• Guerledan: Un monde englouti 2

    Guerledan: Un monde englouti 2

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  • Guerledan: un monde englouti 1

    Guerledan: un monde englouti 1

    Guerledan: un monde englouti 1

    Guerledan: un monde englouti 1

    Tous les trente ans on vide le lac du barrage de Guerlédan découvrant ainsi le site d'exploitation de cette ancienne mine d'extraction de l'ardoise.

    Du fond du lac réapparaissent le village englouti, les restes des maisons et même un verger fossilisé. Ce témoignage d'un monde qui n'est plus est très émouvant.


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  • Notre escapade commence ici sur la lande. La brume se lève peu à peu. On découvre le paysage à perte de vue et toutes les nuances de couleur du brun doré au gris minéral du granit.


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  • C'est un château de proportion agréable, comme il en apparait parfois dans les rêves, au bout d'une petite route. Les hautes fenêtres sur la façade renvoient aux clichés habituels de nos contes d'enfant: contemplation d'une jeune fille mélancolique qui attend le retour de celui qui ne reviendra jamais, petit seigneur noyé dans sa tristesse de reclus.La construction du château est attribuée à Jean de Trécesson chambellan du duc Jean lV (quatorzième siècle) mais une construction antérieure est mentionnée dans les archives dès le huitième siècle.

    Deux légendes sont attachées à ce château que je vais vous conter.

                             La chambre aux revenants

     Le château possède une chambre hantée qui serait l'objet de la présence de fantômes durant la nuit.

    Un jour un invité qui ne croyait guère aux revenants demanda au maître des lieux l'autorisation d'y passer la nuit. Ce bravache voulait en avoir le coeur net. Il s'arme d'un pistolet et va se coucher. A minuit la porte s'ouvre; deux gentilshommes silencieux  s'installent devant une table de jeux et engagent une partie de cartes, les mises vont bon train. L'invité les interpelle mais ils ne répondent pas. Ce butor les menace et finit par leur tirer dessus. Mais surprise pas de cadavres il ne reste sur la table que les pièces d'or accumulées. Le sire de Trécesson revendiquant à son invité la possession de ce magot s'engagea alors un interminable procès devant le Parlement de Bretagne.

                                  La fiancé de Trécesson

     Aux environs de 1750 par une nuit d'automne un braconnier était embusqué dans le parc du château quand il entendit un bruit au loin. Il cache son fusil et grimpe dans l'arbre. A l'extrémité de la grande allée s'avance silencieusement une voiture attelée de chevaux noirs suivie de domestiques portant des flambeaux. Aux pied de l'arbre des hommes munis de pelles et de pioches entreprennent de creuser une fosse. Au même moment deux gentilshommes très élégants font descendre avec brutalité une jeune femme de la voiture. Elle portait une robe de soie blanche et sa tête était couronnée de fleurs, un bouquet ornait son sein: tout indiquait une fiancé qu'on allait conduire à l'autel.

    Malgré ses supplications les cavaliers ordonnent à leurs gens de se saisir de l'infortunée qui fût jetée dans la fosse que l'on recouvrit précipitamment de terre pour étouffer ses gémissements. Tout ce petit monde d'assassins remontèrent dans la voiture qui s'éloigna au grand galop.

    Le braconnier terrorisé descendit de son arbre et au lieu de secourir la jeune femme s'en alla raconter ce qui s'était passé à sa femme qui lui fit de vifs reproches et l'accusa de lâcheté. Elle voulut dégager la fosse mais se dit que si elle et son mari venaient à être surpris auprès de ce cadavre on risquerait de leur imputer le crime. Ils s'en allèrent tout raconter à M. de Trécesson qui envoya ces gens pour tenter de dégager la malheureuse. Le jour était prêt à paraître lorsqu'on parvint à enlever la terre qui la recouvrait. Son visage apparut, elle poussa un long soupir et ses yeux se refermèrent pour toujours.

    M. de Trécesson lui fit rendre les honneurs funèbres en grande pompe.

    Ni le nom de la fiancée ni la cause de son sort tragique et pas plus les assassins ne furent jamais connus. M. de Trécesson fit alors déposer la robe nuptiale, le bouquet et la couronne de fleurs sur l'autel ou ils restèrent exposés aux regards de tous jusqu'à la révolution.

     

     

     


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  • J'entre dans la basilique qui est sur le point de fermer. Un vieil homme guide un petit garçon qui pose un cierge. L'enfant est concentrè. Ils me saluent avec beaucoup de gentillesse avant de regagner la sacristie. Ils ne ferment pas tout de suite afin de me laisser le temps d'admirer les lieux.

    Je suis un peux paresseux aujourd'hui alors voici le lien qui vous permettra de tout savoir sur la basilique:http://www.infobretagne.com/folgoet-basilique.htm

     


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  • L' origine du culte de Notre Dame en ce lieu est l'histoire d'un pauvre mendiant nommé Salaün dit " ar Foll". Très pieux, il vouait un culte passionné à la Vierge Marie chantant sans cesse Ave Maria. Il se balançait des heures aux branches d'un chêne ou se baignait longuement dans une fontaine. Soit dit en passant on dirait aujourd'hui que c'est un psychotique. A sa mort, vers 1360, il fut enterré dans le bois ou il avait vécu et sur sa tombe poussa un lys. Sur les pétales s'inscrivait " Ave Maria".

    Le récit originel de ce miracle a été écrit par jean Langoueznou qui le termine ainsi.

    "Je Jean de Langoueznou, Abbé dudict lieu de Landevenec ay esté présent au miracle cy-dessus, l'ay vu et ouy et si l'ay mis par escrit à l'honneur de Dieu et de la benoiste Vierge Marie"

    Les ducs Jean quatre et son fils Jean cinq seront les illustres bienfaiteurs de cette superbe basilique. L'eau qui alimente cette fontaine prend sa source sous le maître hôtel de la basilique.


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                                                     Le tombeau des géants.

    Voici le tombeau des géants, sur la dernière pierre du fond on distingue une hache et sur les piliers des poignards.

     

    Le tombeau des géants et la noce de pierre.

    Le tombeau des géants et la noce de pierre.

     

     

    On rencontre aux environ de Braspart une vingtaine de mégalithes.

    A propos de ces mégalithes la légende dit qu'un cortège de mariage ayant refusé de s'effacer devant un prêtre portant l'hostie il fut condamné à l'immobilité éternelle.


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  • On lit dans l'Echo de Morlaix du 18 septembre 1841: "A la suite d'une battue faite dans les environs du Relec, des chasseurs sont rentrés à Morlaix au son des fanfares, rapportant de leur expédition une louve et cinq louveteaux déjà forts.Deux autres louvetaux ont été vus dans la dernière journée sans pouvoir être atteints".

     


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  •                                       Détails de la porte

     

                     Sur cette frise un homme tire un cochon par la queue. La bête boit du vin directement  au         tonneau

                               On dirait que le Jésus s'est fait faire une permanente.

    A l'intérieur de l'église de nombreuses statues en bois polychrome. Les personnages font penser aux santons de Provence et quelquefois à des masques de carnaval.

     


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    J'ai vu la chapelle au petit matin et j'y suis retourné vers midi. La chapelle est ouverte tous les jours sauf le mardi. C'est un monsieur de 83 ans qui m'explique que "l'Association des anciens" se relaie pour garder la chapelle. Il est à la retraite depuis 20 ans. Il a fait son service militaire en Algérie; il n'a pas vu la sinistre boucherie des combats il distribuait les vivres.Cette période fut la plus belle de sa vie et il dit que l'Algérie est un beau pays. Il admire la précocité des enfants d'aujourd'hui mais ne comprend plus les jeunes qui n'obéissent qu'a eux même. Avant la vie était dure à la campagne, de nos jours c'est la souffrance psychique qui prend le dessus Il nous indique une fontaine non loin de la Chapelle qui guérit les verrues.

    La chapelle est entourée de fontaines, des sources coulent sous la terre et si l'église reste fermée trop longtemps les chaises sont humides. Merci les anciens de veiller sur cette humble chapelle.

     


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  • Enclos de Sizin: l'église Saint-Paulieau.

    Un enclos paroissial est un ensemble architectural typiquement breton composé d'une entrée monumentale, d'un ossuaire, d'un calvaire et d'une église entourée d'un cimetière.

     

    L'un des derniers clochers à flèche de l'école bretonne. Une tour de vingt quatre mètres se prolonge d'une flèche octogonale trente mètres. Sur la tour sont gravées deux dates 1728 et 1735.

    L'église de Sizin vous entraîne dans un monde fantastique. Partout ou les yeux se posent des gargouilles aux statues,on s'immerge dans un monde de légendes, de croyances diverses. Un voyage qui nous renvoie vers des représentations dont la symbolique est énigmatique au passant d'aujourd'hui  et que seuls certains érudits peuvent élucider.

     


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  • L'Arc de triomphe conduisait au cimetière situé autour de l'église. Construit entre 1588 et 1590 c'est un bel ouvrage de la Renaissance. La partie centrale est surmontée d'un calvaire qui permettait de célébrer la messe en plein air. L'escalier de pierre qui permettait d'accéder à la galerie supérieure a été détruite pour élargir la route.

     

     


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  • Un vieil homme nous fait signe" Savez vous qui est ce personnage?

    On remarque au premier abord qu'il tient d'une main sa barbe un peu de travers et que ,de profil, on voit l'autre main qui indique une direction précise.

    C'est Le Philosophe. Il y a trois statues de ce Philosophe en Bretagne. Et ces trois statues convergent sur un lieux ou se trouvait une source miraculeuse? le vieux avait l'air de dire que c'était l'affaire de chacun.

    Nous n'avons pas demandé ou se trouvaient les deux autres.


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  • Le vieux nous a raconté une autre histoire......

     

    Lorsque la construction d'une église s'achevait il était de tradition de laisser aux artisans un espace dans lequel ils n'étaient pas obligés de traiter de sujets religieux.

    Le Roman de Renard était très connu à l'époque, une sorte de Best seller,  en tout cas un récit qui circulait en Bretagne.

    Cette frise de pierre en représente certains épisodes. A certains endroits la symbolique est difficile à déchiffer.


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  • Enclos paroissial de Sizin: l'Ossuaire.

    Enclos paroissial de Sizin: l'Ossuaire.

     

    L'ossuaire me permet d'enrichir ma collection de Saints bretons. Tant de Saints et l'homme est loin d'être bon ou sage, il faut en nommer d'autres. Beaucoup priés rarement exaucés, ne font pas grand chose les saints. Mais l'ossuaire de couleur vieux rose est très beau.


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  • Enclos paroissial de Sizin : quelques statues et gargouilles.

    Enclos paroissial de Sizin : quelques statues et gargouilles.

    Enclos paroissial de Sizin : quelques statues et gargouilles.

     

    Enclos paroissial de Sizin : quelques statues et gargouilles.

    Enclos paroissial de Sizin : quelques statues et gargouilles.

    Enclos paroissial de Sizin : quelques statues et gargouilles.

    Enclos paroissial de Sizin : quelques statues et gargouilles.

    Enclos paroissial de Sizin : quelques statues et gargouilles.

    Enclos paroissial de Sizin : quelques statues et gargouilles.

    Enclos paroissial de Sizin : quelques statues et gargouilles.

    Enclos paroissial de Sizin : quelques statues et gargouilles.

    Enclos paroissial de Sizin : quelques statues et gargouilles.


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  • Le lac du Drenec sous la pluie. Une marche tranquille dans des allées boisées. La surface de l'eau est un miroir du ciel, gris acier, argenté. 

     


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  • C'est un village restauré qui témoigne du charme des maisons aux toits de chaume. C'est un monde qui a disparu. Aujourd'hui la campagne est défigurée par toutes ces constructions affreuses; ça n'était "certainement pas mieux avant" mais en tout cas c'était plus joli.


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  •                                                          Trois ibis

                                         Les oies sur leur île à l'abri des prédateurs.

                                                  Les grandes aigrettes.

                                                        Un Héron.

     

    La foudre m'a privé d'internet pendant quinze jours et me voilà de retour sur mon blog. Je vous épargne les démêlés avec le service d'assistance de mon opérateur injoignable et parfaitement incompétent.

     

    C'est une journée qui commence sous une douce grisaille bienvenue après ces fortes chaleurs, fine bruine.Promenade dans les marais. La faune nous réserve toujours quelques surprises.

    Dans un champ fraîchement moissonné de gros oiseaux attirent notre attention. Ils sont assez éloignés pour que mon modeste appareil puissent les identifier mais en longeant le canal je m'en approche et remarque leurs becs recourbés. Ce sont des ibis venus d'Egypte et qui ont trouvé dans le marais une nourriture abondante. Une colonie s'est établie là avec pour conséquence une disparition progressive des grenouilles. Résultat du changement climatique. A quand des hippopotames paressant langoureusement sur les plages?

    Des ragondins plongent à notre approche. Ils creusent les berges qui s'effondrent et font l'objet de campagnes de piégeage intensives car ils se reproduisent selon l'expression consacrée " comme des lapins". J'ai de la sympathie pour ces charmants animaux végétariens toujours occupés à leurs petites affaires. Et signalons Dieu me pardonne qu'on en fait de délicieux pâtés.

    Nous voyons aussi des aigrettes et différentes espèces de hérons. Aussi ces gros oiseaux blancs que je ne connais pas. Autruches javellisées, flamands décolorés? Mon appareil photos est assez rudimentaires alors n'hésitez pas à cliquer sur les images pour les agrandir.

    La pluie s'intensifie, la brume nous enveloppe et le marais redevient cet espace mystérieux, inquiétant dans lequel on peut se perdre.

     


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    En 1860 un capitaine au long cours de Roscoff, Claude Chevalier, fondateur de la société "Les Viviers de Roscoff obtint une concession maritime pour construire un réservoir à crustacés dans l'anse située entre le fort de Bloscon et la chapelle Sainte Barbe. L'ilôt fortifié se trouva rattaché à la terre ferme.

    En 1877 il se fit construire une maison sur du terrain gagné par le comblement du pertuis.
    Dans les premières années, l'activité de cette société fut importante. Chaque jours les pêcheurs locaux fournissaient de 150 à 2àà crustacés. Les bateaux de la région de Brest apportaient parfois jusqu'à 200 homards.

    Entre 1868 et 1875 on estimait en moyenne à 40000 le nombre de crustacés introduits dans les viviers chaque année. Les expéditions de crustacés vivants par la gare de Morlaix étaient de l'ordre de 40 à 50 tonnes par an. Une goélette approvisionnait régulièrement Ostende.

    Les successeurs de Claude Chevalier en firent le plus grand vivier d'Europe sous différentes appellations. Aujourd'hui encore le site est la propriété d'une entreprise de mareyage. Les terrains gagnés sur la mer sont la propriété du Domaine maritime.

     

    Il n'y a pas que des crustacés qui ont fait la réputation de Roscoff c'est sans compter les oignons roses.

    Roscoff entretenait tout un traffic, légal comme de contrebande avec les îles Britanniques. Voici l'histoire des Johnnies. En 1828 Henry Olivier ne voulant plus confier sa production à des exportateurs par les vendre lui même sur le sol britannique. Il avait bien raison de se passer d'intermédiaires. Ces gens là font monter les prix à leur profit. Aujourd'hui, dans un soucis écologique on revient aussi à la vente directe des produits maraîchers par exemple.

    Des centaines de paysans suivirent l' exemple d'Henry Olivier. Ils portaient leur récolte sur un bâton ou un vélo et se regroupaient pour louer un dundee pour travaerser la Manche et faisaient du porte à porte à partir de la Cornouaille ou du pays de Galles. Les ménagères d'Outre Manche les surnommèrent les Johnnies. En Bretagne ils étaient considérés comme des gens de peu.


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    Peu avant 1619 les habitants de Roscoff, sur un promontoire rocheux, édifièrent une chapelle dédiée à Sainte Barbe, une vierge et martyr (encore une) qui vivait au troisième siècle dans la région d'Héliopolis au Liban.

    Sainte Barbe est aussi le nom que l'on donne à la Chambre des cannoniers sur les navires de guerre.

    Cette chapelle est toute simple et très fleurie, on se croirait en Grèce. La vue sur la baie avec ces ciels immenses pour les amoureux de la mer.

    Au nord de ce promontoire se dressait un ilôt constituant un site défensif depuis l'Antiquité. De cet ilôt partait un passage possible avec l'Île de Batz deès le néolithique, puis un chemin gaulois et une voie romaine et ce jusqu'au VIII ème siècle.

    Conquis par les anglais en 1360, repris par l' armée de Duguesclin en 1363, cette défense terrestre à partir de &§&' fut rénovée, fortifiée et reliée à la terre par un pont levis selon les directives de Vauban. Treize embrasures furent aménagées et huit canons implantés. Pendant les travaux une butte( ou peut être tumulus fut arasée. Des substructions et tuiles de l'époque romaine furent mises au jour près du fort ainsi qu'une statuette " L'enfant à l'oiseau" datant de l'époque romaine ou gauloise.

     Restauré pendant le Second Empire, ce fort comme celui de la Croix (dans les murs de la ville) défendait Roscoff contre les navires enemis.

    En 1900 l'état mis en vente l'ilôt et un bâtiment militaire construit en 1865. Cee dernier fut transformée en une imposante maison d'habitation, bâtisse à toit terrasse qui devint une superbe demeure à toit traditionnel avec des cheminées imposantes.

    L'armée allemande la fit sauter en 1943 pour construire blockhaus et casernements souterrains.


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    La ville est àgréable aux yeux du promeneur. Le regard se pose sur tout un ensemble de petites statues, de gargouilles ouvragées, de blasons .Le granit meurt lentement , les figures s'effacent, abrasées par les tempêtes qui charrient du sable, du vent et du sel.


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     L'église Notre-Dame de Croaz Batz est une église catholique du Léon, située à Roscoff dans le Finistère, en Bretagne.

    La construction en granit de cette église de style gothique et renaissant, décidée en 1515, fut entreprise entre 1522 et 1545, sur un terrain pris sur la mer, près de la "croix de l'embarcadère de l'Ile de Batz", à l'initiative des armateurs, malgré les réticences et les pressions de l'évêque de Saint Pol. La construction a été financée par les mêmes armateurs auxquels se sont joints les commerçants de Roscoff. Ce n'est qu'en 1550 que les habitants obtiennent le droit d'y faire baptiser leurs enfants et d'y enterrer leurs morts et l'édifice n'est consacré qu'en 1590 par Mgr de Neufville.

    L'enclos sacré contient l'église, deux chapelles ossuaires, une gothique, l'autre style Henri II, et le monument funéraire de Dorothée Silburne, qui accueillit à Londres, Mgr de la Marche, dernier évêque de Léon, émigré en 1790.

    Au centre de la ville, le clocher renaisssant ajouré, inspiré de celui de la chapelle Notre-Dame-de-Berven, se dresse depuis 1585. On y trouve balustrades, dômes et lanternes. Le reste de l'église, antérieur de quarante à soixante ans, reste gothique. Le toit de la nef est pavé, au jointement de deux pans d'ardoises, de dalles de granit qui forment comme un étroit escalier vers le ciel. Trois navires sculptés dans les murs rappellent le métier de corsaire des donateurs.

    À l'intérieur, de nombreux retables sont exposés: Rosaire, Agonisants, Saint-Pierre, Sainte-Geneviève… Un tableau de Notre Dame de Guadeloupe dressé devant un autel en cuir de Cordoue rappelle les liens avec la Nouvelle-Espagne. Les lambris de la charpente ont été posés du 6 juin 16101 au 20 juin 1611. Le plus remarquable est la chapelle d'albâtre, dédiée à Saint Joseph et construite en 1634 à la place d'un porche. Elle présente sept bas-reliefs d'albâtre du XVe siècle rapportés de Nottingham au cours des échanges réguliers de part et d'autre de la Manche. Les fonts baptismaux ont été fondus en 1690 par un atelier de Landivisiau dans un étain rapporté de Cornouailles. La chapelle nord a été ajoutée en 1701. L'intérieur a été réaménagé en 1777.

    Les premières orgues, qui dataient de 1606, ont été déposées en 1649 pour être remplacées par de plus grandioses, inaugurées le 7 août 1650 (facteur anglais Thomas Harrison de l'atelier morlaisien Dallam). En 1887, elles étaient stridentes. Les orgues actuelles ont été reçues le 4 février 1888 (facteur Claus à Rennes, élecrification en 1926 par la maison Gloton de Nantes) et complétées de trois nouveaux jeux livrés montés le 15 décembre 19292.

    L'église Notre-Dame de Croaz-Batz, les deux ossuaires et l'enclos font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêtés respectifs des 12 juillet 1886, 22 octobre 1913 et 23 janvier 19343

    "Craignez la dernière" indique le cadran solaire! 


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  • De ce côté ci la dune s'appelle La dune grise par rapport au sable blanc de l'autre côté.  Ici il y a moins de lapins à débusquer. La chienne nous fait partager sa déception en marchant bien sagement dans nos pattes.

    Au milieu de la lande la chapelle de Saint Guévroc qui semble courber le dos face aux attaques du vent mauvais.

    Aux premiers temps du christianisme un ermitage monastique est à l'origine du lieu. Une chapelle y fut dressée qui entre 1661 et 1712 disparut peu à peu sous les tempêtes de sable. L'ancienne structure fut désensablée et le toit recouvert d'ardoises au XIXème siècle.

    A l'intérieur se trouve une stèle qui porte la gravure d'un orant ailé datant du haut Moyen âge. En soulevant une trappe on découvre douze marches qui descendent jusqu'à une source d'eau douce. On trouve souvent des ermitages dans l'entourage d'une source ou d'une fontaine. De l'eau! Pour le reste la nature ou les hommes y pourvoiront.

    Las elle est propriété privée et fermée aux promeneurs.

    Sur le pillier porte croix a à l'entrée de la chapelle un Christ en croix que l' usure du temps et lestempêtes de sable ont presque effacé.  Partout en Bretagne on trouve des statues dont les traits s'estompent peu à peu leur donnant ainsi l'allure de marionettes dans un conte fantastique.

    Avant l'arrivée des sables ce lieu se nommait Enez Vraz( la grande île). On y a trouvé des traces d'occupation humaine depuis le paléolitique moyen, de trois cent mille à trente cinq mille ans avant JC.

    L'homme a ensuite occupé cet endroit, tantôt île, tantôt continent sans discontinuité des premiers agriculteurs du néolitique jusqu'aux promeneurs que nous sommes.

    Saint Guévroc ou Saint guirec aurait reçu l'habit religieux.   dans le monastére de Saint Tugdual au Pays de Galles.

    Il aurait accompagné Saint Tugdual dans sa traversée de la Manche lorsqu'il quitta les Îles Britaniques pour s'installer en Armorique. Saint Guévroc n'est pas un saint qui reçut une canonisation formelle car au cours du premier millénaire l'église n'avait pas encore établi les règles canoniques pour la reconnaissance des saints. Un saint pas diplomé en somme.

     


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  • Lanviroaré: L'hermitage Saint Hervé.

    Lanviroaré: L'hermitage Saint Hervé.

    Lanviroaré: L'hermitage Saint Hervé.

    Lanviroaré: L'hermitage Saint Hervé.

                                                  Là se trouvait la chapelle

    Lanviroaré: L'hermitage Saint Hervé.

                                                  La cellule de Saint Hervé

    Lanviroaré: L'hermitage Saint Hervé.

     

     Lanrivoaré, le nom provient du breton lan(ermitage) et de Saint Rivoaré qui était le chef d'une tribu immolée par les païens en haine de leur foi. Leurs restes sont conservés dans le cimetière des saints.

    Et comme bon sang ne saurait mentir Saint Rivoaré est l'oncle de Saint Hervé.

    Pour rejoindre l'ermitage on suit le sentier qui passe devant la fontaine de ST Ergat. On croise une vasière, des pierres qui portent des inscriptions. Un rude breton les a gravé comme on tague un mur. 

    On débouche dans une clairière dont le tapis de fleurs est un enchantement. De grands arbres, le silence, je suis impressionné de la beauté du lieu.

     

    Saint Hervé était un ermite aveugle qui vivait avec un loup. Dans ce boisnil aurait fondé son ermitage au V ou VIème siècle. Il est invoqué pour guérir les maladies des yeux.

    On voit  une grande croix,les fondations de la chapelle, sa cellule et une fontaine. La petite statue de cette fontaine n'y est plus.

     


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  • Un bassin de pierre surmontée d'une pierre armoriée et de trois stèles dont l'une haute de deux mètres porte une croix.

    St Ergat était un saint mendiant dont on sollicitait la protection en cas de rhumathismes. Il fallait vider et nettoyer la fontaine lorsqu'on venait implorer ses bienfaits.

    Le remède devat être au point ou il y avait beaucoup de rhumatisants.

    Le Seigneur de Penquer incommodé par tous ces pélerins la fit combler. Il tomba gravement malade et se résolu à la remettre en état. Toutefois il y fit graver ses armes et celle d'une famille alliée. Sa repentance était bien modeste et entâchée de l'orgueil de ces nobliaux qui se croient tout permis.

    Dans le sous bois une note de fraîcheur. Mais j'ai oublié de parler au vénérable Saint de mes rhumatismes. C'est bête!


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