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     .https://nl.wikipedia.org/wiki/Hortus_Botanicus_Amsterdam

     http://dehortus.nl/

    C'est un des plus vieux jardin botanique du monde commencé en 1638.

    Je cite ce texte:

    " En raison de la peste étaient M. Médecins à la recherche d'une herbe ou de la drogue de sorte que le nombre alarmant de victimes et l'anxiété qui l'accompagne diminuerait, mais aussi la maladie chez les marins qui avaient l'attention de la profession médicale."

    Voyez je ne vous raconte pas d'histoires!

    Aujourd'hui il pleut pas mal et je me suis réfugié dans la serre à papillons, 37° ça ne se refuse pas . Il n'y a qu'une sorte de papillons qui ont résisté à l'hiver. De toutes petites fleurs apparaissent. C'est un endroit très calme, deux aquarellistes s'astreignent à la plus grande exactitude pour reproduire l'image d'un arbre exotique. Et il y a des choses un peu mystérieuses dans les vitrines.

     


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  • C'est un bon compagnon de voyage Philippe Djan. Son écriture est simple,bien rythmée,son langage est compréhensible par tout le monde. Je commence ce roman dans l'avion. Au dessus des nuages, du soleil vous porte à l'optimisme. Je suis un lecteur égoïste et je me fiche un peu des malheurs du personnage principal, un écrivain qui n'en finit pas de toucher le fond. Mais sa façon de raconter une histoire sans jamais s'appesantir me convient . C'est une écriture au présent, il n'aime pas les transitions, on passe d'un personnage à l'autre et il a l'art de ramasser en quelques mots le tragique d'une situation: "la morphine aide beaucoup" déclarait -t-elle volontiers sans que je parvinsse à savoir si elle parlait de ses douleurs ou de la peine que son fils lui infligeait.

    J'ai continué ma lecture au bord de l'eau. Grands espaces vides ouverts sur la mer et au premier plan le défilé silencieux des péniches qui se dirigent vers le Rhin. Juste le clapotis de l'eau.......

     

     


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    Voilà l'hiver s'est pointé brutal et le monde n'allait pas bien. On nous a trumpé, poutiné jusqu'à l'os. Moi non plus je n'allais pas très bien et le médecin m'a proposé un anti dépresseur , je n'ai pas dit non. Alors je dors comme ça ne m'était pas arrivé depuis si longtemps et je me lève sans la boule au ventre. Il y a de grandes journées de lumière, l'est bien jolie la pollution qui nous tue!

    Je ne suis pas allé voter ni d'un côté ni de l'autre , le monde se disloque , les politiciens nous renvoient une image de clowns pathétiques gesticulant dans le vide tandis que les hommes meurent un peu partout dans des guerres imbéciles.

    On verra, on verra, on continue notre métier de vivre.

    La mondialisation c'est aussi ce groupe islandais qui sonne deep south , chanson mélancolique sur un iceberg. Très beau.

     Ces orchidées naines ont refleuries dans le salon, petites taches de couleur ! N'y aurait il pas un printemps après tout ça?


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    La mer toujours.

    Et pour en terminer avec cette escapade en Finistère la mer. Ces grandes plages à Saint Pabu ou autour de Ploudalmezeau. Les ciels qui d'un instant à l'autre virent du bleu au noir menaçant. Ces énormes rochers. Retour en ville . A la prochaine fois.


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  • La légende veut que les chrétiens massacrés par les Païens au Vème siècle aient été enterrés dans ce lieu. Les historiens pensent que ce serait plutôt la sépulture de bretons tombés sous les coups des envahisseurs normand au xème siècle. Quoi qu'il en soit les pénitents qui venaient en pèlerinage devaient effectuer neuf fois le tour de ce lieu sacré en récitant des prières, pieds nus et le chapelet à la main.

                                Les pains devenus pierres

    Pour punir un fermier qui lui refusait l'aumône, l'ermite aveugle Saint Hervé transforma en pierres les pains qu'il venait de cuire. Ce sont les huit galets, sept petits et un gros, qu'on trouve au pied du calvaire de l'enclos paroissial. L'hermitage de Saint hervé se trouve à trois kilomètres de là.


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    L'église Saint Budoc ( prénom pas facile à porter) est fermée aujourd'hui. Elle est très mal entretenue, les gouttières sont bouchées par la mousse qui recouvre la Piéta et les très anciens tombeaux au pied d'un calvaire assez récent et de peu d'intérêt.

    Saint Budoc, moine d'origine bretonne aurait traversé la Manche dans une auge de pierre(il n'y a qu'un saint pour défier à ce point les lois de la physique). Le bruit de la mer le gênant dans ses prières il aurait décidé de continuer son chemin sur la terre ferme. Ayant hissé son lit de pierre sur un attelage il résolut de construire une église là ou le chariot s'arrêterait. Ce fut à Plourin. Par la suite Saint Budoc devint archevêque de Dol de Bretagne ou il succéda à Saint Samson.

    A la mort de Saint Budoc en 608 son disciple Ildut aurait été chargé de ramener son bras droit à Plourin. Sur la route le curé de Brech (Morbihan) se serait emparé de la relique. Ildut parvint à arracher trois doigts qu'il garda dans sa bouche jusqu'à Plourin. Imaginez ces deux personnages en train de se bagarrer comme des chiffonniers!

    On peut voir ces trois doigts dans l'église enchâssés dans un bras d'argent.

     

     


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  • Posporder: La chapelle Larret

    Posporder: La chapelle Larret

    Un lieu de culte très ancien aurait existé sur ce site avant d'être christianisé au moyen âge si l'on en croit la stèle de l'âge de fer surmontée d'une croix pattée et nimbée visible dans l'enclos.

    La chapelle actuelle présente la particularité d'offrir, intégrés dans la maçonnerie des murs, des vases acoustiques dont le col ouvert permet d'amplifier la voix du prédicateurs et des chanteurs. Elle a été édifiée au seizième siècle dans le bourg de Larret, paroisse indépendante jusqu'en 1810 et commune jusqu'en 1970 lorsqu'elle fut rattachée à Posporder.

    Saint Léonor pourrait être San Lanard auquel est dédiée la fontaine voisine dont l'eau est bienfaisante pour les yeux. J'y ai pour ma part trouvé noyée cette salamandre et j'ai préféré gardé ma vue basse comme en témoigne cette curieuse photo.

    De quoi est mort ce clerc mineur à l'âge de vingt deux ans?


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    An Tort c'est ainsi qu'on le surnomme parfois à cause de ses deux bosses.Celles ci étaient au dix neuvième siècle l'objet d'une étrange coutume: les nouveaux mariés venaient se frotter le ventre contre les bosses du menhir, l'homme dans l'espoir d'avoir des enfants mâles, la femme pour assurer son règne sur la maison.Le menhir de Kerloas serait le plus haut de France encore debout. Il se dresse a plus de dix mètres, il en mesurait douze avant d'être décapité par la foudre.Il a été érigé il y a environ 5000 ans sur cette crète de 132 mètres d'altitude. Visible à trente kilomètres à la ronde il constituait parait il un point de repère pour les navigateurs.

    Sous son pied un trésor serait caché uniquement visible pendant la nuit de Noël.La légende dit qu'au premier coup de minuit les menhirs courraient s'abreuver à l'océan. Mais lorsque sonnait le douzième coup ils avaient déjà repris leur place stoïques, immobiles, insensibles aux attaques du temps.

    Malheur aux imprudents qui éblouis par les richesses dévoilées avaient oublié l'heure ils étaient écrasés.


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  •                                Le Pardon des chevaux

    La chapelle du dix septième siècle reconstruite au dix neuvième siècle est dédiée à ST Eloi protecteur des chevaux, des forgerons et des orfèvres.Le saint est en général représenté accompagné d'un cheval le pied levé sur l'enclume.Le Pardon a lieu le dernier dimanche de juin et se déroule selon un rite immuable: la bénédiction des chevaux,le lamn Sant Alar et les offrandes.

                                Le lamn Sant Alar: le saut des chevaux

    Lors du défilé devant la fontaine chaque cheval reçoit sur la croupe une écuelle d'eau puisée dans la fontaine consacrée qui sous la protection de Sainte Brigitte possèderait des vertus de fécondité.

                                      Les offrandes 

    Les cavaliers mettent pied à terre,déposent une offrande( crin de cheval, beurre, avoine) sur la table entière près de la porte et tournent trois fois autour de la chapelle en tenant leurs chevaux par la bride.

    Le bâtiment à droite de la chapelle est un ancien presbytère construit en 1539, il est à vendre.


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  • Tapi dans un écrin de verdure et perché sur une hauteur au dessus de Saint-Eloi et de l'Aber Ildut, se trouve le charmant manoir de Brescanvel, édifice du XVIe siècle à porte gothique et grandes baies coupées de meneaux.
    Une tourelle à cul de lampe fait saillie sur la façade et abrite un escalierà vis. A l’extrémité de l’aile droite, la chapelle domestique porte un écusson avec pies de mer et la devise :

    « euz a neubeut awalc'h »

    « De peu assez ».
     
    Cet écartelé rappelle l’alliance à la fin du XVIe siècle de Claude Le Roux et de Marie de Corpel.
    La famille Le Roux possédait jadis cette terre. Elle s’est éteinte en 1755 avec Messire Charles Le Roux de Brescanvel, recteur de Guilers, qui laissa pour héritier son cousin germain François de Poulpiquet.
    Les de Poulpiquet s’étaient alliés aux Brescanvel par le mariage de Jeanne Le Roux, dame de Brescanvel, avec Jacques de Poulpiquet, fils d’Hervé, seigneur de la Roche-Durand et de Jeanne de Keroulas.
    Ce manoir est toujours occupé par un membre de cette famille en la personne, d’Alain de Poulpiquet, qui l’a restauré avec son épouse Michèle.
    Une croix sur le bord de la route fut érigée en 1888 comme ex-voto par Ernest de Poulpiquet qui échappa de peu à la foudre tombée à cet endroit.


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    Situé entre Lanrivoaré et Brélès le château de Kergroadès, construit de 1602 à 1613 par François de Kergroadès, seigneur dudit lieu, Du Bois, de Kerver, de Kerangomar, chevalier de Saint-Michel, d'une famille très ancienne dont le blason était "fascé de six pièces d'argent et de sable", et de la devise "en bon espoir".

    Kergroadès est un grand édifice carré, flanqué de tours à meurtrières aux quatre angles. L'une d'elle est surmontée d'une coupole, l'autre est couronnée par une plate-forme revêtue d'un parapet à mâchicoulis. À l'entrée, mur de protection surmonté d'une terrasse supportée par des arcades, dans lequel s'ouvrent deux portes, cavalière et piétonne, encadrées l'une et l'autre de pilastres d'ordre ionique. On lit sur la corniche un verset de l'Ecclésiaste :

    "Si non in timore di tenveriste instanter cito subvertatur domus tua"
    (Si tu ne te maintiens pas constamment dans la crainte du Seigneur, ta maison sera anéantie).

    On aperçoit, de la cour d'honneur le manoir, demeure imposante, inspirée du château de Kerjean à Saint Vougay. De Renaissance bretonne, le château conserve un caractère défensif. La cour est fermée par un parapet de défense. La façade est percée de nombreuses et larges fenêtres à croix de pierres et surmontée de croisées de mansardes richement sculptées. Wikipedia.

     

     

     


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  • J'ai fumé une cigarette sur le pont arrière, j'étais un peu mélancolique et ce coucher de soleil sur la mer comme un cadeau.


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  •                                                           Le port du Conquet

                         Josef est assez beau avec son visage grave, bien plus beau que la Vierge Marie qui a  l'air d'une meringue un peu molle.           

     

    une escapade à Ouessant.

    Une journée très ensoleillée à Ouessant. Marché vers le phare du Créac'h.

    Je ne vais pas très bien en ce moment "Qui voit Ouessant voit son sang" " Qui voit Molène voit sa peine" " Qui voit l'île de Sein voit sa fin" Nous n'y sommes pas allés" Et après ça qui dira que je n'ai pas l'optimisme chevillé au corps!


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  • Langon: la Chapelle St Agathe.

    Quelle belle discipline que l'archéologie!

                    Une salle de bains de l'époque gallo-romaine

    L'étude minutieuse menée sur les murs à partir des matériaux et des mortiers a permis de reconstituer l'histoire de cette chapelle en déterminant plusieurs phases de construction. L'édifice est constitué de trois bâtiments principaux aux formes et aux fonctions diverses qui se sont succédés pendant 1800 ans.

    Au premier bâtiment correspond la partie des murs les plus soignés et construits avec des petits moellons cubiques en grès brun, séparés par d'étroits joints de mortier décorés d'une ligne en creux. A intervalles réguliers, des cordons de tuiles rouges plates viennent donner de la cohésion à l'ensemble. Il s'agit d'une technique de construction en opus mixtum qui est en usage dans le monde romain au IIème siècle après JC. De cette construction romaine , seule une salle rectangulaire et une abside voûtée en cul de four distribuée à l'intérieur par une superbe arcade de brique subsistent. De plus sur cette même voute, a été partiellement conservée une peinture représentant Vénus.

    Concernant la fonction originelle de ce bâtiment les dernières recherches menées en 1996 ont permis d'identifier ces élévations comme les restes d'un établissement thermal. De ce dernier, trois pièces, une partie du système de voûtement et un axe de circulation peuvent être restitués.

    Quant à l'abside elle correspond à la salle froide appelée frigidarium. Enfin l'étude approfondie menée sur la peinture par des spécialistes a permis de conforter cette hypothèse. Selon eux elle correspond à l'un des thèmes de prédilection des romains por le décor de leur salle de bains et aurait été réalisée à des fins ornementales. Ces thermes probablement de petite dimensions appartenaient probablement à un riche propriétaire foncier dont la résidence devait se situer à proximité peut être sous l'actuelle église du village. En effet en contrebas dans un jardin des restes de maçonnerie gallo-romaines ont pu être observés.

                      Une église paléochrétienne Sainte Vénus.

    Au cours du 4ème siècle, de nombreuses villas sont définitivement abandonnées, livrées au pillage, démontées ou bien réutilisées comme ce fut le cas à Langon et dans d'autres villes comme Entrammes. La réutilisation partielle ou totale des bâtiments d'origine gallo-romaine montre que les techniques romaines ont gardé au cours des siècles qui ont suivi, tout leur prestige et sont restées une valeur de référence.

    Quand les premières communautés chrétiennes se constituent dans la région de Langon à partir du 4ème et 5ème siècle, elles trouvent dans ces thermes le plan idéal pour une petite église avec son abside tournée vers l'est. Les fidèles sur élèvent les murs en imitant l'appareil romain, percent des fenêtres, détruisent la partie centrale pour y aménager un clocher de 7 à 8 mètres de haut et enfin masquent la peinture romaine par une représentation au trait rouge sur fond blanc du Père éternel.

    Cette peinture reproduite par Charles Langlois avant qu'il ne la détruise en 1841 était l'un des plus anciens témoignage de la peinture chrétienne en Bretagne du 6 ou 7ème siècle.

    Le catulaire de l'abbaye de Redon nous livre en 838 le nom de cette église <ecclesia Sancti Veneris>. Ce vocable transformé en Vener (du breton signifiant Venus) puis francisé en Vénier signifie Eglise Sainte Vénus.

    Selon C.Chaigneau il s'agit d'un exemple exceptionnel d'assimilation du nom de la déesse du panthéon romain par la nouvelle religion chrétienne sans doute dans le but d'une conversion en douceur des populations locales.

    A proximité de cette église, ont été découverts en 1954 de nombreux sarcophages en calcaire coquiller. Ils étaient en usage au cours des 6ème et 7ème siecles dans les régions de haute Bretagne qui n'avaient pas été occupées par les bretons. Toutefois on ignore si cette nécropole a précédé ou non la transformation du bâtiment romain en église.

    La petite stèle placée au dessus de la porte, retrouvée lors de fouilles dans la chapelle est d'origine funéraire. Cette nécropole ne va cesser de s'étendre pendant tout le Moyen Âge. Au début du 19ème siècle le cimetière occupe l'espace compris entre l'église et la chapelle. A partir de 1842 il est translaté à l'extérieur du bourg pour des raisons économiques( aménagement d'une place de marché) et hygiéniques.

          Une chapelle funéraire au coeur d'un groupe paroissial. 

    Lorsque les moines de l'abbaye Saint Sauveur de Redon deviennent les seigneurs du territoire de Langon au 9ème siècle, ils décident la création d'un nouvel autel dédié à St Pierre. Ce dernier va supplanter l'église Sainte Vénus en devenant le centre spirituel d'un espace sacralisé aux limites bien définies.

    L'église Sainte Vénus est alors convertie en chapelle funéraire, rôle qui sera le sien jusqu'au 18ème siècle. les murs de la nef sont partiellement arasés, le clocher central est remplacé par les murs actuels.Une porte ceintrée est percée au sud.

    Au 11ème siècle lors de la reconstruction de l'église Saint Pierre et Paul, les moines placent l'entrée principale face à la porte de le chapelle et plaquent ensuite sur chacune d'elles un gable triangulaire en grès brun dit roussard, minéral déjà présent dans les murs de la chapelle et le chevet de l'église. Ainsi par l'emploi de matériaux identiques, dont l'usage remonte à l'époque romaine, les moines ont la volonté d'appliquer sur chacun des deux monuments un même style architectural créant une homogénéisation esthétique parfaite de l'ensemble paroissial, assurant la continuité d'un programme monumental aux origines prestigieuses.

    Au 1èème siècle les enfants sont enterrés à proximité ou à l'intérieur de la chapelle. Au siècle suivant, l'église remplace le vocable de Vénier par Agathe, sainte officielle du panthéon chrétien qui eut les seins coupés. Peu de temps après un pèlerinage très particulier y a lieu: des nourrices implorent cette sainte en faisant 7 fois le tour de la chapelle, afin de pouvoir allaiter. Il perdure jusqu'au milieu du 19ème siècle. Mais très vite ce pèlerinage est dénoncé comme étant contraire à la dignité de la religion et l'église finit par interdire cette pratique puis la chapelle est finalement désaffectée.

    Lors de la révolution la chapelle est convertie en Temple de la Raison, puis en salpêtrière. Sous la monarchie de juillet, le maire souhaite en faire une salle de classe en y accolant la maison du maître d'école. Ce projet est vite abandonné et elle sert d'entrepôt dans lequel les ouvriers qui restaurent l'église du village viennent éteindre leur chaux. C'est alors qu'une terrible menace pèse sur la chapelle. Un rapport de l'inspecteur des Monuments historiques indique au sous préfet de Redon" qu'elle est dans un état déplorable et que le curé a l'intention de l'abattre". Aussitôt un jeune architecte de Rennes Charles Langlois est envoyé en 1839 avec pour mission de réaliser des devis et des plans de restauration. En poursuivant ses recherches concernant des traces de peinture ancienne sur la voûte de l'abside il a miraculeusement découvert Venus sortant des eaux.

    C'est l'association Arcade qui a réalisé ce document en s'appuyant sur différents travaux de recherche.

     

     


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  • Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Le village de Langon sur les bords de la Vilaine est un beau village qui se meurt doucement. De belles maisons de pierre qui s'écroulent dans une indifférence tranquille. C'est un site très ancien, occupé depuis des siècles comme vous le lirez dans l'article sur la chapelle Saint Agathe.

     


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    La lumière décroit sur l'Île aux pies. Marcher tranquillement se fondre dans l'ombre et revenir en pressant un peu le pas avant que la nuit nous englobe tout à fait.


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    C'est une journée d'hiver, l'air est saturé d'humidité, le brouillard dévoile à peine les formes mais il fait doux. Dans les prairies les grandes aigrettes se posent en bandes elles qui appartiennent à l'air ,au ciel et aux eaux marécageuses.

    Il fut un temps ces belles maisons de pierres, ces moulins témoignaient d'une vie rurale dont on rêve aujourd'hui. La nature engloutit peu à peu sous la mousse et les lichens les traces de ce monde si proche mais qui retourne au silence de la forêt. Nous sommes seuls dans ce paysage de roman.


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  • Les douanes de Bayonne ont effectué une saisie importante de cocaïne. Sur tous les paquets figuraient ce dessin qui m'a intrigué. Il ressemble aux dessins trouvés dans les grottes préhistoriques. J'avais déjà remarqué au Pakistan la beauté de certains sceaux sur des plaquettes d'opium(il y a une quarantaine d'années, vaut mieux préciser par les temps qui courent). Je ferai bien une collection de ces différentes marques et j'ouvrirai un musée " Art et trafic"


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  • https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/jexiste-je-me-suis-rencontre 

      Le risque quand on vieillit c'est qu'il faudrait ajouter à son blog une rubrique nécrologique perspective peu réjouissante vous en conviendrez.

    Mais c'est un fait on voit se barrer peu à peu les gens qu'on a aimé. Gotlib m'a fait rire et particulièrement ce Gai Luron cabot toujours flegmatique voire moitié endormi dont les réflexions me réjouissaient . Il avait écrit un livre " J'existe, je me suis rencontré" que je vous conseille. Le lien vous conduira à une lecture que j'ai trouvé sur France Culture.


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  • L’exposition fait pénétrer le visiteur au centre d’une architecture éphémère, où il est invité à s’interroger sur la nature de la perception elle-même, comme un tout cohérent et indivisible, résultant en enchevêtrements et non-localités.
    Parmi les œuvres Photonic Wind (vent photonique) et Force Field (champ de force) qui explorent la dimensionnalité du vide. Au-delà de l’atmosphère densément moléculaire de la Terre, la lumière des étoiles rencontre peu de résistance quand elle fait tourbillonner la poussière cosmique pour en faire émerger des graines de planètes. Des conditions similaires sont créées dans Photonic Wind : de la poussière de diamant y est propulsée par un rayon laser dirigé dans une chambre à vide. Dans Force Field, des ondes acoustiques divisent l’air en alternant régions de haute pression et de vide, absorbant des gouttes d’eau. Évoquant un système solaire miniature, les gouttelettes en suspension tournent et influencent le moindre mouvement de leurs semblables à mesure qu’elles modulent le champ acoustique qui les fait léviter. Chaque élément est un reflet coémergent du tout.
    À la fois savante, et formellement intrigante, Le vide et la lumière promet une expérience rare.

    _Dmitry Gelfand et Evelina Domnitch.

    Une exposition très minimaliste........


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    « Nombreux sont ceux qui vivent en nous ;

    Si je pense, si je ressens, j’ignore

    Qui est celui qui pense, qui ressent.

    Je suis seulement le lieu

    Où l’on pense, où l’on ressent.. »

                                         Ricardo Reis hétéronyme de Fernando Pessoa.


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  • Dijkspark

     

    In the emerging field of Life-Sciences (the study of living organisms) and Bio-Design (working with living organisms) there is an expanding need for substantive collaboration.

    Not only between the different (international) institutes and the designers, artists and scientists involved. But more importantly, the public.

    At Biotoop Dijksgracht we connect makers with the public in order to build a growing creative habitat for experimentation, research, collaboration and shared knowledge.

    Mediamatic

     

     

    Mediamatic is a cultural institution dedicated to new developments in the arts since 1983. We organize lectures, workshops and art projects, focusing on nature, biotechnology and BioArt in a strong international network.

     

    C'est un de ces projets qui rendent les villes intéressantes et qui propose une collaboration entre scientifiques, artistes, habitants de ce quartier . A petite échelle c'est à dire à la taille des petits hommes que nous sommes une curiosité transdisciplinaire. A cette heure matinale c'est un peu de verdure et de calme.

     

     


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    HEMORRAGIE, ASCENSION

    Près de vos armes, hommes inflexibles
    Près de vos aigles dressés à déchirer les poumons
    Des porteurs de flammes, voici mon ombre entre les montagnes
     inclinées
    Attentivement vers la ville prise dans les menottes du pain.

    Sachez que si vous me fouillez jusqu’aux entrailles
    Ainsi qu’on ferait d’un violon, afin d’y trouver le chant,
    Ou d’un miroir pour en arracher les images
    Jamais vous ne toucherez la vision qui demeure en moi.
    Parmi le matin qui s’ouvre une artère
    Avec la brume tombée au fond des éprouvettes,
    Avec l’âme qui, dans la chair comme dans une camisole de force,
    Se tord, s’écorche et voudrait se délivrer.

    Et vous qui mordez la neige et vous mordez entre vous
    Comme des chiens au traîneau montant vers quel orage,
    Bourreaux ou frères, me voilà je marche parmi vous
    Et je ne sais ce que vous enfoncez dans mon épaule : poignard ou
     aile.

    Ilarie VORONCA

    (Poème extrait de Poèmes parmi les hommes, Cahier du Journal des poètes, 1934).

     

     


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  • C'est un dessin que j'ai gratté comme on gratte une plaie.


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  • Dimanche matin

    Mon chêne

    Le soleil? non la lune

    En cours

    Pour se délier les doigts et apprivoiser les couleurs

                                                      Retour l'étang et le jour qui décroit.

    J'ai rejoint mon refuge à la campagne. Je suis venu à pied sur la route déserte, je n'avais jamais remarqué ce calvaire noyé dans la végétation. C'était vendredi et j'étais fatigué alors j'ai allumé le feu et puis je me suis endormi, réveillé pour le thé.Comme je dors bien dans cette maison.

    Samedi il a plu une bonne partie de la journée.Pour ne pas être triste j'ai repris mes pinceaux et après avoir jeté au hasard quelques couleurs sur le papier, j'ai commencé un dessin .

    Dimanche le soleil est revenu dès le matin, les écureuils étaient de sortie pour faire leurs provisions de glands et de châtaignes. J'ai continué à dessiner. De temps en temps j'allais fumer une cigarette dans le jardin au soleil. Je lisais aussi Raymond Carver en anglais avec un réel plaisir de lire un écrivain dans sa langue.

    Dimanche aussi j'ai repris la route, je n'ai croisé personne. La lune se levait superbe comme un énorme fromage. la nuit est tombée, le train est arrivé plein de monde. Ce retour à la civilisation m'a un peu étourdi.


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