantara.

    Sortir très tard dans l'attente d'une fraîcheur qui ne viendra pas. Se laisser charmer par des vues si différentes d'une colline à l'autre. Ce jardin en terrasse met la ville à nos pieds. Les amoureux ont remplacé les enfants qu'on a pas le courage d'envoyer se coucher.

    Peu à peu les rues, les places, les jardins, les terasses sont rendues au silence. Dériver, obéir à son instinct, enfiler des passages improbables pour déboucher sur le fleuve si large par endroit qu'on le confond avec la mer. Nous ne sommes pas en Espagne et Lisbonne se couche plus tôt que Barcelone.

     


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  • Cet homme ivre mort au pied de la Private Bank.

     

    Elle est handicapée, elle vit dans la rue. Toutes ces maigres affaires sont là. Dans la journée elle met son fauteuil roulant à l'ombre d'un arbre et regarde le défilement incessant de ces gens qui ne la regardent pas.

     

     

     


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  • Musées de Lisbonne, portraits

     

     

    Etant enfant je suis resté longtemps insensible à l'art du portrait qui m'ennuyait autant que les scènes historiques. Je ne comprenais pas pourquoi on peignait des gens moches et si ils s'avéraient être de belles personnes ça ne justifiait pas qu'on fasse leur portrait, ça ne me semblait pas une raison suffisante!

    C'est dans l'infinie variété des visages et de ce qu'elle dit des personnages que m'en est venu le goût. Ceux ci sont ceux qui m'ont attirés dans divers musées de Lisbonne. 

     

     

     


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  • Lisbonne,l'afriquaine. Au coin du mur une fontaine. C'est le coin des africains qui prennent le frais sur les marches. Les enfants font de l'escalade et tournent autour, les femmes ne sont pas nombreuses.

    Tard dans la nuit, l'avenue très animée le jour, se vide. Sous les porches des fumeurs de crack, apathiques regardent le vide. Ils ne nous prêtent aucune attention. 


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  • Lisbonne : La sieste.

    Durant toute cette semainedu mois d'Aôut la température a oscillé entre 34 et 37°. La sieste pour ne pas griller sur place.Nous c'était souvent entre dix huit et vingt heures.Du haut du balcon en rotonde de La Residencia do Sul à regarder les couchers de soleil sur les tuiles roses des toits.

    Ce ficus géant dans le petit square derrière l'Eglise des Deux Anges ( ingreja Dos Angos) sur l'avenida Almirante Reis offre l'hospitalité aux amateurs d'ombre la journée et un abri à un clochard qui s'est installé un grand matelas dans ses racines et tout son barda, c'est chez lui quoi.

     


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  • Dans la ville blanche.

    C'est le film d'Alain Tanner "Dans la ville blanche" qui m'a attiré vers Lisbonne".

    Je l'ai vu peu après sa sortie en 1983. Il faisait très chaud ce jour là, je remontais une rue du quartier latin en plein midi et je crevais de soif. Je n'avais jamais vu de film de Tanner et ce nom m'éait inconnu. C'est l'affiche qui m'a attiré. Blanche comme la ville et bleue comme la mer. J'ait fait le voyage quelque temps après.

     


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  • Lisbonne: Ce que disent les murs

     

     

     


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    J'aime, en voyage, lire un écrivain lié au pays que je visite. Lors de mon premier voyage au Portugal j'avais découvert le Journal Intime au Portugal et en Espagne 1787-1788 (Librairie José Corti 1986) de William Beckford.

    Que faisait Beckford au Portugal? Il nous faut revenir sur la vie tourmentée de cet écrivain sulfureux.

    Il naquit le 29 septembre 1760, probablement dans la propriéte de Fonthill, près de Salisbury. Son père était un riche planteur de Jamaïque, député aux Communes et deux fois lord-maire de Londres. Il avait épousé une veuve sans fortune apparentée à une grande famille d'Ecosse, les Hamilton. Mére de confession méthodiste, austère jusqu'à la tyrannie, elle surprotéga son fils. Plutôt que de l'envoyer au collège elle confia l'éducation de son fils à des percepteurs dont la personalité influença grandement Beckford et qui éveillèrent ses talents multiples, son goût pour les rêves les plus fous.

    Alexander Cozens né en Russie fut l'un d'entre eux. Il passait pour un fils naturel du tsar Pierre le Grand et se fit une grande réputation comme aquarelliste. Aussi William Chambers, ancien matelot suédois devenu architecte qui avait séjourné en Chine et aux Indes. Leurs récits avaient frappé l'imagination de leur élève qui apprendra plus tard l'arabe et le persan.

    Beckford fut un bon claveciniste et son goût pour la musique ne se démentit jamais.

    La découverte de sa bisexualité dans une Angleterre puritaine et peu indulgente envers ces penchants causa son malheur et le conduisit à s'exiler. Il ne reverra son pays que bien plus tard. 

    Sa mère inquiète de la personalité de ce fils qui ne répondait pas aux moeurs de la haute société de l'époque essaye alors de le lancer dans la politique pour laquelle il n'éprouve aucune attirance.

    Elle le fait élire aux communes et le marie à Lady Margaret Gordon. Il est sur le point de se voir conférer la dignité de Pair du royaume quand éclate le scandale qui le poursuivra jusqu'à la fin de ses jours. Au cours d'un séjour avec sa jeune femme sur les terre des Courtenay on le découvre enfermé à clé dans une chambre en compagnie de William Courtenay alors âgé de dix sept ans. L'oncle du jeune homme en informe la presse et le scandale est tel qu'il doit se réfugier en Suisse ou sa femme mourra en donnant le jour à sa seconde fille. S'en suivront dix ans d'errance et de voyages .

    C'est Oscar Wilde avant l'heure, la prison en moins. 

     

     

     

     

     


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    William s'embarque pour la Jamaïque, il visitera ses plantations. Un affreux mal de mer le contraint de débarquer à Lisbonne avec son médecin, son cuisinier, ses serviteurs, ses équipages et même un pianoforte et un clavecin.

    A cette époque le Portugal est un état arriéré et corompu et d'une bigoterie effrénée. Les religieux représentent environ un quart de la population. Il y a une aristocratie de grands propriétaires terriens et des commerçants.

    Le peuple est misérable. L'inquisition empêche toute évolution de la société. Le tremblement de terre de 1755 a détruit la majeure partie de la ville et laissé des traces!

    Beckford s'attend à être accueilli avec tous les égards dus à son rang et à son immense fortune. Il a une obssession: être présenté à la reine ce qui ne peut se faire que par l'entremise d'un membre du corps diplomatique. Mais sa sulfureuse réputation l'a précédé et l'ambassadeur britanique refuse.

    Il se fait un ami précieux le grand écuyer de la reine Don Diogo de Marialva, marquis de son état qui ne ménagera pas ses efforts pour qu'il atteigne son but. En vain.

    Lisbonne est écrasée par la chaleur, les rues sont pleines d'ordures, on sent la vase déposée par le fleuve et des chiens errants l'empêchent de dormir. Il se fixe à Ramalhäo près de Cintra dont je reparlerai.

    Le journal se prête bien à la lecture en voyage de par sa forme même. Son découpage lui confère une alliance rythmique précieuse. Quelques pages à la terrasse des cafés le matin quand il ne fait pas encore trop chaud. Et ce décalage de deux siècles m'en apprend beaucoup sur l'histoire du pays et des monuments. Un délice!


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  • Lisbonne Praça Alegria.

     

    Sur cette place le plus joli commissariat de police de Lisbonne. Surtout l'été lorsque le rosier grimpant est en fleur. Il y a une vingtaine d'années je logeais dans la rue Alegria dans un petit hotel aujourd'hui démoli. Je déjeunais dans une modeste cantina ou chaque midi je regardais fasciné une prostituée déjà bien en chair dévorer un énorme morceau de porc. Un midi au moment de payer mon repas le serveur refusait mon argent et m'expliquait quelque chose que mon ignorance du portuguais ne me permettait pas de comprendre, il me désignait un homme vêtu d'un costume gris et qui portait un chapeau: c'était le maquereau du coin qui en grand seigneur m'offrait le repas. Je l'ai salué bien humblement.

    Les prostituées avaient toutes la cinquantaine, les flics qui venaient prendre une bière fraîche au même endroit ne les importunaient pas.

    Aujourd'hui le quartier a changé: toujours des flics mais les putes ne sont plus là. Des arbres magnifiques ombragent la place et on peut y boire de l'eau fraîche. 


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