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    Le jardin porte le nom de son créateur un assureur parisien passionné de végétaux exotiques. Lors d'un voyage en 1897 il tombe sous le charme de l'île de Batz étonné par la présence de nombreux végétaux rares rapportés par les marins des quatre coins du monde. De 1897 à 1918 Georges Delaselle dirige les travaux et les plantations. Il fait modeler un cordon de dunes artificielles pour   se protéger des vents et procède à l'excavation d'une cuvette profonde de cinq mètres dont les bords sont travaillés en terrasses. C'est à cette époque qu'il met au jour une nécropole datant de l'âge de bronze. En 1918 il se retire sur l'île pour se consacrer uniquement à sa création. A sa mort en 1944 la dune a laissé place à une véritable oasis.

    Vendu à plusieurs reprises le jardin tombe à l'abandon. Ce n'est qu'en 1987 qu'une équipe de bénévoles réunis en association décide de faire renaître ce paradis miniature soutenu par le Conservatoire du littoral qui devient propriétaire du site en 1997.

    Suite aux tempêtes de 1999 le jardin a été réaménagé par les paysagistes Guillaume Geofray Dechaume et Gilles Clément.


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  • Deux chapelles.

    Deux chapelles.

    Deux chapelles.

                                  Sur la commune de Lanilis.

    Deux chapelles.

    Deux chapelles.

    Deux chapelles.

    Deux chapelles.

                         Ploumoguer la chapelle de Loc Meven.                         

    Ces petites chapelles sont souvent bien cachées. La première à l'entrée d'une propriété. Le soleil décline qui a tapé fort toute la journée et c'est un plaisir de s'assoir sur ce banc et de se laisser gagner par la quiétude de ce lieux. Les anges doivent y prendre le thé.

    La seconde est nichée au fond d'un vallon et dans une trouée du paysage on aperçoit la mer. beaucoup de saints nous dit on sont arrivés en Bretagne sur des barques de pierre. N'essayez pas il n'y a que les saints qui ne coulent pas.


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  • Tremaouezan.

    Tremaouezan.

    Tremaouezan.

    Tremaouezan.

    Tremaouezan.

    Tremaouezan.

    Tremaouezan.

    C'est un petit village au nom d'antipsychotique ( ça va pas fort? Un comprimé de Trémaouezan matin et soir et c'est reparti!). Une école maternelle dont les rires des enfants égayent le silence et cette très belle église qui vaut le détour.


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  • Les Forges des Hunaudières et le Moulin du Pont

                                                 Le Moulin du Pont à quelques kilomètres.

     

    Le site des Forges de la Hunaudière était un haut lieu métallurgique du pays de Châteaubriant, actif depuis le milieu du 16ème siècle et jusqu'en 1882. 

     

     

    Il est vraisemblable que l'activité sidérurgique de la région remonte à l'époque dite "de la Tène" (Vème siècle avant J.C) et s'est poursuivie sans discontinuer pendant les périodes celtiques et gallo-romaine.

    Il faut toutefois attendre le XIIème siècle pour trouver le premier texte mentionnant l'existence d'une activité sidérurgique sur le site de Chahin de la Hunaudière.

    L'Abbé Goudé rapporte dans son ouvrage la rénovation de la Hunaudière par Sully, laissant donc supposer l'existence d'un établissement plus ancien.

    Le métallurgiste suédois, A. Constrom en voyage en France en 1662, confirme dans ses comptes-rendus l'existence d'une usine à la Hunaudière. A cette époque, le pays de Syon appartenait à la famille de la Chapelle. Leurs biens furent vendus à la révocation de l'Edit de Nantes à la famille de Créqui qui les garda jusqu'en 1748.

    A cette date, ils furent vendus au sieur de Granville, conseiller au Parlement de Bretagne. Celui-ci céda le fief de Limèle et la forge de la Hunaudière en 1776 au prince de Condé. La forge fut affermée par bail à Louis Malherbe qui érigea la digue actuelle pour former l'étang.

    Louis de Condé ayant émigré dès la prise de la Bastille, les forges de la Hunaudière devinrent Bien national. Elles furent acquises en 1809 par François Demangeat, également régisseur des fonderies d'Indret et de Moisdon. La famille Demangeat construisit une nouvelle maison des Maîtres des forges et resta propriétaire de la Hunaudière jusqu'en 1853.

    Les nouveaux propriétaires étaient peu intéressés par l'activité sidérurgique. La forge d'affinage fut fermée en 1852 et le haut fourneau définitivement éteint en 1883.

    Un moulin et une scierie utilisant l'eau de l'étang comme force motrice furent implantés à la place de la forge. La scierie cessa son activité à la fin des années 1930 et le moulin ferma dans les années 1960.

    En 1985, la commune de Sion les Mines a acquis une partie de l'ancien site industriel, l'étang, les deux maisons de Maîtres, la chapelle Saint Eloi et le bois qui l'entoure.


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    La mer toujours.

    Et pour en terminer avec cette escapade en Finistère la mer. Ces grandes plages à Saint Pabu ou autour de Ploudalmezeau. Les ciels qui d'un instant à l'autre virent du bleu au noir menaçant. Ces énormes rochers. Retour en ville . A la prochaine fois.


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  • La légende veut que les chrétiens massacrés par les Païens au Vème siècle aient été enterrés dans ce lieu. Les historiens pensent que ce serait plutôt la sépulture de bretons tombés sous les coups des envahisseurs normand au xème siècle. Quoi qu'il en soit les pénitents qui venaient en pèlerinage devaient effectuer neuf fois le tour de ce lieu sacré en récitant des prières, pieds nus et le chapelet à la main.

                                Les pains devenus pierres

    Pour punir un fermier qui lui refusait l'aumône, l'ermite aveugle Saint Hervé transforma en pierres les pains qu'il venait de cuire. Ce sont les huit galets, sept petits et un gros, qu'on trouve au pied du calvaire de l'enclos paroissial. L'hermitage de Saint hervé se trouve à trois kilomètres de là.


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    L'église Saint Budoc ( prénom pas facile à porter) est fermée aujourd'hui. Elle est très mal entretenue, les gouttières sont bouchées par la mousse qui recouvre la Piéta et les très anciens tombeaux au pied d'un calvaire assez récent et de peu d'intérêt.

    Saint Budoc, moine d'origine bretonne aurait traversé la Manche dans une auge de pierre(il n'y a qu'un saint pour défier à ce point les lois de la physique). Le bruit de la mer le gênant dans ses prières il aurait décidé de continuer son chemin sur la terre ferme. Ayant hissé son lit de pierre sur un attelage il résolut de construire une église là ou le chariot s'arrêterait. Ce fut à Plourin. Par la suite Saint Budoc devint archevêque de Dol de Bretagne ou il succéda à Saint Samson.

    A la mort de Saint Budoc en 608 son disciple Ildut aurait été chargé de ramener son bras droit à Plourin. Sur la route le curé de Brech (Morbihan) se serait emparé de la relique. Ildut parvint à arracher trois doigts qu'il garda dans sa bouche jusqu'à Plourin. Imaginez ces deux personnages en train de se bagarrer comme des chiffonniers!

    On peut voir ces trois doigts dans l'église enchâssés dans un bras d'argent.

     

     


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  • Posporder: La chapelle Larret

    Posporder: La chapelle Larret

    Un lieu de culte très ancien aurait existé sur ce site avant d'être christianisé au moyen âge si l'on en croit la stèle de l'âge de fer surmontée d'une croix pattée et nimbée visible dans l'enclos.

    La chapelle actuelle présente la particularité d'offrir, intégrés dans la maçonnerie des murs, des vases acoustiques dont le col ouvert permet d'amplifier la voix du prédicateurs et des chanteurs. Elle a été édifiée au seizième siècle dans le bourg de Larret, paroisse indépendante jusqu'en 1810 et commune jusqu'en 1970 lorsqu'elle fut rattachée à Posporder.

    Saint Léonor pourrait être San Lanard auquel est dédiée la fontaine voisine dont l'eau est bienfaisante pour les yeux. J'y ai pour ma part trouvé noyée cette salamandre et j'ai préféré gardé ma vue basse comme en témoigne cette curieuse photo.

    De quoi est mort ce clerc mineur à l'âge de vingt deux ans?


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    An Tort c'est ainsi qu'on le surnomme parfois à cause de ses deux bosses.Celles ci étaient au dix neuvième siècle l'objet d'une étrange coutume: les nouveaux mariés venaient se frotter le ventre contre les bosses du menhir, l'homme dans l'espoir d'avoir des enfants mâles, la femme pour assurer son règne sur la maison.Le menhir de Kerloas serait le plus haut de France encore debout. Il se dresse a plus de dix mètres, il en mesurait douze avant d'être décapité par la foudre.Il a été érigé il y a environ 5000 ans sur cette crète de 132 mètres d'altitude. Visible à trente kilomètres à la ronde il constituait parait il un point de repère pour les navigateurs.

    Sous son pied un trésor serait caché uniquement visible pendant la nuit de Noël.La légende dit qu'au premier coup de minuit les menhirs courraient s'abreuver à l'océan. Mais lorsque sonnait le douzième coup ils avaient déjà repris leur place stoïques, immobiles, insensibles aux attaques du temps.

    Malheur aux imprudents qui éblouis par les richesses dévoilées avaient oublié l'heure ils étaient écrasés.


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  •                                Le Pardon des chevaux

    La chapelle du dix septième siècle reconstruite au dix neuvième siècle est dédiée à ST Eloi protecteur des chevaux, des forgerons et des orfèvres.Le saint est en général représenté accompagné d'un cheval le pied levé sur l'enclume.Le Pardon a lieu le dernier dimanche de juin et se déroule selon un rite immuable: la bénédiction des chevaux,le lamn Sant Alar et les offrandes.

                                Le lamn Sant Alar: le saut des chevaux

    Lors du défilé devant la fontaine chaque cheval reçoit sur la croupe une écuelle d'eau puisée dans la fontaine consacrée qui sous la protection de Sainte Brigitte possèderait des vertus de fécondité.

                                      Les offrandes 

    Les cavaliers mettent pied à terre,déposent une offrande( crin de cheval, beurre, avoine) sur la table entière près de la porte et tournent trois fois autour de la chapelle en tenant leurs chevaux par la bride.

    Le bâtiment à droite de la chapelle est un ancien presbytère construit en 1539, il est à vendre.


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  • Tapi dans un écrin de verdure et perché sur une hauteur au dessus de Saint-Eloi et de l'Aber Ildut, se trouve le charmant manoir de Brescanvel, édifice du XVIe siècle à porte gothique et grandes baies coupées de meneaux.
    Une tourelle à cul de lampe fait saillie sur la façade et abrite un escalierà vis. A l’extrémité de l’aile droite, la chapelle domestique porte un écusson avec pies de mer et la devise :

    « euz a neubeut awalc'h »

    « De peu assez ».
     
    Cet écartelé rappelle l’alliance à la fin du XVIe siècle de Claude Le Roux et de Marie de Corpel.
    La famille Le Roux possédait jadis cette terre. Elle s’est éteinte en 1755 avec Messire Charles Le Roux de Brescanvel, recteur de Guilers, qui laissa pour héritier son cousin germain François de Poulpiquet.
    Les de Poulpiquet s’étaient alliés aux Brescanvel par le mariage de Jeanne Le Roux, dame de Brescanvel, avec Jacques de Poulpiquet, fils d’Hervé, seigneur de la Roche-Durand et de Jeanne de Keroulas.
    Ce manoir est toujours occupé par un membre de cette famille en la personne, d’Alain de Poulpiquet, qui l’a restauré avec son épouse Michèle.
    Une croix sur le bord de la route fut érigée en 1888 comme ex-voto par Ernest de Poulpiquet qui échappa de peu à la foudre tombée à cet endroit.


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    Situé entre Lanrivoaré et Brélès le château de Kergroadès, construit de 1602 à 1613 par François de Kergroadès, seigneur dudit lieu, Du Bois, de Kerver, de Kerangomar, chevalier de Saint-Michel, d'une famille très ancienne dont le blason était "fascé de six pièces d'argent et de sable", et de la devise "en bon espoir".

    Kergroadès est un grand édifice carré, flanqué de tours à meurtrières aux quatre angles. L'une d'elle est surmontée d'une coupole, l'autre est couronnée par une plate-forme revêtue d'un parapet à mâchicoulis. À l'entrée, mur de protection surmonté d'une terrasse supportée par des arcades, dans lequel s'ouvrent deux portes, cavalière et piétonne, encadrées l'une et l'autre de pilastres d'ordre ionique. On lit sur la corniche un verset de l'Ecclésiaste :

    "Si non in timore di tenveriste instanter cito subvertatur domus tua"
    (Si tu ne te maintiens pas constamment dans la crainte du Seigneur, ta maison sera anéantie).

    On aperçoit, de la cour d'honneur le manoir, demeure imposante, inspirée du château de Kerjean à Saint Vougay. De Renaissance bretonne, le château conserve un caractère défensif. La cour est fermée par un parapet de défense. La façade est percée de nombreuses et larges fenêtres à croix de pierres et surmontée de croisées de mansardes richement sculptées. Wikipedia.

     

     

     


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  • J'ai fumé une cigarette sur le pont arrière, j'étais un peu mélancolique et ce coucher de soleil sur la mer comme un cadeau.


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  •                                                           Le port du Conquet

                         Josef est assez beau avec son visage grave, bien plus beau que la Vierge Marie qui a  l'air d'une meringue un peu molle.           

     

    une escapade à Ouessant.

    Une journée très ensoleillée à Ouessant. Marché vers le phare du Créac'h.

    Je ne vais pas très bien en ce moment "Qui voit Ouessant voit son sang" " Qui voit Molène voit sa peine" " Qui voit l'île de Sein voit sa fin" Nous n'y sommes pas allés" Et après ça qui dira que je n'ai pas l'optimisme chevillé au corps!


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  • Langon: la Chapelle St Agathe.

    Quelle belle discipline que l'archéologie!

                    Une salle de bains de l'époque gallo-romaine

    L'étude minutieuse menée sur les murs à partir des matériaux et des mortiers a permis de reconstituer l'histoire de cette chapelle en déterminant plusieurs phases de construction. L'édifice est constitué de trois bâtiments principaux aux formes et aux fonctions diverses qui se sont succédés pendant 1800 ans.

    Au premier bâtiment correspond la partie des murs les plus soignés et construits avec des petits moellons cubiques en grès brun, séparés par d'étroits joints de mortier décorés d'une ligne en creux. A intervalles réguliers, des cordons de tuiles rouges plates viennent donner de la cohésion à l'ensemble. Il s'agit d'une technique de construction en opus mixtum qui est en usage dans le monde romain au IIème siècle après JC. De cette construction romaine , seule une salle rectangulaire et une abside voûtée en cul de four distribuée à l'intérieur par une superbe arcade de brique subsistent. De plus sur cette même voute, a été partiellement conservée une peinture représentant Vénus.

    Concernant la fonction originelle de ce bâtiment les dernières recherches menées en 1996 ont permis d'identifier ces élévations comme les restes d'un établissement thermal. De ce dernier, trois pièces, une partie du système de voûtement et un axe de circulation peuvent être restitués.

    Quant à l'abside elle correspond à la salle froide appelée frigidarium. Enfin l'étude approfondie menée sur la peinture par des spécialistes a permis de conforter cette hypothèse. Selon eux elle correspond à l'un des thèmes de prédilection des romains por le décor de leur salle de bains et aurait été réalisée à des fins ornementales. Ces thermes probablement de petite dimensions appartenaient probablement à un riche propriétaire foncier dont la résidence devait se situer à proximité peut être sous l'actuelle église du village. En effet en contrebas dans un jardin des restes de maçonnerie gallo-romaines ont pu être observés.

                      Une église paléochrétienne Sainte Vénus.

    Au cours du 4ème siècle, de nombreuses villas sont définitivement abandonnées, livrées au pillage, démontées ou bien réutilisées comme ce fut le cas à Langon et dans d'autres villes comme Entrammes. La réutilisation partielle ou totale des bâtiments d'origine gallo-romaine montre que les techniques romaines ont gardé au cours des siècles qui ont suivi, tout leur prestige et sont restées une valeur de référence.

    Quand les premières communautés chrétiennes se constituent dans la région de Langon à partir du 4ème et 5ème siècle, elles trouvent dans ces thermes le plan idéal pour une petite église avec son abside tournée vers l'est. Les fidèles sur élèvent les murs en imitant l'appareil romain, percent des fenêtres, détruisent la partie centrale pour y aménager un clocher de 7 à 8 mètres de haut et enfin masquent la peinture romaine par une représentation au trait rouge sur fond blanc du Père éternel.

    Cette peinture reproduite par Charles Langlois avant qu'il ne la détruise en 1841 était l'un des plus anciens témoignage de la peinture chrétienne en Bretagne du 6 ou 7ème siècle.

    Le catulaire de l'abbaye de Redon nous livre en 838 le nom de cette église <ecclesia Sancti Veneris>. Ce vocable transformé en Vener (du breton signifiant Venus) puis francisé en Vénier signifie Eglise Sainte Vénus.

    Selon C.Chaigneau il s'agit d'un exemple exceptionnel d'assimilation du nom de la déesse du panthéon romain par la nouvelle religion chrétienne sans doute dans le but d'une conversion en douceur des populations locales.

    A proximité de cette église, ont été découverts en 1954 de nombreux sarcophages en calcaire coquiller. Ils étaient en usage au cours des 6ème et 7ème siecles dans les régions de haute Bretagne qui n'avaient pas été occupées par les bretons. Toutefois on ignore si cette nécropole a précédé ou non la transformation du bâtiment romain en église.

    La petite stèle placée au dessus de la porte, retrouvée lors de fouilles dans la chapelle est d'origine funéraire. Cette nécropole ne va cesser de s'étendre pendant tout le Moyen Âge. Au début du 19ème siècle le cimetière occupe l'espace compris entre l'église et la chapelle. A partir de 1842 il est translaté à l'extérieur du bourg pour des raisons économiques( aménagement d'une place de marché) et hygiéniques.

          Une chapelle funéraire au coeur d'un groupe paroissial. 

    Lorsque les moines de l'abbaye Saint Sauveur de Redon deviennent les seigneurs du territoire de Langon au 9ème siècle, ils décident la création d'un nouvel autel dédié à St Pierre. Ce dernier va supplanter l'église Sainte Vénus en devenant le centre spirituel d'un espace sacralisé aux limites bien définies.

    L'église Sainte Vénus est alors convertie en chapelle funéraire, rôle qui sera le sien jusqu'au 18ème siècle. les murs de la nef sont partiellement arasés, le clocher central est remplacé par les murs actuels.Une porte ceintrée est percée au sud.

    Au 11ème siècle lors de la reconstruction de l'église Saint Pierre et Paul, les moines placent l'entrée principale face à la porte de le chapelle et plaquent ensuite sur chacune d'elles un gable triangulaire en grès brun dit roussard, minéral déjà présent dans les murs de la chapelle et le chevet de l'église. Ainsi par l'emploi de matériaux identiques, dont l'usage remonte à l'époque romaine, les moines ont la volonté d'appliquer sur chacun des deux monuments un même style architectural créant une homogénéisation esthétique parfaite de l'ensemble paroissial, assurant la continuité d'un programme monumental aux origines prestigieuses.

    Au 1èème siècle les enfants sont enterrés à proximité ou à l'intérieur de la chapelle. Au siècle suivant, l'église remplace le vocable de Vénier par Agathe, sainte officielle du panthéon chrétien qui eut les seins coupés. Peu de temps après un pèlerinage très particulier y a lieu: des nourrices implorent cette sainte en faisant 7 fois le tour de la chapelle, afin de pouvoir allaiter. Il perdure jusqu'au milieu du 19ème siècle. Mais très vite ce pèlerinage est dénoncé comme étant contraire à la dignité de la religion et l'église finit par interdire cette pratique puis la chapelle est finalement désaffectée.

    Lors de la révolution la chapelle est convertie en Temple de la Raison, puis en salpêtrière. Sous la monarchie de juillet, le maire souhaite en faire une salle de classe en y accolant la maison du maître d'école. Ce projet est vite abandonné et elle sert d'entrepôt dans lequel les ouvriers qui restaurent l'église du village viennent éteindre leur chaux. C'est alors qu'une terrible menace pèse sur la chapelle. Un rapport de l'inspecteur des Monuments historiques indique au sous préfet de Redon" qu'elle est dans un état déplorable et que le curé a l'intention de l'abattre". Aussitôt un jeune architecte de Rennes Charles Langlois est envoyé en 1839 avec pour mission de réaliser des devis et des plans de restauration. En poursuivant ses recherches concernant des traces de peinture ancienne sur la voûte de l'abside il a miraculeusement découvert Venus sortant des eaux.

    C'est l'association Arcade qui a réalisé ce document en s'appuyant sur différents travaux de recherche.

     

     


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  • Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Le village de Langon sur les bords de la Vilaine est un beau village qui se meurt doucement. De belles maisons de pierre qui s'écroulent dans une indifférence tranquille. C'est un site très ancien, occupé depuis des siècles comme vous le lirez dans l'article sur la chapelle Saint Agathe.

     


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    La lumière décroit sur l'Île aux pies. Marcher tranquillement se fondre dans l'ombre et revenir en pressant un peu le pas avant que la nuit nous englobe tout à fait.


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    C'est une journée d'hiver, l'air est saturé d'humidité, le brouillard dévoile à peine les formes mais il fait doux. Dans les prairies les grandes aigrettes se posent en bandes elles qui appartiennent à l'air ,au ciel et aux eaux marécageuses.

    Il fut un temps ces belles maisons de pierres, ces moulins témoignaient d'une vie rurale dont on rêve aujourd'hui. La nature engloutit peu à peu sous la mousse et les lichens les traces de ce monde si proche mais qui retourne au silence de la forêt. Nous sommes seuls dans ce paysage de roman.


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    La chapelle de Tréorenteuc

    La chapelle de Tréorenteuc

    La chapelle de Tréorenteuc

    La chapelle de Tréorenteuc

    La chapelle de Tréorenteuc

    La chapelle de Tréorenteuc

    La chapelle de Tréorenteuc

     

    La chapelle de Tréorenteuc

    Nous arrivons à Tréhorenteuc en fin d'après midi et l'église est fermée. Nous reviendrons demain, en attendant nous nous contenterons de faire le tour des lieux.

    Jolie croix rouillée dans le cimetière, j'aime bien ce qu'on devine des vitraux de l'extérieur et il y a cette inscription qui m'intrigue sur le chapitre" La porte est en dedans", invitation à ne pas se contenter du monde profane?

    Sur la place de beaux arbres et une carriole qui invite les touristes à une promenade en forêt.

    Devant l'église une statue d'un curé qui porte des lunettes. c'est rare une statue avec des lunettes non? Je photographie aussi ses souliers.

    Ce prêtre n'est pas n'importe qui. C'est l'abbé Gillard. Il arrive dans ce bourg perdu, enclavé dans la forêt de Paimpont qui compte environ 150 habitants qui ne sont pas des chrétiens bien fervents. Pour l'abbé cette affectation est une sanction. Il écrit:" L'évêché m'a envoyé à Tréhorenteuc en pénitence". Mais il n'est pas homme à se laisser décourager, il prend son ministère à bras le corps et pour revivifier la spiritualité de ses paroissiens il entreprend de restaurer l'église.

    Dans ce pays de Brocéliande la légende du Graal est bien vivante et il est sensible à ce patrimoine culturel nullement incompatible à ses yeux avec la doctrine chrétienne. Bien sûr pour sa hiérarchie ça sent un peu le souffre et elle s'opposera à la construction d'un nouvel édifice. Car il a de grandes ambitions l'abbé Gillard il compte bien ramener les brebis dans le troupeau mais aussi faire de ce sanctuaire un lieu artistique. Entrepris en 1942 les travaux se poursuivront pendant douze ans. On retrouve dans les vitraux et dans les tableaux qui ornent l'église des thèmes chrétiens autour de la vie de Sainte Onenne et d'autres qui mettent en scène la légende arthurienne.

    Cette Sainte Onnene n'est pas une pas une sainte lambda comme on dit aujourd'hui. C'est une sainte celtique unique ment vénérée à Tréhorenteuc qui provient d'une femme ou d'une déesse oiseau, en fait une pauvre gardienne d'oies. Ces volatiles lui permettront d'échapper à un viol. Elle n'a pas fait de miracle c'est une figure de l'humilité, dont le culte attirera de nombreux pélerins au cours du dix neuvième siècle. Elle était fêtée en avril et en octobre, l'abbé Gillard déplacera la procession le 15 août: Marie, Onnene même combat.

    En 1943 le vitrail de la Table ronde est posé et les vitraux représentant des épisodes de la vie de la sainte ainsi que les statues du choeur Onenne et Saint Judicaël son frère. Deux saints dans la famille mazette quelle belle portée!

    A la fin de la guerre l'abbé Gillard va  chercher dans un campde prisonniers deux artistes allemands l'ébèniste Peter Wissdorf et le peintre Karl Rezabeck. L'église s'enrichit de nouveaux autels et d'un magnifique chemin de croix. Le pavement du Cerf blanc au collier d'or est magnifique.

    La chapelle de Tréhorenteuc

    La chapelle de Tréhorenteuc

    Après 1950 les travaux se poursuivront. L'abbé Gillard est un hyperactif. Il s'occupe de son ministère mais il est aussi secrétaire de mairie, participe aux travaux de fondation de l'abbaye de La joie-Notre Dame, crée une cantine auberge de jeunesse dans le presbytère, publie des plaquettes sur la symbolique des nombres etc. Il collecte des fonds et sa réputation s'étend. André Breton vient lui rendre visite.

    L'évêché commence à s'émouvoir de toute cette activité et recueille les ragots et les médisances, hiérarchie vacharde et obtuse. En 1962 l'abbé Gillard doit quitter sa paroisse et sa réputation le précédant il n'en trouve pas d'autre. En 1963 on lui interdit tout retour malgré les pétitions de la population et de ses élus. Ce n'est qu'en 1968 que l'abbé Rouxel, curé du village de Néant sur Yvel qui l'accueille et lui permet de se rendre fréquemment dans cette église pour laquelle il a tout donné. Il y reposera à sa mort en 1979.

     

     


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  • En Ille et Vilaine proche de Plélan le Grand et en bordure d'un très grand lac voici ce qui reste de ce site industriel. Il y avait ici tout ce qu'il fallait: la pierre l'hématite rouge, du bois et de l'eau.

    C'est le duc de La Tremoille qui en 1633 obtint l'autorisation de créer une Forge à cet endroit dont les premières activités consistaient en la fabrication d'ustensiles agricoles et domestique.

    Au XVIII ème siècle les progrès techniques permettent une augmentation de la production qui est alors de 500 tonnes de fer et de 30 tonnes de fonte. C'est la guerre d'indépendance des Etats-Unis qui assure la prospérité de cette industrie. C'est à cette époque qu'on construit la laminoir, des habitations ouvrières et le logis du Maître de Forges.En 1796 Deux cent trente personnes y travaillent , ouvriers sur place et dans la forêt,les charbonniers par exemple. Les charbonniers apparaissent souvent dans les contes et légendes. Le visage noirci,coiffés d'un sac en toile de jute, seuls en forêt en contact avec les forces mystérieuses de la nature, ou dans une version plus faits divers témoins de crimes divers. 

    En 1841 les Forges sont vendues à Mr Fromont et en 1855 une banque parisienne en devient propriétaire ainsi que de la forêt. C 'est une phase de modernisation on construit un deuxième fourneau à bois,on adapte le laminoir. En 1853 la production de fonte est de 2750 tonnes et celle de fer de 1800 tonnes. De 250 à 430 ouvriers y travaillent. Les Forges fournissent l'arsenal de Brest, l'arsenal d'artillerie de Rennes et des rails de chemin de fer. On constate un certain déclin avec un premier arrêt en 1866 et une reprise en 1870 pour l'effort de guerre et un arrêt définitif en 1884. L' arrêt d'extraction du minerais entraine la fin des hauts fourneaux et les Forges reprendront une simple activité d'usine de construction métallique. L'arrêt de toute activité date de 1954 et le classement du site comme monument historique est acquis en 2001.

    Aujourd'hui c'est un lieu fantôme. On s'efforce d'imaginer une vie ouvrière dans ces espaces voués au silence. Je discute avec une femme âgée qui promène sa petite fille. Elles respirent le plaisir d'être ensembles, la complicité qui les unit. La grand mère me dit qu'au delà du charme des lieux désertés il s'agit d'un lieu légitime. C'est le mot qui convient pour que ne meure pas cette mémoire ouvrière.


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  • Guerledan: Un monde englouti 2

    Guerledan: Un monde englouti 2

    Guerledan: Un monde englouti 2

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  • Guerledan: un monde englouti 1

    Guerledan: un monde englouti 1

    Guerledan: un monde englouti 1

    Guerledan: un monde englouti 1

    Tous les trente ans on vide le lac du barrage de Guerlédan découvrant ainsi le site d'exploitation de cette ancienne mine d'extraction de l'ardoise.

    Du fond du lac réapparaissent le village englouti, les restes des maisons et même un verger fossilisé. Ce témoignage d'un monde qui n'est plus est très émouvant.


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  • Notre escapade commence ici sur la lande. La brume se lève peu à peu. On découvre le paysage à perte de vue et toutes les nuances de couleur du brun doré au gris minéral du granit.


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