• Tapi dans un écrin de verdure et perché sur une hauteur au dessus de Saint-Eloi et de l'Aber Ildut, se trouve le charmant manoir de Brescanvel, édifice du XVIe siècle à porte gothique et grandes baies coupées de meneaux.
    Une tourelle à cul de lampe fait saillie sur la façade et abrite un escalierà vis. A l’extrémité de l’aile droite, la chapelle domestique porte un écusson avec pies de mer et la devise :

    « euz a neubeut awalc'h »

    « De peu assez ».
     
    Cet écartelé rappelle l’alliance à la fin du XVIe siècle de Claude Le Roux et de Marie de Corpel.
    La famille Le Roux possédait jadis cette terre. Elle s’est éteinte en 1755 avec Messire Charles Le Roux de Brescanvel, recteur de Guilers, qui laissa pour héritier son cousin germain François de Poulpiquet.
    Les de Poulpiquet s’étaient alliés aux Brescanvel par le mariage de Jeanne Le Roux, dame de Brescanvel, avec Jacques de Poulpiquet, fils d’Hervé, seigneur de la Roche-Durand et de Jeanne de Keroulas.
    Ce manoir est toujours occupé par un membre de cette famille en la personne, d’Alain de Poulpiquet, qui l’a restauré avec son épouse Michèle.
    Une croix sur le bord de la route fut érigée en 1888 comme ex-voto par Ernest de Poulpiquet qui échappa de peu à la foudre tombée à cet endroit.


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    Situé entre Lanrivoaré et Brélès le château de Kergroadès, construit de 1602 à 1613 par François de Kergroadès, seigneur dudit lieu, Du Bois, de Kerver, de Kerangomar, chevalier de Saint-Michel, d'une famille très ancienne dont le blason était "fascé de six pièces d'argent et de sable", et de la devise "en bon espoir".

    Kergroadès est un grand édifice carré, flanqué de tours à meurtrières aux quatre angles. L'une d'elle est surmontée d'une coupole, l'autre est couronnée par une plate-forme revêtue d'un parapet à mâchicoulis. À l'entrée, mur de protection surmonté d'une terrasse supportée par des arcades, dans lequel s'ouvrent deux portes, cavalière et piétonne, encadrées l'une et l'autre de pilastres d'ordre ionique. On lit sur la corniche un verset de l'Ecclésiaste :

    "Si non in timore di tenveriste instanter cito subvertatur domus tua"
    (Si tu ne te maintiens pas constamment dans la crainte du Seigneur, ta maison sera anéantie).

    On aperçoit, de la cour d'honneur le manoir, demeure imposante, inspirée du château de Kerjean à Saint Vougay. De Renaissance bretonne, le château conserve un caractère défensif. La cour est fermée par un parapet de défense. La façade est percée de nombreuses et larges fenêtres à croix de pierres et surmontée de croisées de mansardes richement sculptées. Wikipedia.

     

     

     


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  • J'ai fumé une cigarette sur le pont arrière, j'étais un peu mélancolique et ce coucher de soleil sur la mer comme un cadeau.


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  •                                                           Le port du Conquet

                         Josef est assez beau avec son visage grave, bien plus beau que la Vierge Marie qui a  l'air d'une meringue un peu molle.           

     

    une escapade à Ouessant.

    Une journée très ensoleillée à Ouessant. Marché vers le phare du Créac'h.

    Je ne vais pas très bien en ce moment "Qui voit Ouessant voit son sang" " Qui voit Molène voit sa peine" " Qui voit l'île de Sein voit sa fin" Nous n'y sommes pas allés" Et après ça qui dira que je n'ai pas l'optimisme chevillé au corps!


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  • Langon: la Chapelle St Agathe.

    Quelle belle discipline que l'archéologie!

                    Une salle de bains de l'époque gallo-romaine

    L'étude minutieuse menée sur les murs à partir des matériaux et des mortiers a permis de reconstituer l'histoire de cette chapelle en déterminant plusieurs phases de construction. L'édifice est constitué de trois bâtiments principaux aux formes et aux fonctions diverses qui se sont succédés pendant 1800 ans.

    Au premier bâtiment correspond la partie des murs les plus soignés et construits avec des petits moellons cubiques en grès brun, séparés par d'étroits joints de mortier décorés d'une ligne en creux. A intervalles réguliers, des cordons de tuiles rouges plates viennent donner de la cohésion à l'ensemble. Il s'agit d'une technique de construction en opus mixtum qui est en usage dans le monde romain au IIème siècle après JC. De cette construction romaine , seule une salle rectangulaire et une abside voûtée en cul de four distribuée à l'intérieur par une superbe arcade de brique subsistent. De plus sur cette même voute, a été partiellement conservée une peinture représentant Vénus.

    Concernant la fonction originelle de ce bâtiment les dernières recherches menées en 1996 ont permis d'identifier ces élévations comme les restes d'un établissement thermal. De ce dernier, trois pièces, une partie du système de voûtement et un axe de circulation peuvent être restitués.

    Quant à l'abside elle correspond à la salle froide appelée frigidarium. Enfin l'étude approfondie menée sur la peinture par des spécialistes a permis de conforter cette hypothèse. Selon eux elle correspond à l'un des thèmes de prédilection des romains por le décor de leur salle de bains et aurait été réalisée à des fins ornementales. Ces thermes probablement de petite dimensions appartenaient probablement à un riche propriétaire foncier dont la résidence devait se situer à proximité peut être sous l'actuelle église du village. En effet en contrebas dans un jardin des restes de maçonnerie gallo-romaines ont pu être observés.

                      Une église paléochrétienne Sainte Vénus.

    Au cours du 4ème siècle, de nombreuses villas sont définitivement abandonnées, livrées au pillage, démontées ou bien réutilisées comme ce fut le cas à Langon et dans d'autres villes comme Entrammes. La réutilisation partielle ou totale des bâtiments d'origine gallo-romaine montre que les techniques romaines ont gardé au cours des siècles qui ont suivi, tout leur prestige et sont restées une valeur de référence.

    Quand les premières communautés chrétiennes se constituent dans la région de Langon à partir du 4ème et 5ème siècle, elles trouvent dans ces thermes le plan idéal pour une petite église avec son abside tournée vers l'est. Les fidèles sur élèvent les murs en imitant l'appareil romain, percent des fenêtres, détruisent la partie centrale pour y aménager un clocher de 7 à 8 mètres de haut et enfin masquent la peinture romaine par une représentation au trait rouge sur fond blanc du Père éternel.

    Cette peinture reproduite par Charles Langlois avant qu'il ne la détruise en 1841 était l'un des plus anciens témoignage de la peinture chrétienne en Bretagne du 6 ou 7ème siècle.

    Le catulaire de l'abbaye de Redon nous livre en 838 le nom de cette église <ecclesia Sancti Veneris>. Ce vocable transformé en Vener (du breton signifiant Venus) puis francisé en Vénier signifie Eglise Sainte Vénus.

    Selon C.Chaigneau il s'agit d'un exemple exceptionnel d'assimilation du nom de la déesse du panthéon romain par la nouvelle religion chrétienne sans doute dans le but d'une conversion en douceur des populations locales.

    A proximité de cette église, ont été découverts en 1954 de nombreux sarcophages en calcaire coquiller. Ils étaient en usage au cours des 6ème et 7ème siecles dans les régions de haute Bretagne qui n'avaient pas été occupées par les bretons. Toutefois on ignore si cette nécropole a précédé ou non la transformation du bâtiment romain en église.

    La petite stèle placée au dessus de la porte, retrouvée lors de fouilles dans la chapelle est d'origine funéraire. Cette nécropole ne va cesser de s'étendre pendant tout le Moyen Âge. Au début du 19ème siècle le cimetière occupe l'espace compris entre l'église et la chapelle. A partir de 1842 il est translaté à l'extérieur du bourg pour des raisons économiques( aménagement d'une place de marché) et hygiéniques.

          Une chapelle funéraire au coeur d'un groupe paroissial. 

    Lorsque les moines de l'abbaye Saint Sauveur de Redon deviennent les seigneurs du territoire de Langon au 9ème siècle, ils décident la création d'un nouvel autel dédié à St Pierre. Ce dernier va supplanter l'église Sainte Vénus en devenant le centre spirituel d'un espace sacralisé aux limites bien définies.

    L'église Sainte Vénus est alors convertie en chapelle funéraire, rôle qui sera le sien jusqu'au 18ème siècle. les murs de la nef sont partiellement arasés, le clocher central est remplacé par les murs actuels.Une porte ceintrée est percée au sud.

    Au 11ème siècle lors de la reconstruction de l'église Saint Pierre et Paul, les moines placent l'entrée principale face à la porte de le chapelle et plaquent ensuite sur chacune d'elles un gable triangulaire en grès brun dit roussard, minéral déjà présent dans les murs de la chapelle et le chevet de l'église. Ainsi par l'emploi de matériaux identiques, dont l'usage remonte à l'époque romaine, les moines ont la volonté d'appliquer sur chacun des deux monuments un même style architectural créant une homogénéisation esthétique parfaite de l'ensemble paroissial, assurant la continuité d'un programme monumental aux origines prestigieuses.

    Au 1èème siècle les enfants sont enterrés à proximité ou à l'intérieur de la chapelle. Au siècle suivant, l'église remplace le vocable de Vénier par Agathe, sainte officielle du panthéon chrétien qui eut les seins coupés. Peu de temps après un pèlerinage très particulier y a lieu: des nourrices implorent cette sainte en faisant 7 fois le tour de la chapelle, afin de pouvoir allaiter. Il perdure jusqu'au milieu du 19ème siècle. Mais très vite ce pèlerinage est dénoncé comme étant contraire à la dignité de la religion et l'église finit par interdire cette pratique puis la chapelle est finalement désaffectée.

    Lors de la révolution la chapelle est convertie en Temple de la Raison, puis en salpêtrière. Sous la monarchie de juillet, le maire souhaite en faire une salle de classe en y accolant la maison du maître d'école. Ce projet est vite abandonné et elle sert d'entrepôt dans lequel les ouvriers qui restaurent l'église du village viennent éteindre leur chaux. C'est alors qu'une terrible menace pèse sur la chapelle. Un rapport de l'inspecteur des Monuments historiques indique au sous préfet de Redon" qu'elle est dans un état déplorable et que le curé a l'intention de l'abattre". Aussitôt un jeune architecte de Rennes Charles Langlois est envoyé en 1839 avec pour mission de réaliser des devis et des plans de restauration. En poursuivant ses recherches concernant des traces de peinture ancienne sur la voûte de l'abside il a miraculeusement découvert Venus sortant des eaux.

    C'est l'association Arcade qui a réalisé ce document en s'appuyant sur différents travaux de recherche.

     

     


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  • Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Le village de Langon sur les bords de la Vilaine est un beau village qui se meurt doucement. De belles maisons de pierre qui s'écroulent dans une indifférence tranquille. C'est un site très ancien, occupé depuis des siècles comme vous le lirez dans l'article sur la chapelle Saint Agathe.

     


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    La lumière décroit sur l'Île aux pies. Marcher tranquillement se fondre dans l'ombre et revenir en pressant un peu le pas avant que la nuit nous englobe tout à fait.


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    C'est une journée d'hiver, l'air est saturé d'humidité, le brouillard dévoile à peine les formes mais il fait doux. Dans les prairies les grandes aigrettes se posent en bandes elles qui appartiennent à l'air ,au ciel et aux eaux marécageuses.

    Il fut un temps ces belles maisons de pierres, ces moulins témoignaient d'une vie rurale dont on rêve aujourd'hui. La nature engloutit peu à peu sous la mousse et les lichens les traces de ce monde si proche mais qui retourne au silence de la forêt. Nous sommes seuls dans ce paysage de roman.


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  • Les douanes de Bayonne ont effectué une saisie importante de cocaïne. Sur tous les paquets figuraient ce dessin qui m'a intrigué. Il ressemble aux dessins trouvés dans les grottes préhistoriques. J'avais déjà remarqué au Pakistan la beauté de certains sceaux sur des plaquettes d'opium(il y a une quarantaine d'années, vaut mieux préciser par les temps qui courent). Je ferai bien une collection de ces différentes marques et j'ouvrirai un musée " Art et trafic"


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  • https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/jexiste-je-me-suis-rencontre 

      Le risque quand on vieillit c'est qu'il faudrait ajouter à son blog une rubrique nécrologique perspective peu réjouissante vous en conviendrez.

    Mais c'est un fait on voit se barrer peu à peu les gens qu'on a aimé. Gotlib m'a fait rire et particulièrement ce Gai Luron cabot toujours flegmatique voire moitié endormi dont les réflexions me réjouissaient . Il avait écrit un livre " J'existe, je me suis rencontré" que je vous conseille. Le lien vous conduira à une lecture que j'ai trouvé sur France Culture.


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  • L’exposition fait pénétrer le visiteur au centre d’une architecture éphémère, où il est invité à s’interroger sur la nature de la perception elle-même, comme un tout cohérent et indivisible, résultant en enchevêtrements et non-localités.
    Parmi les œuvres Photonic Wind (vent photonique) et Force Field (champ de force) qui explorent la dimensionnalité du vide. Au-delà de l’atmosphère densément moléculaire de la Terre, la lumière des étoiles rencontre peu de résistance quand elle fait tourbillonner la poussière cosmique pour en faire émerger des graines de planètes. Des conditions similaires sont créées dans Photonic Wind : de la poussière de diamant y est propulsée par un rayon laser dirigé dans une chambre à vide. Dans Force Field, des ondes acoustiques divisent l’air en alternant régions de haute pression et de vide, absorbant des gouttes d’eau. Évoquant un système solaire miniature, les gouttelettes en suspension tournent et influencent le moindre mouvement de leurs semblables à mesure qu’elles modulent le champ acoustique qui les fait léviter. Chaque élément est un reflet coémergent du tout.
    À la fois savante, et formellement intrigante, Le vide et la lumière promet une expérience rare.

    _Dmitry Gelfand et Evelina Domnitch.

    Une exposition très minimaliste........


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    « Nombreux sont ceux qui vivent en nous ;

    Si je pense, si je ressens, j’ignore

    Qui est celui qui pense, qui ressent.

    Je suis seulement le lieu

    Où l’on pense, où l’on ressent.. »

                                         Ricardo Reis hétéronyme de Fernando Pessoa.


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  • Dijkspark

     

    In the emerging field of Life-Sciences (the study of living organisms) and Bio-Design (working with living organisms) there is an expanding need for substantive collaboration.

    Not only between the different (international) institutes and the designers, artists and scientists involved. But more importantly, the public.

    At Biotoop Dijksgracht we connect makers with the public in order to build a growing creative habitat for experimentation, research, collaboration and shared knowledge.

    Mediamatic

     

     

    Mediamatic is a cultural institution dedicated to new developments in the arts since 1983. We organize lectures, workshops and art projects, focusing on nature, biotechnology and BioArt in a strong international network.

     

    C'est un de ces projets qui rendent les villes intéressantes et qui propose une collaboration entre scientifiques, artistes, habitants de ce quartier . A petite échelle c'est à dire à la taille des petits hommes que nous sommes une curiosité transdisciplinaire. A cette heure matinale c'est un peu de verdure et de calme.

     

     


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    HEMORRAGIE, ASCENSION

    Près de vos armes, hommes inflexibles
    Près de vos aigles dressés à déchirer les poumons
    Des porteurs de flammes, voici mon ombre entre les montagnes
     inclinées
    Attentivement vers la ville prise dans les menottes du pain.

    Sachez que si vous me fouillez jusqu’aux entrailles
    Ainsi qu’on ferait d’un violon, afin d’y trouver le chant,
    Ou d’un miroir pour en arracher les images
    Jamais vous ne toucherez la vision qui demeure en moi.
    Parmi le matin qui s’ouvre une artère
    Avec la brume tombée au fond des éprouvettes,
    Avec l’âme qui, dans la chair comme dans une camisole de force,
    Se tord, s’écorche et voudrait se délivrer.

    Et vous qui mordez la neige et vous mordez entre vous
    Comme des chiens au traîneau montant vers quel orage,
    Bourreaux ou frères, me voilà je marche parmi vous
    Et je ne sais ce que vous enfoncez dans mon épaule : poignard ou
     aile.

    Ilarie VORONCA

    (Poème extrait de Poèmes parmi les hommes, Cahier du Journal des poètes, 1934).

     

     


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  • C'est un dessin que j'ai gratté comme on gratte une plaie.


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  • Dimanche matin

    Mon chêne

    Le soleil? non la lune

    En cours

    Pour se délier les doigts et apprivoiser les couleurs

                                                      Retour l'étang et le jour qui décroit.

    J'ai rejoint mon refuge à la campagne. Je suis venu à pied sur la route déserte, je n'avais jamais remarqué ce calvaire noyé dans la végétation. C'était vendredi et j'étais fatigué alors j'ai allumé le feu et puis je me suis endormi, réveillé pour le thé.Comme je dors bien dans cette maison.

    Samedi il a plu une bonne partie de la journée.Pour ne pas être triste j'ai repris mes pinceaux et après avoir jeté au hasard quelques couleurs sur le papier, j'ai commencé un dessin .

    Dimanche le soleil est revenu dès le matin, les écureuils étaient de sortie pour faire leurs provisions de glands et de châtaignes. J'ai continué à dessiner. De temps en temps j'allais fumer une cigarette dans le jardin au soleil. Je lisais aussi Raymond Carver en anglais avec un réel plaisir de lire un écrivain dans sa langue.

    Dimanche aussi j'ai repris la route, je n'ai croisé personne. La lune se levait superbe comme un énorme fromage. la nuit est tombée, le train est arrivé plein de monde. Ce retour à la civilisation m'a un peu étourdi.


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  • Il y a eu aussi des moments de souffrance dans ce voyage.Nous avons tellement parcouru cette ville ensemble que de m'y retrouver seul me renvoie à ta disparition. Bientôt deux ans déjà et je me débats toujours pour garder la tête hors de l'eau. Le passage du jour à la nuit est un moment de fragilité. Je reviens m'assoir aux endroits que nous avons tant aimé à cette heure précise; regarder la ville s'éclairer,se poser après une longue journée de pérégrinations. Je reste seul sur un banc, les gens se pressent en bandes joyeuses vers les bars et les restaurants. Alors oui la solitude comme un sac de cailloux sur mon dos fatigué mais aussi le calme et la beauté de la nuit.Cette chanson dans mes écouteurs que tu appréciais aussi. Mais je ne peux plus dire en plaisantant quand on arrivait dans cette ville" Viens mon amour on rentre chez nous".

    Allez: Soldier on!


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  • Dans de petites galeries les collages de Greet Weitenberg.Je suis très intéressé par la technique du collage. Je m'y suis essayé mais avec des résultats peu probants. Mes collages étaient oniriques et superchargés, je m'y perdais et le résultat me déplaisait. En France j'avais admiré ceux de Vincent Courtois pour leur élégance. Mais je suis toujours attiré par cette forme artistique et j'y reviendrai.


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  •                                           L'amour tarifé c'est dans ces petites boites.


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    La ville s'ouvre sur la mer du côté de Azartplein.C'est formidable les villes qui s'ouvrent sur la mer: Barcelone, New York, Venise....

    Là entre les deux îles de Javaeiland et KSM je longe le Surinamkade jusqu'au bout, là ou la terre n'est rien à côté de ces immenses étendues d'eau. IL y a toujours des bancs partout dans cette ville dans des coins bien cachés. Je suis resté là longtemps à regarder passer les péniches , à observer le manège des poules d'eau et surtout à profiter du soleil et de la lumière. Amsterdam grise souvent et bleue aujourd'hui. Les touristes ne viennent jamais ici.


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  • Je m'étais perdu dans un quartier bourgeois, on ne distinguais aucune vie derrière les belles façades et  croyant pénétrer dans un jardin je me suis retrouvé dans Vondelpark.

    En voyage on est par définition l'étranger, celui qui n'appartient pas et alors s'ouvre un espace de liberté nouvelle. Pas besoin d'être à l'autre bout du monde pour autant il suffit de rester ouvert à l'ici et maintenant.

    Souvent pour pénétrer une ville je décide de suivre des gens qui marchent vers ce dont je n'ai aucune idée mais dont l'air décidé( en marche) me séduit.

    Aujourd'hui comme un détective qui ne connaitrait pas la finalité de sa mission je file le train de ce mendiant.

    On le croirait sorti d'un roman russe avec sa barbe de Père Noël et son grand manteau rapiécé. Il traverse le parc sans prêter attention aux gens qu'ils croise, bifurque dans des allées obscures à l'écart des axes principaux des promeneurs.

    Nous marchons depuis longtemps et soudain il pénètre dans un buisson et là, au pied d'un arbre est attaché un vieux chien tout vieux tout vieux. Les chiens ont une peur atroce et fondamentale: celle d'être abandonnés et on perçoit le soulagement, la reconnaissance de l'animal. Il lui caresse la tête et lui sort un biscuit . Ensuite ils vont s'assoir sur un banc au soleil.  Mission accomplie je rejoins les promeneurs.


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  • Ce que disent les murs: Amsterdam.

    Ce que disent les murs: Amsterdam.

    Ce que disent les murs: Amsterdam.

                         Drôle de nom pour..........une agence d'intérim.

     

     

    •  Pays-Bas : La compagnonne arrêtée le 6 juillet à Amsterdam libérée
      24 juillet

      Le 15 juillet, notre compagnonne a été libérée. Ceci ne signifie pas pour autant que les accusations dont elle fait l’objet sont abandonnées, mais un juge a décidé qu’elle pouvait attendre le procès concernant son extradition dehors. Elle doit se soumettre à quelques conditions, comme celles de céder son passeport et d’aller signer une fois par semaine au commissariat.

     


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  • Il n'y a là qu'un minuscule battement de cœur et la solitude, un mur lumineux et ensoleillé et ce sentiment qu'il n'y aura pas d'échappatoire. Le temps immobile qui ne pourrait être nommé comme tel. Enfermé au cœur de la lumière: le petit prisonnier stoïque.

    Donna Taart" Le Chardonneret.   C'est en lisant ce roman follement romanesque que j'ai eu envie de revoir le tableau.

    Détail

    Entre 1637 et 1644 Frans Post réalise ces paysages du Nouveau monde. Il peint comme un naturaliste et j'aime la façon dont il retraduit l'immensité des paysages lui natif de Haarlem cette toute petite ville de maisons de poupées.Dans ces tableaux beaucoup de vide, de respiration sereine. Les personnages sont un élément du paysage, nous ne savons rien des individus ou de leur histoire. Chose curieuse une partie de ces paysages du Brésil ont été exécutés sur place et les autres après son retour en Hollande. Dans les tableaux peints sur place les ciels sont gris, ,sur ceux peints en Europe le ciel est bleu et les couleurs beaucoup plus lumineuses. Nostalgies inversées?

     

    Adrian Coorte, un petit maître comme on dit en peinture, le peintre des fruits et légumes. A nul autre pareil pour vous évoquer le velouté des abricots, la fraîcheur d'une botte d'asperge, la transparence des groseilles, et les framboises sauvages. Cette peinture n'est pas faîte pour les musées. Ces petits formats sont faits pour des demeures bourgeoises, parquets bien cirés, tapis et tentures, lampes douces. Les abricots dans mon bureau!

    Den Haag: Une visite au Mauritshuis.

    Wilem Van Velde le jeune. J'ai une grande admiration pour le père et le fils. Du père ( Wilem van Velde le vieux)j'ai passé de longs moments devant la Bataille de Terheide dont j'ai photographié de multiples détails au Rijkmuséum d Amsterdam. Ils ont un talent particulier pour reproduire dans les moindres détails les navires et la mer dans tous ces états. Comme d'autres peintres hollandais de marine. Mais pas d'esbroufe, d'effet " cinématographique", de dramatisation. Le père était un excellent dessinateur et le fils s'était découvert un intérêt pour la couleur. Ils ont travaillé ensembles à la cour du roi Charles II d' Angleterre.

    Les vaches dans la peinture flamande! On en trouve quelques unes grandeur nature dans leur matérialité imposante, symbole de prospérité pépère. Ont sur moi un effet comique. Ici je me suis arrêté intrigué par tous ces plis comme si elles avaient enfilé des habits trop grands.

    Den Haag: Une visite au Mauritshuis.

    Ces belles mains! La photo ne rend pas justice à la beauté de ces mains, je n'avais que mon téléphone portable. Le bleu de la veine de la main gauche et le bleu de l'habit en une subtile correspondance. Frans Hals je crois. Bon tout cela manque de précision mais je suis un visiteur pas un critique d'art.

     

    Den Haag: Une visite au Mauritshuis.

    Quel est ce fruit à la peau grumeleuse d'un si beau rouge? L'épluchure du citron est un thème récurent de la peinture flamande, un exercice de virtuosité. Finesse de la peau, effets de transparence, celui ci est épluché de façon un peu grossière, pas chichiteuse. J'ai déjà vu dans des restaurants des types qui épluchaient des pommes se livrer à des épluchages minutieux.

    Paul Bril. J'ai collectionné pendant quelques temps des représentations de St Jérôme. J'étais fasciné par ce thème du retrait, de l'ermite et je m'amusais à comparer les différences entre les lions qui l'accompagnent toujours. Gros chats peu effrayants pour la plupart. Ou est donc celui ci? Roupille probablement dans un coin de la grotte.Oui il est bien là. Ils ont souvent de grosses babines qui neutralisent toute férocité.

     

    d

    J'ai une interprétation peu orthodoxe de ces autoportraits de Rembrandt: pour moi ils relèvent de la culture queer.

     

    Il mourut dans les circonstances suivantes : Une crise d'urémie assez légère était cause qu'on lui avait prescrit le repos. Mais un critique ayant écrit que dans la Vue de Delft de Ver Meer (prêté par le musée de La Haye pour une exposition hollandaise), tableau qu'il adorait et croyait connaître très bien, un petit pan de mur jaune (qu'il ne se rappelait pas) était si bien peint qu'il était, si on le regardait seul, comme une précieuse oeuvre d'art chinoise,d'une beauté qui se suffirait à elle-même, Bergotte mangea quelques pommes de terre, sortit et entra à l'exposition. Dès les premières marches qu'il eut à gravir, il fut pris d'étourdissements. Il passa devant plusieurs tableaux et eut l'impression de la sécheresse et de l'inutilité d'un art si factice, et qui ne valait pas les courants d'air et de soleil d'un palazzo de Venise ou d'une simple maison au bord de la mer. Enfin il fut devant le Ver Meer, qu'il se rappelait plus éclatant, plus différent de tout ce qu'il connaissait, mais où, grâce à l'article du critique, il remarqua pour la première fois des petits personnages en bleu, que le sable était rose, et enfin la précieuse matière du tout petit pan de mur jaune. Ses étourdissements augmentaient ; il attachait son regard, comme un enfant à un papillon jaune qu'il veut saisir, au précieux petit pan de mur. " C'est ainsi que j'aurais dû écrire, disait-il. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleur, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune".
    Cependant la gravité de ses étourdissements ne lui échappait pas. Dans une céleste balance lui apparaissait, chargeant l'un des plateaux, sa propre vie, tandis que l'autre contenait le petit pan de mur si bien peint en jaune. Il sentait qu'il avait imprudemment donné la première pour le second. "Je ne voudrais pourtant pas, se dit-il, être pour les journaux du soir le fait divers de cette exposition. "
    Il se répétait : "Petit pan de mur jaune avec un auvent, petit pan de mur jaune." Cependant il s'abattit sur un canapé circulaire ; aussi brusquement il cessa de penser que sa vie était en jeu et, revenant à l'optimisme, se dit " C'est une simple indigestion que m'ont donnée ces pommes de terre pas assez cuites, ce n'est rien. " Un nouveau coup l'abattit, il roula du canapé par terre, où accoururent tous les visiteurs et gardiens. Il était mort.

    Marcel Proust La prisonnière (la mort de Bergotte)

    Den Haag: Une visite au Mauritshuis.

                                   Jacob van Ruisdael: Vue du château de Bentheim.

    Den Haag: Une visite au Mauritshuis.

    C'est assez rare dans la peinture hollandaise de voir de jeunes bourgeois bien sages en groupe qui jouent à je ne sais quel jeu. Boivent pas de bière sont pas bourrès,bien propres sur eux. Pas des paysans, pas des vieillards avec des rides savamment exécutées. Non juste mignons, tout frais.

    Voilà pour cette promenade au Mauritshuis. J'y ai vu aussi une exposition sur les Rembrantds dans les collections de Londres. J'ai admiré " La leçon d'anatomie".

     


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    C'est un tout petit ferry ,rouillé comme un jouet qui aurait beaucoup servi qui m'a amené dans ce quartier sans grand intérêt. Une surprise ce garage qui se consacre à la remise en état de notre deudeuche nationale.


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