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    C'est un tout petit ferry ,rouillé comme un jouet qui aurait beaucoup servi qui m'a amené dans ce quartier sans grand intérêt. Une surprise ce garage qui se consacre à la remise en état de notre deudeuche nationale.


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  • SCHEVENINGEN

     

    , MORTE-SAISON.

    Dans le clair petit bar aux meubles bien

    cirés,

    Nous avons longuement bu des boissons anglaises;
    C'était intime et chaud sous les rideaux tirés.
    Dehors le vent de mer faisait trembler les chaises.

    On eût dit un fumoir de navire ou de train :
    J'avais le coeur serré comme quand on voyage;
    ......................................
    Oh, comme on est petit, comme on est à genoux,
    Certains soirs, vous sentant si près, ô flots immenses !

    Valery Larbaud
    Poésies de A.O Barnabooth
    ( Les Borborygmes ).

    Adolescent les poètes ont nourri mes désirs de voyage. Larbaud ou aussi le Blaise cendrars des Pâques à New York ou de la prose du transsibérien. J'ai rêvé Scheveningen bien longtems avant de le découvrir.

    Comme à Ostende ces grandes plages de la mer du nord . Marcher pendant des heures, on ne croise plus personne au bout d'un moment on est seul face au vent et à la mer, et puis regagner les endroits habités ivre de vent et d'iode,fourbu et heureux de cette dérive......

    Sans doute Scheveningen n'a plus le charme d'autrefois, de ce temps il ne reste que le casino. A l'époque de Larbaud ce devait être vide. Cest encore aujourd'hui très peu construit même si de vilains immeubles commencent à pointer leurs sales tronches de cage à lapins.


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  • Je traverse le pont et il y a ce type qui fixe la route. Il a l'air un peu déboussolé.Son fils a eu un accident de travail et il attend. Son fils fabrique des brioches. Il y a quelques mois la la pièce qui fait tourner la chaine s'est cassée. Le patron a dit qu'il fallait taper dessus en attendant que l'autre arrive d' Allemagne, faut pas que la production s'arrête. Bien sûr elle s'est cassée de nouveau et lui a abîmé la main. Il a une grosse boule au niveau de l'articulation. Pourra-t-il continuer à travailler, il n'a que vingt quatre ans?

    Le type a besoin de parler et il me raconte sa vie. Il est originaire du Portugal, il est arrivé en France en 1974. Je m'étonne de cet exil au moment de la révolution des oeillets.

    Nous remontons plus loin dans le temps. Son père était un type très violent et bagarreur. Il avait souvent des ennuis avec la police de Salazar . Un jour il se fait contrôler par un flic de la Pide police politique redoutable pilier de la dictature, qui lui pointe son revolver sous le nez. Il n'avait pas peur et lui envoie un pain, lui prend son arme et lui pointe le canon sur la tempe. Il se fait arrêter après un procès sans témoin. On lui propose la prison ou le départ pour le Mozambique.

    C'est là que mon passant vivra une partie de sa vie, il combattra les milices luttant pour l'indépendance.Un combat perdu d'avance car les africains n'avaient pas peur de la mort qui est une fête pour eux et marque un départ pour une autre vie. Ah ouais?

    Quand tout s'écroule il fuient, se rendent au Kenya puis au Gabon d'ou il prennent un avion pour Paris.  Arrivé en France on le traite "comme un bandit" et on le renvoie au Portugal.

    Il s'y installe et trouve un boulot dans le bâtiment et rencontre une fille française, "on s'est aimé, on se marie" ce qui le fâche définitivement avec sa propre famille.

    Mais son beau père a un cancer et sa femme ne veut pas l'abandonner tout seul en France. Alors c'est encore un déchirement supplémentaire de quitter à nouveau le Portugal cette mère patrie qui le fuit depuis le début. Car avec son petit salaire d'ouvrier portuguais pas question de faire le voyage tous les mois.

    Et maintenant on parle politique, de la France qui se casse la figure, de l'écart qui se creuse entre les pauvres et les autres......tous les autres. Et rendez vous compte maintenant ces français riches qui s'installent au Portugal pour ne pas payer d'impots.

    Ensuite son discours est un mélange de vérités absolues et de considérations un peu délirantes. Il déteste tous les hommes politiques qui ne pensent qu'à s'en foutre plein les poches, Giscard, Baroso (les exemples ne sont pas faux) mais il a une indulgence surprenante pour François Hollande: Quand il a vu tous ces sans dents c'était comme un film d'horreur lui qui vient d'un milieu aisé alors il s'est mis à raconter n'importe quoi aux journalistes!

    Le fou rire me menace.

    Après il me décris la victoire des réfugiés syriens dans un combat contre de jeunes militaires français mal formés  qui patrouillent dans les rues ces andouilles, qui ne connaissent pas les tirs croisés alors que les autres en bon habitués de la guérilla n'en feront qu'une bouchée.Ils auraient du rester à défendre leur pays, mourir dans l'honneur.

    Je commence à me demander s'il n'a pas un pet au casque? a minima en tout cas.

    Je me tire quand il commence à aborder les chinois, je vais chercher des cigarettes et le bar tabac va fermer.

    C'est un récit de vie que je vous redonne tel qu'il m'a été donné de l'entendre, à un moment ou on ne l'attend pas mais dès qu'on laisse le temps aux gens de parler ils ont des choses à dire.

     

     

     

     


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  • People.

    People.

    People.

    People.


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  • Ce matin j'ai acheté cette grenade pour sa couleur, ce rouge comme un beau cuir de Cordoue et je suis parti en voyage.........


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    Je parle des pierres qui n'ont même pas à attendre la mort et qui n'ont rien à faire que laisser glisser sur leur surface le sable, l'averse ou le ressac, la tempête, le temps.

    Roger Caillois L écriture des pierres

     


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  • Les membres distingués du Comité Nobel ont écrasé leur joint dans le cendrier, pas question de brûler le tapis ni de laisser une boulette faire un petit trou disgracieux dans leurs habits de toréadors scandinaves.

    Et ils ont pris cette décision qui a fait grincer quelques grincheux mais  réjouit sans doute pas mal de gens de ma génération.

    Sans l'avoir jamais vu en concert j'ai passé une partie de ma jeunesse à écouter Dylan.

    Sa voix nasillarde ne me séduisait pas particulièrement mais elle m'envoutait parfois, me bousculait en tout cas. La puissance des images  de certaines chansons résonnait en moi et ont laissé une trace qui demeure encore aujourd'hui.

    Je n'étais pas un fan (pas assez organisé pour ça), je n'étais pas scandalisé qu'il passe de l'acoustique à l'électricité, je me fichais pas mal de ses revirements idéologiques ou de ses conversions foutraques non j'ai pioché dans sa discographie des fulgurances, des éclats de lumière, des orages poétiques.

    Alors sans plus réfléchir: l'album Blonde on blonde. I'am only bleeding avec cette phrase terrible" J'entends un grand bruit derrière la porte/ C'est rien Ma c'est seulement moi qui saigne". Aussi Sad eyes lady of the lowlands, Dirge...... et des tas d'autres.

    Je repense aussi à ce qu'avait dit Sartre de Camus recevant ce même prix Nobel de littérature:" Bien fait pour lui"

     

     


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  •       Nous n'attendons rien de l'avenir.

     

                     L'avenir

                        Est

                     Fatigué.

          Un jeune homme habitant de Bassora, Irak.


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  • C'est une petite black, vive, délurée qui ne tient pas en place et qui veut toujours avoir le dernier mot.

    Elle s'empare des marionnettes du loup et de la grand mère et décide de jouer cette fameuse histoire dont je donnais ma version d'enfant il y a quelques jours.

    Elle décide que je serai la grand mère . J'émets timidement l'idée que je pourrai être un grand père mais elle m'arrête tout de suite" c'est pas dans l'histoire" et puis comme je suis vieux alors....

    Soit allons y pour la grand mère. Elle déploie une grande agressivité et il s'en faut de peu pour que la marionnette de la vieille ne perde sa perruque mal collée. 

    Elle finit par se jeter sur moi en criant" Putain je vais te manger". Bon il est temps que j'intervienne : pardon? Je la prie de revenir à un loup de facture plus classique.

    Elle me répond "oui mais ce serait un loup rappeur alors forcément il dirait des gros mots".

    Je m'autorise alors une grand mère rock'n roll et lui intime de se calmer tout de suite.

    Elle sait bien de quoi je parle et finis par me dire qu'à l'école ça se termine toujours comme ça et qu'elle se fait gronder. Elle est bien au fait de son problème c'est déjà pas mal. Nous ne sommes pas à l'école. On continue d'en parler, les marionnettes gisent sur le tapis, inanimées, nous on cause.


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  • Un peu de lecture?

    Quelques lectures qui ne reflètent que mes goûts ou mes intérêts:

    Robert.j.Lenon: The Mailman. Sam Lipsyte: Demande et tu recevras. Mariam Petrossian " La maison dans laquelle" Ces trois livres chez cet exellent éditeur Monsieur Toussaint Louverture.

    Antonio Lobo Antunez: La splendeur du Portugal, Le cul de Judas.

    Maria Goliarda Sapienza: L'art de la joie. José Saramago: Relevé de terre,Menus souvenirs.

    Hubert Selby Jr: La Geôle.

     


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  • Valparaiso

    Bruits du port, sommeil en fuite

    Loin encore plus loin

    Moustache d'otarie

    Sables écorchés

    Bateaux à la dérive

    Sur une mer de soie grise

                                               Volodia.


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  •                     http://www.saint-nazaire-tourisme.com/content/l-fresques-des-artistes-de-valparaiso

     

    C'est un quartier en face du port en place du vieux St Nazaire disparu sous les bombes.

    Quand je pense au port me revient toujours cette séquence d'une bande dessinée des années 70 de Régis Franc.

    Une poule sentimentale et entreprenante dans un rade un peu minable face à un lapin largué et sournois. Cette réplique" Je  suis une fille du port. Comme qui dirait une ombre de la rue" est devenue culte dans mon panthéon personnel. C'est une parodie de la chanson d'Edith Piaf" Allez Milord"

    Pour le reste voilà ce que disent les murs de ce quartier bien sympathique.

     


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     La tour à plomb de Couëron est l'un des derniers édifices industriels du XIXe siècle dans la région de Nantes.

    Elle faisait partie d'une usine construite en 1861 au bord de la Loire à Couëron, pour traiter le minerai de plomb et laminer le laiton et le cuivre. Cette usine qui appartenait au départ à la Société des fonderies et laminoirs de Couëron a cessé son activité en décembre 1988 dans le cadre de l'entreprise Tréfimétaux, après avoir connu plusieurs raisons sociales (Pontgibaud). Les bâtiments appartiennent maintenant à la ville de Couëron. Wikipedia.

    Ces horribles paquebots de croisière dans lesquels on s'entasse sur six étages. La croisière s'amuse berk. Mais ils prolongent l'activité des chantiers navals.

     

     

     

    J'ai l'esprit chagrin lorsque je m'embarque, le coeur lourd de penser que je ne me promènerai plus jamais avec toi. Et puis la dérive au fil de l'eau dissout ces pensées moroses et me ramène au monde. 

    C'est le deuxième visage de l'estuaire ou subsistent encore des vestiges des industries du 19ème et du début du 20ème siècle ( mon dieu que je suis vieux). toutes ces ferrailles rouillés ont pris un certain charme poétique celui des choses abandonnées. Seule demeure la vie du port de St Nazaire.

     

     


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  • Louis-Charles de Besné, comte du Chaffault, seigneur de Chambreton, Meslay, la Goyére, et autres terres, né le 29 février 1708 à Nantes, mort en cette même ville le 27 juin 1794 à la prison de Lusançay (manoir de la Hautière), est un lieutenant général des armées navales français. Originaire d'une famille noble nantaise, Louis Charles du Chaffault de Besné entre jeune dans la marine royale et se distingue une première fois au large du cap Finisterre pendant la guerre de Succession d'Autriche.

    La paix revenue, il effectue plusieurs missions dans les Antilles et ravitaille les établissements de Nouvelle-France. Promu lieutenant général des armées navales, il commande, en cette qualité, à la bataille d'Ouessant en 1778, ce qui lui vaut son surnom de l'« homme d'Ouessant ». Retiré en Vendée à la Révolution, il est arrêté et meurt à la prison de Lusançay le 27 juin 1794. Wikipédia. Sont toujours élégants ces officiers de marine.

     

     

    L'estuaire

     

     

     

                                     Jean Luc Courcout: La maison dans la Loire

     

     

                                                         Sarah Ze The settlers

     

     

    L'estuaire

                            Erwin Wurm: Misconceivable . Une allusion à ce canal de la Martinière conçu trop étroit pour que les gros bateaux remontent la Loire jusqu'à Nantes. Aujourd'hui bel endroit de promenade et refuge pour les oiseaux.

     

     

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                                           Paimboeuf

    Non ce n'est pas le delta du Gange, les bouches de l'Irawady, l'embouchure de l'Orénoque mais l'estuaire de la Loire de Nantes à Saint Nazaire. On y voit de beaux arbres, des tas d'oiseaux et quelques propositions artistiques le long du parcours. L'eau prend la couleur du ciel qui s'éclaircira peu à peu lorsqu'on arrive à la mer.


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  • Quand j'étais gosse je vivais cette fameuse histoire du chaperon rouge comme un petit thriller assez gore.

    J'éprouvais de la compassion pour ce pauvre loup obligé de bouffer une vieille grand mère toute sèche avant de se taper le dessert. Je trouvais le chaperon rouge un peu gourdasse donc bien fait pour elle.

    Et le loup traveloté en grand mère me faisait mourir de rire. Aussi un petit frisson digne des meilleurs polards quand il se jetait sur l'une ou sur l'autre.

    J'avais bien compris que"Tourne la bobinette et la chevillette cherra" était  une formule magique qui simplifiait l'effraction de la serrure mais je n'ai découvert que bien plus tard que le fameux cherra, qu'on ne nous expliquait jamais, n'était en fait que le futur du verbe choir.

    Quelques années passèrent et le loup de Tex Avery avec les yeux qui jaillissait des orbites sous l'effet de l'exitation sexuelle me fit comprendre que je n'étais pas le seul pervers sur la terre et d'ailleurs je ne suis pas devenu un serial killer alors tout va bien. Et vous?


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  • Pour terminer cette journée le Lento déchirant du quatuor américain de Dvorak.


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  • Une exposition assez fourre tout, un peu d'Art, un peu d'Artisanat et pas mal de choses insignifiantes... à mes yeux bien sûr.

    J'ai aimé le travail des recycleurs, des bricoleurs d'objets en métal ou de ceux qui travaillaient l'acier.

    Je ne sais qui a fait quoi mais à voir: Christian Champin , Caroline Brisset, Esprit métal.


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  • Au fil de l'eau

    Au fil de l'eau

    Au fil de l'eau

    Au fil de l'eau

    Au fil de l'eau

    Au fil de l'eau

    Au fil de l'eau

    Au fil de l'eau

    Au fil de l'eau

    J'aurai rêvé ma vie à l'instar des rivières. Vivant en même temps la source et l'océan. Sans même parvenir à me fixer même un mince moment.

                 Jules Supervielle "La fable du monde"

     

    Aujourd'hui il faisait bien trop chaud pour rester sur la terre ferme alors j'ai fait cette promenade en bateau. Pour en finir avec la pesanteur. Pour aider le Dieu maladroit qui essayait en vain de sortir nos corps lourds de la glaise.

    AU retour la ville m'est redevenue agréable comme un petit puzle coloré.

     

     


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    Marcher jusqu'au lieu où tarit la source
    et attendre, assis, que se lèvent les nuages.



               WANG WEI , 701-761            

     

     

     


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  • Ciao Vieille Odile......

    http://taillandier-art.com/kolbindex.htm

     

    Vieille Odile ne savait que boire et peindre ce qu'elle faisait avec un immense talent. Je l'ai croisée plusieurs fois dans ma vie , j'ai aimé son humour son mépris absolu des conventions sociales et son impressionante beauté. J'avais relaté dans ce blog une visite à laquelle je l'avais accompagnée dans l'atelier du tapissier Grau Gariga.

    Vieille Odile a vidé son dernier verre et elle est montée direct là haut là ou personne ne pourra plus l'emmerder, délivrée enfin de toutes les contraintes matérielles.

    Je la salue bien bas. Cliquez sur le lien pour avoir un regard sur ses oeuvres.

     


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  • Swing (on ne va pas en rester là!)

    Je trouve la plupart des DJs assez ennuyeux, souvent répétitifs et sans imagination. Parov Stelar me parait plus intéressant qui aime le swing des années folles et son atmosphère joyeuse et déjantée. Ce clip est un remix très réussi.Mix de mix de remix c'est une habitude dans ce genre de musique et l'on s'en fout pourvu que l'on danse.

      J'ai été happé par le regard doux et mélancolique de ce trompetiste. Qui est il? Un amateur de jazz éclairé me livrera peut être son nom?


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  • Ce que disent les murs.

    Ce que disent les murs.

                                               Valeur et valeurs, le rachat des âmes ç'est pas gratuit!

      Le médecin à la rigueur on oourrait s'en passer mais le notaire. Mourrir dans un désert juridique quelle perspective terrifiante.

    Soyons sympas pleurnichons un coup avec les notaires, que faire avec les 20% qui leur restent? Une chambre au Formule 1 le plus proche de leur étude?


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  • Si l'été n'est pas fini les vacances le sont et j'ai regagné la ville. Des couchers de soleil jusqu'à la nuit de la ville pour clore cette chronique. Allez je range mon burkini.....et mon bikini aussi.

    J'ai repris mon travail. Cette période de l'année renseigne assez bien sur mon statut social. Je suis assez cadre pour qu'on ne vienne pas voir ce que je fais dans mon bureau( rien en l'occurence mes patients arriveront plus tard avec la rentrée scolaire) mais pas assez cadre pour que je ne fasse pas mes heures.

    Cette conception du travail bêtement hiérarchisé,infantilisante et ringarde ne vous rend pas très créatif! Dans deux ans j'en aurai fini avec ce monde là, il ne me manquera pas. La lourdeur des institutions aura eu raison de mon intêret a travailler alors que la rencontre avec les patients aura toujours soutenu ma curiosité de l'humain.

     

     

     

     

     

     

     


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  •              Les ailes des papillons de nuit comme ces tissus des boubous maliens.

                     Tout petit , pas quitté le nid depuis bien longtemps, pas rencontré

                     d' humain donc pas de peur.

                                  Le regard un peu diabolique du petit bélier.

                        On vient de séparer ces chevrettes de leur mère, elles l'ont apellée pendant deux jours, le chat fait la nounou.                    

                     Difficile de photograpphier l'écureuil toujours en mouvement.

                     Encore engourdi se réchauffer au soleil matinal mais rester vigilant.

    Mes vacances dans l'ensemble ont été très solitaires. Cette poule (Sue Helen pour les intimes) ne m'a pas quitté d'une semelle s' échappant tous les jours de son poulailler pour me rejoindre au grand désespoir de ma voisine( mais par ou elle passe?). Comme je désherbais nous avons bâti une petite association: à moi le travail et pour elle les vers de terre. Elle était tout en confiance picorant entre mes genoux. Lorsque le coq du voisin essaya de lui faire subir les derniers outrages elle s'est réfugié sous ma chaise. Elle a eu tort à mon avis ce petit coq très vigoureux et empressé valait bien le gros chef de son poulailler!


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  • Flowers


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  • Aux longs voyages certains préfèrent la promenade, un trajet maintes fois répété,  un monde clos mais  toujours renouvelé par une attention particulière aux détails du paysage.

    C'est souvent le cas des propriétaires de chiens et ce rituel satisfait aussi bien l'animal que son maître.

    Moi j'aime surtout les chiens des autres ou ceux qui viennent librement me tenir compagnie ou marcher un peu avec moi.

    Aujourd'hui j'accompagne une amie et son chien( elle parle très bien le chienchien), quarante kilos d'affection pure et de gourmandise voire de gloutonnerie.

    Après le passage à niveau passez sous le pont et suivez la rivière. Retournez vous pour profiter de cette vue sur le clocher, carte postale pétainiste ou affiche éléctorale style "Force tranquille selon les opinions de chacun.

    Passez devant le manoir dissimulé par les grands arbres de l'autre rive, laissez aller votre imagination sur la destinée forcément tragique de ses habitants.

    Arrivé au marais dont le vert éclaire le feuillage plus sombre, un bras s'envase. Des cygnes s'exercent à des chorégraphies complexes et légèrement prétentieuses, un héron dont l'immobilité de penseur ne l'empêche nullement de se saisir de l'éclair argenté du mondre petit poisson.

    Des bateaux silencieux remontent l'autre bras. Sur le pont des anglais indifférents sirotent des boissons alcoolisées qui leur garantissent ce teint de briques que l'on se doit de ramener au pays pour tout anglais ayant passé des vacances sur le continent.

    On débouche ensuite sur ce village et cette église reconstruite sur le site d'une très ancienne abbaye dont le clocher rapelle certains dessins animés.

    Remontez un peu pour saluer Saint Benoit qui profite de l'ombrage à côté du cimetière......

    Bonne promenade.........


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  • Chronique de l'ordinaire: ma vie à la campagne

    Chronique de l'ordinaire: ma vie à la campagne

    Chronique de l'ordinaire: ma vie à la campagne

    Chronique de l'ordinaire: ma vie à la campagne

    Si je n'ai plus le droit au bonheur du moins j'aspire à la paix. Je n'ai pas envie de partir en voyage, les voyages sans toi ce n'est plus la même chose, alors plus tard oui sans doute.

    Je passe donc l'été dans notre maison à la campagne. Pas d'internet et pour le téléphone il faut descendre sur la route en contrebas. De rares visiteurs que je reçois avec gratitude.

    Le jardin noyé sous un bon mètre d'herbes folles m'occupe une grande partie de la journée. On pourrait trouver ce labeur ingrat, il me convient parfaitement. J'arrache, je bêche  et je me réfugie dans la maison pour lire lorsque le soleil est trop brûlant ou je reste la à contempler les variations de la lumière dans les grands arbres. Un peu plus loin ce chataigner en fleur offre une ombre apaisante lorsque je remonte le chemin.

    Dans ce silence je me reconstruis mais que ç'est long et difficile.


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  • Les papillons de nuit dont l'élégance discrète  fournirait de beaux motifs pour des tissus.

    Tous les soirs je croise ce renard si vous cliquez sur la photo vous l'apercevrez aussi. Nous nous arrêtons tous les deux pour ce face à face intense. Au moindre mouvement de ma part il s'enfuit.

    En face de chez moi ce petit cheval est d'une vivacité incroyable, il se déplace sans cesse par tous les temps.

    C'est un très vieux chien mais il a gardé une âme d'enfant. Il vous apporte un cailloux et il peut passer des heures entières à courrir aprés. Il a un maître qui ne s'en occupe guère dans un village voisin et il parcourt des kilomètres pour trouver des humains qui acceptent de jouer avec lui c'est à dire moi ou mon voisin. Si vous êtes au travail il patiente à vos côtés et au moindre regard il s'anime et vient se faire caresser. Sa présence me fait du bien je ne sais pas pourquoi.

     

    Fragile aéronef, un si grand corps pour de si petites ailes.

    Sur le quai de la gare sous le soleil de midi je suis le seul passager à attendre ce train qui me ramène en ville. Quelqu'un a déposé cet oiseau mort sur le banc. Canicule, silence et je suis ce type qui attend ce tortillard auprès de l'oiseau mort.

    Dans le ruisseau cette écrevisse rouge de Louisiane, espèce invasive. On la dirait protégée par une carapace de cuir rouge comme un guerrier japonais.


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