• Depuis le pont une longue avenue nous plonge dans le monde latino. On pourrait se croire à Cuba, de petits groupes jouent aux dominos. Les adolescents ouvrent tout grand les bouches d'incendie et c'est la fête. Les automobilistes du quartier ralentissent pour laver leurs bagnoles gratis, les enfants se baignent.

    Cette enseigne le proclame fièrement : Son nom est José Liberato, son destin est de vendre à pas cher!



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  • New York est une ville dont on saisit toute la beauté depuis les ponts la nuit.Celui ci, le Washington bridge est un peu désert et pour y accéder il faut remonter loin en amont mais la vue en vaut la peine. Malheureusement je suis un piètre photographe de nuit mais l'ouvrage en lui même est impressionnant. Des afffiches essaient de décourager les suicidaires qui à cette hauteur n'ont aucune chance de se rater. D'énormes camions font vibrer l'acier sous nos pieds.Malgré l'heure tardive, des filles seules font leur jogging. Les New Yorkais sont toujours en train de courrir, leurs écouteurs sur les oreilles pour choisir son propre univers sonore.



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  • Autre exposition intéressante au Moma Ps1, Francis Alys présente" A Story of deception."


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  • Autre exposition dans ce musée à Bowery 235 qui nous donne aussi l'occasion de flâner dans Chinatown. J'ai acheté une écharpe avec deux étiquettes. L'une du côté rue me garantit qu'elle est faite de soie et de cashmire, l'autre pas immédiatement visible me donne polyester et viscose pour la composition. Elle me plait bien tout de même. Tous les dix mètres on vous sussure" Watches, watches, watches" et on vous refile des Rollex de pacotille par sacs entiers!.Un flutiste interprète de la musique classique chinoise près d'une fontaine asséchée et me fait un salut militaire parfaitement exécuté lorsque je le remercie.Il parait que la vague de chaleur touche à sa fin et qu'un air froid descendu du Canada devrait nous rafraîchir un peu. Tant mieux car il fait aussi chaud la nuit que le jour et nous ne pouvons dormir qu'épuisés. Nous sommes allés admirer la vue sur Manhatan depuis le Washington Bridge, quand la nuit tombe, une des plus belles vues de New York!

     

    L'exposition, j'y viens enfin. Elle présente des documents venant de feu le bloc de l'est (feu pas tout à fait éteint, les dictatures ont la peau dures), et des travaux d'artistes dont on devine la réalité tour à tour terrible, pathétique et brutale et les efforts pour déjouer la censure.

     

    L'un deux m'a particulièrement marqué Alexandre Robanov Une méningite l'a rendu sourd et muet à l'âge de cinq ans. A la mort de son père, il a vingt et un ans et il développe des comportements violents qui obligent sa mère à le faire hospitaliser. Il passera toute sa vie en hôpital psychiatrique dans des conditions qu'on imagine sordides et dans un isolement croissant. Mais il passera les huit dernières années de sa vie dans un établissement à régime moins sévère et se mettra à dessiner. Ce sont quelques uns de ses dessins qui nous sont présentés. Ils sont fortement marqués par l'imagerie de la propagande officielle et le caractère minutieusement décoratifs des enluminures des contes russes..... à ceci près qu'il y expose une fascination obsessionnelle pour les armes et ce détournement provoque un certain malaise.

     

     

     

     

     


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  • C'est un fou qui délire sous le soleil brûlant.


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  • Très agréable à regarder sans le son ou avec une musique de votre choix.http://data0.eklablog.com/volodia/mod_article5914948_1.jpeg

     


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  • Je me suis levé tôt ce matin pour ne pas étouffer tout de suite. Assis sur mon banc favori de Riverside drive je fume une cigarette sous le regard discrètement réprobateur des joggers. Des nounous noires profitent de la toute relative fraîcheur pour promener les petits enfants des blancs, les écureuils font les poubelles.

    Je lis le Village Voice, rubrique courrier du coeur. Un jeune homme de vingt ans" straight white male" ainsi qu'il se décrit lui même était retourné chez lui pour un évènement familial. Mais voilà que son I Pad est déchargé et il a oublié son chargeur ce qui représente un bouffée d'angoisse pour tout newyorkais normalement constitué. Il fouille dans la chambre de son petit frère de 14 ans absent ce jour là et ô surprise il tombe sur un stock choisi d'images porno homo ce qui dit il ne le choque pas ( mais on devine quand même que le muffin lui reste en travers de la gorge). Mais ce n'est pas tout il trouve également des images d'un homme nu dont la tête a été découpée et remplacée par celle de son propre paternel et là ça commence à faire beaucoup.

    Le plus hilarant est la réponse du chroniqueur qui lui explique qu'à cet âge critique il n'est pas rare que les adolescents aiment beaucoup leur papa et que ce n'est pas dangereux puisque .......le paternel ne risque pas de se faire violer.

    Nous avons vu hier cette très belle exposition au MET consacrée à Alexander Mc Queen qui s'est suicidé récemment.

    Là, il ne s'agit plus de haute couture mais comme il le dit lui même, la mode n'est qu'un vecteur de création. Mais quel statut pour ces créateurs qu'on expose quand ils sont très vieux ou morts? Cela aurait il un rapport avec ce suicide?

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Coney Island encore.....

    Fellinien.


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  • Big Dadddy.


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  • Pas trop chaud les filles?


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    Journée brulante nous nous décidons pour la plage. Brighton beach tout d'abord. C'est le quartier russe, les restaurants servent de la cuisine russe, les enseignes sont en caractère cyrilliques et nous avons même mangé des pyroki.

    Ensuite direction Coney Island et le Luna park. C'est le Dauville de la classe popu. Réjouissant et totalement dépaysant. Il suffit de s'assoir sur la jetée et de contempler le spectacle: toutes les races, toutes les nationalités s'y cotoient . Nous sommes assis en face d'un bar qui diffuse une techno très dansante et cela réjouit les enfants qui s'essayent à un petit pas de danse.

    Voici quelques photos. A ce propos les américains sont très bon enfant et se prête à nos demandes de poses avec beaucoup de gentillesse.


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  • Promenades dans le Cotentin

    Pas toujours bienveillantes ces chapelles, celle là roule pour les républicains à moins que ça ne soit pour le pasteur lui même seul détenteur de l'amour et de la vérité!


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    • Promenades dans le Cotentin

    Il fait une chaleur écrasante ce dimanche.Sur Lexiton avenue une suite d'églises baptistes, adventistes de tout poil.Les offices sont très suivis et toute la communauté noire a revêtu ses meilleurs habits. On commente les prêches, certains pasteurs sont de vraies stars. Ensuite on fait les courses.Nous poursuivons notre chemin jusqu'à Morningside Park qui est réservé aux barbecues. Un vieux noir vend de la glace. Il me dit "en direct du pôle nord, vous n'en voulez pas pour l'instant mais vous me retrouverez sur votre chemin ,demandez Mr Cold".

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Promenades dans le Cotentin

    Elles ne voulaient pas se laisser photographier de face avec un paquet de saucisses à la main mais l'une d'entre elle nous a accordé une petite pose sexy de dos. Merci.


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  • Promenades dans le Cotentin

    Nous nous sommes levé très tôt ce matin, décalage horaire oblige. Central Park à sept heure c'est la promenade des chiens. Une incroyable collection de chiens de toutes races et de toutes tailles, superbement peignés ou rebelles à tout entretien. On se renifle, on se mélange, on se court après, c'est ça la démocratie américaine.

    Aujourd'hui il y a une course " Run for Central Park" sans doute pour dégager des fonds pour l'entretien du parc. Cette course concerne toutes les catégories d'âge et commence à deux ans . Les titis sont très fiers de leurs dossarts mais assez peu intéressés il faut bien le dire par la course elle même. Devant la Boat House un chinois enseigne le Tai Chi à qui veut bien en profiter: un géant obèse, un black avec ce regard parano des junkies et une jeune femme sportive. Il décompose merveilleusement ses mouvements.Il fait très chaud et nous profitons des pelouses pour rêvasser et regarder les écureuils. Nous logeons près de Riverside Park, merveilleuse vue la nuit et fraîcheur bienvenue.

     

     


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  • Promenades dans le Cotentin

    Cette image d'une petite ville française ou le féroce molosse se transforme en mamie curieuse me vient à l'esprit alors que nous nous apprêtons à prendre l'avion pour New York. Trop excité pour bien dormir. Je suis debout dès cinq heures après une série de rêves absurdes , des situations compliquées à dénouer au plus vite sous peine.... de se réveiller. Ouf! Je relis le poème de T.S Eliot "Burt Norton qui a toujours sur moi un effet apaisant. Salut bien à vous, salut bien à vous. J'aperçois de ma fenêtre le chat de mes voisins qui flâne sous les peupliers. C'est un chat gris très doux qui se prénomme Jasper et qui est absolument indifférent au genre humain.

     

     

     

     


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