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  • La pluie très douce comme la lumière et nous avons l'impression de flotter entre deux eaux. 


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  • Promenades dans le Cotentin

    • Tout commença en 1722 quand Pierre Jallot de Beaumont, un mousquetaire du Roi hérita cette demeure de son oncle à Valogne et décida d'en faire sa résidence d'hiver.

    L'architecte fut Raphaël de Lozon qui mourut au château en 1771, les travaux durèrent quatre ans.
    Le fils Beaumont qui porte le prénom un brin désuet de Marie Bonaventure en hérita mais émigra pendant la Révolution. Bon réflexe camarade car le château fut pillé puis servit de Maison de détention. Les prussiens l'occupèrent pendant la guerre de 70. 
    L'arrière petite nièce de Marie Bonaventure le céda à un roturier qui lui même le refila au Comte de Froidefond de Florian, diplomate originaire de la région. Son neveu en hérita lui aussi; retour des allemands pendant la seconde guerre mondiale, bombardements alliés en 1944 et occupation des américains.
    Le neveu le transmis....à sa nièce (une vraie ruine, merci mon oncle) , la Comtesse des Courtils dont le fils épousa devinez qui? l'arrière petite nièce de la Comtesse de Florian.Ouf ! ça reste dans la famille, famille qui entreprit sa restauration. 


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    Promenades dans le Cotentin

    • En redescendant sur Valogne vous trouverez ce village au nom délicieux . Montaigu parce que l'église est située sur une hauteur. La Brisette un château à quelques kilomètres.

    C'est encore un joli village à la française comme on en voit de moins en moins. Cette maisonnette devait être celle du gardien du cimetière.  Une maison jouet dont les tuiles ont suivi la charpente qui s'affaisse, prise dans l'étau croisé du lierre et de la vigne vierge. La nuit , un fantôme affublé d'une casquette rebat des cartes qu'il ne distribue qu'à lui même.....devant un grand verre de vin. Enfin c'est moi qui le dit!

    Ce cimetière abrite un ossuaire orné de statues de saints décapités et une source souterraine à l'endroit ou se dressait jadis une fontaine dont l'eau vous délivrait de votre exéma.

    Une autre maison offre la vue sur une vallée toute de verdures avec de beaux arbres.


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    Promenades dans le Cotentin

    • Dans toutes les villes explorer les parcs, les jardins botaniques même les plus modestes.

    Dans celui ci nous sommes les visiteurs les plus matinaux, ça crachine ce qui donne une consistance ouatée et incertaine au décor. Un parc c'est toujours un décor, certains sont affreux genre "nature customisée", d'autres ont le charme des contes. 

    Un couple de cygne s'acharne avec une fureur comique sur un carré de plantes grasses. Nous ramassons les fruits d'un arbre inconnu de nous , ce sont de parfaites roses d'écorce.

    Le château a été joliment bricolé au fil des siècles et cela continue. On en revient aux matériaux rustiques : bois, briques et enduits de parement de sable ocre. Il séduit mais n'impressionne pas le promeneur, il ne l'écrase pas de sa vanité. 

    Il abrita les amours incestueuses de Julien et Marguerite de Ravalet, enfants de Jean III de Ravalet.

    Julien et sa soeur s'aimaient trop, on les sépara. On envoya le garçon au collège à Coutances. Quand il revint Marguerite était mariée (mal) à un homme plus âgé qu'elle.

    Ils s'enfuirent et se cachèrent mais finirent éxécutés en Place de Grève à Paris le 2 Décembre 1603, pour inceste et adultère.



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  • C'est un pays de couleurs et de lumière, d'air, d'eau et de vent.

    Cette photographie floue tend vers l'aquarelle: rouge violine des collines, vert des prés,ciel exsangue. La pluie sur mes lunettes et sur l'objectif noie le paysage et le réduit à l'essentiel, comme le fait l'aquarelle. 

     

     

     

     

    Promenades dans le Cotentin


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    Journal de temps, en temps.......

     

    • En 1252 Jeanne de Granville, faute de descendant mâle épousa Raoul d' Argouges seigneur de Gratot, promu chevalier la même année. 
    • Mais elle n'a pas connu ce modeste château, château de poupée, dont la construction ne commença qu'au 14ème siècle. La famille d'Argouges le revendit en 1771.
    • Les différents propriétaires le délaissèrent jusqu'au 19ème siècle, il servit à entreposer les fourrages des fermiers du coin. Nous étions seuls dans le parc ce qui ajoutait à ses charmes. C'est assez rare aujourd'hui ,cela mérite d'être souligné.

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    Journal de temps, en temps.......

    • Promenade dans la Haute ville, les maisons de pierre sombre. Cette fenêtre à hauteur de chats ou de chiens, si d'aventure ils s'en trouvaient pour mettre le nez dehors, offre un joli panorama sur le port.  
    • Les villes fortifiées devant l'immensité de la mer.

    La construction de l'enceinte de la ville commença le 26 octobre 1439 sur ordre de Sir Thomas de Scale, sénéchal de Normandie.


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    Journal de temps, en temps.......

    Nous sommes partis tard, il faisait déjà nuit. Nous avons roulé sous la pluie en écoutant cet album des Cocorosie "Grey Oceans" . Etranges rengaines de vieilles poupées un peu déglinguées aux charmes ensorcelants .

    Nous sommes arrivés à Cancale après s'être un peu perdu : "Cancale c'est plus près de ST Malo ou du Mont St Michel?"

    Petit hôtel décor gentiment niais, très propre, murs de carton. Fumé un p'tit dernier sous l'auvent. Demain il pleuvra encore et on s'en fiche. Nous aimons voyager par tous les temps, nous sommes prêts à affronter toutes les tempêtes.

    Avant de m'endormir j'essayais de me représenter le Cotentin: Marais, vents, mystères.....

    Cancale nous connaissons déjà. Au bout de la baie il y a un rocher qui me fascine, cela date du temps ou je peignais plus facilement qu'aujourd'hui. Un jour je le ferai ce tableau, le rocher d'un grenat profond sur une mer gris taupe.

    Le lendemain nous nous sommes approché du Mt Saint Michel. La route ne conduit plus jusqu'au pied du mont, un vigile ,gros bouledogue assez con, veille à ce que les touristes rejoignent les parkings. Un japonais, petite valise à roulettes et masque chirurgical sur la bouche essaie de retenir un parapluie caractériel. Nous faisons demi tour, le Mont Saint Michel vu de loin reprend de son pouvoir sur le voyageur .


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  • Un petit cimetière plein de charme et sous couvert d'un bosquet, un peu à l'écart la tombe de Barbey D'Aurevilly. Les morts ont quelquefois l'assurance d'un vrai repos. C'est de plus en plus rare il faut bien le constater.

     

    C'est l'hiver nous sommes seuls et il pleut doucement,de ces pluies qui l'air de rien vous trempent jusqu'aux os.

     

    Hugo, Flaubert ou Zola ne l'aimaient pas ce personnage de dandy réactionnaire qui finit par être un monarchiste intransigant qui méprisait tout ce qui ressort de la modernité et qui après son retour à la religion méprisait néanmoins le parti catholique de l'époque. Dandy décadant, attiré par le fantastique il laisse des romans et nouvelles qu'on ne lit plus beaucoup aujourd'hui. Tout juste se souvient on qu'il a écrit la nouvelle "Les Diaboliques" dont c'est inspiré Clouzeau pour son film éponyme.


    Il est né ici à St Sauveur le Vicomte en 1808, le 2 novembre jour de la fête des morts. C'est aussi un écrivain régionaliste  normand, les paysages sauvages du Cotentin et le patois dans lequel il a grandi ont laissé une emprunte sur son oeuvre. C'est "un petit maître" comme on dit en peinture et personnellement je prise fort cette catégorie.

     


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    Journal de temps, en temps.......

    Après avoir longé la côte nous arrivons à Barneville Carteret pour le thé. Nous avons résisté à la pluie, au vent, aux embruns. Il y a de très jolis villages, de gros bourgs, biens conservés. Ces maisons de pierre, imposantes ou touchantes , hôtels de notaire ou demeures du pêcheur, avec la lumière déclinante nous plongent dans l'atmosphère surannée d'un vieux film expressioniste.

    Cette église avec quelques tombes blotties sur ses côtés sent bon la France, elle est située en face de la gare de Carteret aujourd'hui abandonnée, sur laquelle la nature reprend ses droits.



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  • La gare de Carteret

     

    Cette petite gare était le terminus de la ligne de Carentan à Carteret mise en service en juillet 1889. De Carentan on rejoignait la ligne de Cherbourg à Paris.

    La voici avant 1920 et abandonnée aujourd'hui. 

     


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  • Serait ce St Germain lui même, complètement bouffé par le vent qui apporte avec lui les embrunts? Le sel a rongé sa face puis tout son corps.

    Cet évêque d' Auxerre (380-448) est mort à Ravenne bien loin d'ici. Il a lutté contre les hérésies en Bretagne. Il a fait un miracle a Travia: son bâton de marche planté en terre se transforma en un arbre verdoyant.

    Cinq jeunes filles accompagnèrent son cercueil......... qui moururent en route. On trouve la trace de leurs noms dans celui de villages de l'Yonne.


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