• OLD TIMES

    OLD TIMES


    C'est en regardant la fort intéressante collection de photographies de la Congress Library de Washington que je me suis souvenu que j'avais récupéré dans un grenier des photographies de cette famille que je connaissais si peu et qui était pourtant la mienne. Alors mon Far West, ma guerre de Sécession à moi c'était comment?

     

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    Mes parents ne parlaient jamais d'argent, surtout pas avec moi, et si  ils en avaient pas mal ils ne m'en donnaient jamais.

    De temps en temps je voyais ma mère effeuiller furtivement les liasses de billets de cent francs avant que le couvercle de ce coffre ne se referme. Ma mère gênée par mon regard remettait la clé dans sa poche mais je savais bien  qu'elle allait la planquer sous un vase près de la cheminée.

    Un jour j'avais une douzaine d'années et je rêvassais dans le salon ou d'ordinaire je ne mettais jamais les pieds lorsque mes parents étaient là. Je fus soudain la proie d'une idée quelque peu dangereuse: forcer ce coffre et prendre un billet de cent francs.

    Mon sens de la propriété n'etait pas encore bien stabilisé à cette époque.

    Je suis allé dans la cuisine pour prendre un couteau solide et sans prendre même le temps de chercher la clé pof! j'ai fais sauter le couvercle.

    Une pulsion irresistible de s'emparer de ce billet. je ne me faisais aucune illusion quant aux conséquences de mon geste mais........ je n'en avais absolument rien à foutre. Je me sentais libre comme un  oiseau, allégé du fardeau de l'envie.

    La découverte de mon forfait provoqua un tsunami chez mes géniteurs. J'étais un véritable criminel à coup sûr, on recherchait une médication efficace pour endiguer le vice, on me prédisait un avenir bien sombre.

    J'étais angoissé mais je n'arrivais pas à me sentir coupable. La rédemption c'était pas mon truc.

    Mais je refusais, malgré les baffes et le chapelet de sanctions qui ne manqueraient pas de suivre, de dire ce que j'avais fait du magot ce qui rajouta aussitôt de l'outrage à l'outrage.

    Le soir je me suis endormi avec le billet dans la main.

     


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  • Les documents présentés dans les deux articles qui suivent sont extraits des archives de mon grand père qui passa une grande partie de sa vie professionnelle dans cette vénérable institution que fut la Samaritaine.

    Ils reflètent bien le modèle patronal en vigueur à cette époque: paternalisme et dèjà incitation à la productivité, encouragements discrets à dénoncer ceux qui ne se conformeraient pas à cet esprit d'entreprise. Le discours de l'inspecteur général est d'une flagornerie grandiose. Admirez au passage le magnifique français dans lequel ces discours sont écrits.

    Je suppose que tous les ouvriers ne se reconnaissaient pas dans ces propos, ils devaient bien y avoir quelques discrets rebelles.

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  • Ah ce "...pas de frelons qui mangent le miel de la ruche."

    Aujourd'hui des frelons qui attaquent de l'extérieur sont en train de lécher ce qui reste de peu de miel de la Ruche, ils en bouffent même les parois! 


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    Employé à des travaux de bûcheronage mon grand-père rencontra de nombreux prisonniers slaves.


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  • Cet enfant déguisé en petit soldat sur un fond antique! 

    Et celui ci tout de laine vêtu. Affreuses grosses mailles , élégant petit banc.

     

    Cet énorme noeud sur la tête et un léger strabisme. Bref elle n'est pas vraiment à son avantage.


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    Lors de la seconde guerre mondiale Grand père ( plus prosaiquement apellé "Papy", je détestais ce nom et m'efforçais de ne jamais l'apeller ainsi), était trop vieux pour les combats ce qui lui a une fois de plus sauvé la vie.

    Il fut versé dans la défense passive. Son rôle de Chef d'ilôt consistait à diriger les gens du quartier vers des abris souterrains en bon ordre si possible dans ces moments de terreur. Il aimait la photographie. Dès la fin de l'alerte il sortait son appareil et saisissait ce témoignage de la barbarie de toutes les guerres.


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  • De ces quelques documents officiels j'ai juste masqué ce qui pouvait permettre de l'identifier


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  • 1940  Grand père un honnête homme.

     

    La fuite devant la menace allemande, tout le monde sur les routes, confusion,panique. Grand père sur le bord de la route trouve un joli magot, quatre mille cinq cent francs (c'était une belle somme somme à l'époque) et va la remettre à la Mairie.


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  • Rapatrié

    Avec une belle faute d'orthographe. Bande d'ignares!


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  •                                      Transcription


     On est heureux quand on a rempli son devoir.Quelles choses ne voit on pas tous les jours.Personne n'est sans défaut aucun de nous n'a gagné le prix. J'entends la voix de quelqu'un.Beaucoup ont fait la même expérience.Les garçons ont joués toute la matinée les uns avec les autres. Connaissez vous quelqu'un dans cette ville? Non je ne connais personne. On ne doit envier personne pour son bonheur.Qu'y a -t-il de nouveau? Je ne sais rien de nouveau. L'année dernière nous avions parcouru toute la Suisse. Le professeur punit tout élève qui ne sait pas sa leçon.



    J'ai retranscrit cette missive" relue par la censure" Elle est adressée à Grand Père dans son camp de prisonniers de Bavière. Que pouvaient comprendre ceux qui la relisait?   

    La Censure est toujours le fait des plus bêtes!


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  • Les guerres de Grand père (1914-1918) 

    Grand père a vécu la grande boucherie. Il s'en est tiré parcequ'il a été fait prisonier assez rapidement et envoyé dans un camp situé près de Lanshut dans le sud est de la Bavière. Dans ce camp il y avait également des prisonniers russe, des slaves en tout cas. Il faisait du bucheronnage et la cuisine ce qui m'a étonné car je ne l'ai jamais vu toucher une casserole. 

    On pouvait se faire prendre en photo format carte postale pour envoyer des nouvelles à sa famille. Grand père se trouvait beau mec et adorait poser avec ses camarades. Il n'aimait pas les militaires et faisait des imitations hilarantes du troufion de base avec un balai pour seul accessoire, ses copains me l'ont dit.

     


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    Dans la famille paternelle je voudrais l'arrière arrière grand mère. Voilà qui est fait mon enfant!

    Oui je saute une génération car de l'arrière grand mère point de traces.

     

    Elle venait du pays de Boulognes sur mer. Que faisait elle? On dirait bien une femme de la campagne avec cette coiffe en dentelle. Elle ne doit pas être bien riche, l'une de ses chaussures est trouée. Le chien a de très jolies oreilles.


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  • La voici avec sa petite fille fille ma grand tante Alexandrine, née en 1890. On change d'époque et peut être de statut social.

    Ma grand tante avait vite compris qu'il fallait sortir de ce bourbier. C'était une forte personalité. Elle savait probablement qu'elle n'était pas très belle alors elle pouvait se permettre d'être complètement exentrique.Elle a épousé un gérant de magasins de mode, un géant de deux mètres. Elle est devenue très riche, de Boulogne on passe à Blois ou le couple ouvre un magasin d'antiquités.

    Je l'ai un peu connue. Elle débarquait une fois par an au volant de sa voiture, la légende familiale dit qu'elle fut l'une des premières femmes à conduire une voiture de course, on entend ça dans beaucoup de famille. Elle avait obtenu son permis de conduire en 1937, elle participait à des rallyes.

    Ses séjours brefs mettaient tous les adultes en transe, qu'allait elle inventer cette rebelle à l'ordre familial, dejantée et qui ne craignait personne?

    Mon grand père dont la seule ambition dans la vie était d'être tranquille s'angoisssait de ses arrivées intempestives. Elle commençait toutes ces phrases en l'apellant" Mon pauvre Henri".

    Quand à mon père il n'osait rien dire quand elle m'embarquait pour une virée dans Paris: achats de vêtements très chers et thé dans un Grand hôtel. Elle me prodiguait des conseils précieux à savoir que dans la vie, il ne faut écouter personne et surtout pas ses parents, mais faire ce qui nous tient réellement à coeur.

    Elle parlait très fort et tout le monde se retournait sur son passage.


     


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  • Je l'ai connu comme ça. Une vieille bonne femme qui tournait à cent à l'heure ce qui me changeait de ma famille dans laquelle on s'ennuyait ferme.

    Regardez son géant de mari! Le couple attirait les regards, elle aimait beaucoup ça.

     


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  • Ils s'habillaient beaux pour se promener aux Buttes Chaumonts.


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    Ma grand mère était une jolie  fille, mais d'une famille dont le déclin financier ne faisait que s'aggraver d'années en années. Elle s'était déconsidérée en épousant un homme d'origine très modeste mais débrouillard, et d'une patience infinie. Qualité  mise à l'épreuve tout au long de son mariage. Sur la première photo elle est vraiment jolie.

     On la retrouve ensuite avec un enfant et le sourire, le visage est mûri, elle parait pleine de vitalité.

    Quelques années plus tard la voici dans une pose qu'elle affectionne avec l'un de ces nombreux couvre chefs.

    Car ma grand mère restait persuadée que le chapeau fait la femme comme l'habit fait le moine.

    L'expression de son visage est moins avenante, le sourire a disparu.

    Moi j'ai surtout connu la période "Margareth Tatcher" de la dernière photo. Malheureusement ce fut la moins "glamour".

    Je la trouvais pénible, elle s'étouffait devant mes insolences,bref on ne s'entendait pas plus que ça.

     


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  • Ce café de Meudon appartenait à ma famille du côté de mon grand père. Je ne sais pas de qui il s'agit.


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