• Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Langon

    Le village de Langon sur les bords de la Vilaine est un beau village qui se meurt doucement. De belles maisons de pierre qui s'écroulent dans une indifférence tranquille. C'est un site très ancien, occupé depuis des siècles comme vous le lirez dans l'article sur la chapelle Saint Agathe.

     


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    La lumière décroit sur l'Île aux pies. Marcher tranquillement se fondre dans l'ombre et revenir en pressant un peu le pas avant que la nuit nous englobe tout à fait.


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    C'est une journée d'hiver, l'air est saturé d'humidité, le brouillard dévoile à peine les formes mais il fait doux. Dans les prairies les grandes aigrettes se posent en bandes elles qui appartiennent à l'air ,au ciel et aux eaux marécageuses.

    Il fut un temps ces belles maisons de pierres, ces moulins témoignaient d'une vie rurale dont on rêve aujourd'hui. La nature engloutit peu à peu sous la mousse et les lichens les traces de ce monde si proche mais qui retourne au silence de la forêt. Nous sommes seuls dans ce paysage de roman.


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  • Les douanes de Bayonne ont effectué une saisie importante de cocaïne. Sur tous les paquets figuraient ce dessin qui m'a intrigué. Il ressemble aux dessins trouvés dans les grottes préhistoriques. J'avais déjà remarqué au Pakistan la beauté de certains sceaux sur des plaquettes d'opium(il y a une quarantaine d'années, vaut mieux préciser par les temps qui courent). Je ferai bien une collection de ces différentes marques et j'ouvrirai un musée " Art et trafic"


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  • https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/jexiste-je-me-suis-rencontre 

      Le risque quand on vieillit c'est qu'il faudrait ajouter à son blog une rubrique nécrologique perspective peu réjouissante vous en conviendrez.

    Mais c'est un fait on voit se barrer peu à peu les gens qu'on a aimé. Gotlib m'a fait rire et particulièrement ce Gai Luron cabot toujours flegmatique voire moitié endormi dont les réflexions me réjouissaient . Il avait écrit un livre " J'existe, je me suis rencontré" que je vous conseille. Le lien vous conduira à une lecture que j'ai trouvé sur France Culture.


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  • L’exposition fait pénétrer le visiteur au centre d’une architecture éphémère, où il est invité à s’interroger sur la nature de la perception elle-même, comme un tout cohérent et indivisible, résultant en enchevêtrements et non-localités.
    Parmi les œuvres Photonic Wind (vent photonique) et Force Field (champ de force) qui explorent la dimensionnalité du vide. Au-delà de l’atmosphère densément moléculaire de la Terre, la lumière des étoiles rencontre peu de résistance quand elle fait tourbillonner la poussière cosmique pour en faire émerger des graines de planètes. Des conditions similaires sont créées dans Photonic Wind : de la poussière de diamant y est propulsée par un rayon laser dirigé dans une chambre à vide. Dans Force Field, des ondes acoustiques divisent l’air en alternant régions de haute pression et de vide, absorbant des gouttes d’eau. Évoquant un système solaire miniature, les gouttelettes en suspension tournent et influencent le moindre mouvement de leurs semblables à mesure qu’elles modulent le champ acoustique qui les fait léviter. Chaque élément est un reflet coémergent du tout.
    À la fois savante, et formellement intrigante, Le vide et la lumière promet une expérience rare.

    _Dmitry Gelfand et Evelina Domnitch.

    Une exposition très minimaliste........


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    « Nombreux sont ceux qui vivent en nous ;

    Si je pense, si je ressens, j’ignore

    Qui est celui qui pense, qui ressent.

    Je suis seulement le lieu

    Où l’on pense, où l’on ressent.. »

                                         Ricardo Reis hétéronyme de Fernando Pessoa.


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  • Dijkspark

     

    In the emerging field of Life-Sciences (the study of living organisms) and Bio-Design (working with living organisms) there is an expanding need for substantive collaboration.

    Not only between the different (international) institutes and the designers, artists and scientists involved. But more importantly, the public.

    At Biotoop Dijksgracht we connect makers with the public in order to build a growing creative habitat for experimentation, research, collaboration and shared knowledge.

    Mediamatic

     

     

    Mediamatic is a cultural institution dedicated to new developments in the arts since 1983. We organize lectures, workshops and art projects, focusing on nature, biotechnology and BioArt in a strong international network.

     

    C'est un de ces projets qui rendent les villes intéressantes et qui propose une collaboration entre scientifiques, artistes, habitants de ce quartier . A petite échelle c'est à dire à la taille des petits hommes que nous sommes une curiosité transdisciplinaire. A cette heure matinale c'est un peu de verdure et de calme.

     

     


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    HEMORRAGIE, ASCENSION

    Près de vos armes, hommes inflexibles
    Près de vos aigles dressés à déchirer les poumons
    Des porteurs de flammes, voici mon ombre entre les montagnes
     inclinées
    Attentivement vers la ville prise dans les menottes du pain.

    Sachez que si vous me fouillez jusqu’aux entrailles
    Ainsi qu’on ferait d’un violon, afin d’y trouver le chant,
    Ou d’un miroir pour en arracher les images
    Jamais vous ne toucherez la vision qui demeure en moi.
    Parmi le matin qui s’ouvre une artère
    Avec la brume tombée au fond des éprouvettes,
    Avec l’âme qui, dans la chair comme dans une camisole de force,
    Se tord, s’écorche et voudrait se délivrer.

    Et vous qui mordez la neige et vous mordez entre vous
    Comme des chiens au traîneau montant vers quel orage,
    Bourreaux ou frères, me voilà je marche parmi vous
    Et je ne sais ce que vous enfoncez dans mon épaule : poignard ou
     aile.

    Ilarie VORONCA

    (Poème extrait de Poèmes parmi les hommes, Cahier du Journal des poètes, 1934).

     

     


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  • C'est un dessin que j'ai gratté comme on gratte une plaie.


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  • Dimanche matin

    Mon chêne

    Le soleil? non la lune

    En cours

    Pour se délier les doigts et apprivoiser les couleurs

                                                      Retour l'étang et le jour qui décroit.

    J'ai rejoint mon refuge à la campagne. Je suis venu à pied sur la route déserte, je n'avais jamais remarqué ce calvaire noyé dans la végétation. C'était vendredi et j'étais fatigué alors j'ai allumé le feu et puis je me suis endormi, réveillé pour le thé.Comme je dors bien dans cette maison.

    Samedi il a plu une bonne partie de la journée.Pour ne pas être triste j'ai repris mes pinceaux et après avoir jeté au hasard quelques couleurs sur le papier, j'ai commencé un dessin .

    Dimanche le soleil est revenu dès le matin, les écureuils étaient de sortie pour faire leurs provisions de glands et de châtaignes. J'ai continué à dessiner. De temps en temps j'allais fumer une cigarette dans le jardin au soleil. Je lisais aussi Raymond Carver en anglais avec un réel plaisir de lire un écrivain dans sa langue.

    Dimanche aussi j'ai repris la route, je n'ai croisé personne. La lune se levait superbe comme un énorme fromage. la nuit est tombée, le train est arrivé plein de monde. Ce retour à la civilisation m'a un peu étourdi.


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  • Il y a eu aussi des moments de souffrance dans ce voyage.Nous avons tellement parcouru cette ville ensemble que de m'y retrouver seul me renvoie à ta disparition. Bientôt deux ans déjà et je me débats toujours pour garder la tête hors de l'eau. Le passage du jour à la nuit est un moment de fragilité. Je reviens m'assoir aux endroits que nous avons tant aimé à cette heure précise; regarder la ville s'éclairer,se poser après une longue journée de pérégrinations. Je reste seul sur un banc, les gens se pressent en bandes joyeuses vers les bars et les restaurants. Alors oui la solitude comme un sac de cailloux sur mon dos fatigué mais aussi le calme et la beauté de la nuit.Cette chanson dans mes écouteurs que tu appréciais aussi. Mais je ne peux plus dire en plaisantant quand on arrivait dans cette ville" Viens mon amour on rentre chez nous".

    Allez: Soldier on!


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  • Dans de petites galeries les collages de Greet Weitenberg.Je suis très intéressé par la technique du collage. Je m'y suis essayé mais avec des résultats peu probants. Mes collages étaient oniriques et superchargés, je m'y perdais et le résultat me déplaisait. En France j'avais admiré ceux de Vincent Courtois pour leur élégance. Mais je suis toujours attiré par cette forme artistique et j'y reviendrai.


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  •                                           L'amour tarifé c'est dans ces petites boites.


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    La ville s'ouvre sur la mer du côté de Azartplein.C'est formidable les villes qui s'ouvrent sur la mer: Barcelone, New York, Venise....

    Là entre les deux îles de Javaeiland et KSM je longe le Surinamkade jusqu'au bout, là ou la terre n'est rien à côté de ces immenses étendues d'eau. IL y a toujours des bancs partout dans cette ville dans des coins bien cachés. Je suis resté là longtemps à regarder passer les péniches , à observer le manège des poules d'eau et surtout à profiter du soleil et de la lumière. Amsterdam grise souvent et bleue aujourd'hui. Les touristes ne viennent jamais ici.


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  • Je m'étais perdu dans un quartier bourgeois, on ne distinguais aucune vie derrière les belles façades et  croyant pénétrer dans un jardin je me suis retrouvé dans Vondelpark.

    En voyage on est par définition l'étranger, celui qui n'appartient pas et alors s'ouvre un espace de liberté nouvelle. Pas besoin d'être à l'autre bout du monde pour autant il suffit de rester ouvert à l'ici et maintenant.

    Souvent pour pénétrer une ville je décide de suivre des gens qui marchent vers ce dont je n'ai aucune idée mais dont l'air décidé( en marche) me séduit.

    Aujourd'hui comme un détective qui ne connaitrait pas la finalité de sa mission je file le train de ce mendiant.

    On le croirait sorti d'un roman russe avec sa barbe de Père Noël et son grand manteau rapiécé. Il traverse le parc sans prêter attention aux gens qu'ils croise, bifurque dans des allées obscures à l'écart des axes principaux des promeneurs.

    Nous marchons depuis longtemps et soudain il pénètre dans un buisson et là, au pied d'un arbre est attaché un vieux chien tout vieux tout vieux. Les chiens ont une peur atroce et fondamentale: celle d'être abandonnés et on perçoit le soulagement, la reconnaissance de l'animal. Il lui caresse la tête et lui sort un biscuit . Ensuite ils vont s'assoir sur un banc au soleil.  Mission accomplie je rejoins les promeneurs.


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  • Ce que disent les murs: Amsterdam.

    Ce que disent les murs: Amsterdam.

    Ce que disent les murs: Amsterdam.

                         Drôle de nom pour..........une agence d'intérim.

     

     

    •  Pays-Bas : La compagnonne arrêtée le 6 juillet à Amsterdam libérée
      24 juillet

      Le 15 juillet, notre compagnonne a été libérée. Ceci ne signifie pas pour autant que les accusations dont elle fait l’objet sont abandonnées, mais un juge a décidé qu’elle pouvait attendre le procès concernant son extradition dehors. Elle doit se soumettre à quelques conditions, comme celles de céder son passeport et d’aller signer une fois par semaine au commissariat.

     


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  • Il n'y a là qu'un minuscule battement de cœur et la solitude, un mur lumineux et ensoleillé et ce sentiment qu'il n'y aura pas d'échappatoire. Le temps immobile qui ne pourrait être nommé comme tel. Enfermé au cœur de la lumière: le petit prisonnier stoïque.

    Donna Taart" Le Chardonneret.   C'est en lisant ce roman follement romanesque que j'ai eu envie de revoir le tableau.

    Détail

    Entre 1637 et 1644 Frans Post réalise ces paysages du Nouveau monde. Il peint comme un naturaliste et j'aime la façon dont il retraduit l'immensité des paysages lui natif de Haarlem cette toute petite ville de maisons de poupées.Dans ces tableaux beaucoup de vide, de respiration sereine. Les personnages sont un élément du paysage, nous ne savons rien des individus ou de leur histoire. Chose curieuse une partie de ces paysages du Brésil ont été exécutés sur place et les autres après son retour en Hollande. Dans les tableaux peints sur place les ciels sont gris, ,sur ceux peints en Europe le ciel est bleu et les couleurs beaucoup plus lumineuses. Nostalgies inversées?

     

    Adrian Coorte, un petit maître comme on dit en peinture, le peintre des fruits et légumes. A nul autre pareil pour vous évoquer le velouté des abricots, la fraîcheur d'une botte d'asperge, la transparence des groseilles, et les framboises sauvages. Cette peinture n'est pas faîte pour les musées. Ces petits formats sont faits pour des demeures bourgeoises, parquets bien cirés, tapis et tentures, lampes douces. Les abricots dans mon bureau!

    Den Haag: Une visite au Mauritshuis.

    Wilem Van Velde le jeune. J'ai une grande admiration pour le père et le fils. Du père ( Wilem van Velde le vieux)j'ai passé de longs moments devant la Bataille de Terheide dont j'ai photographié de multiples détails au Rijkmuséum d Amsterdam. Ils ont un talent particulier pour reproduire dans les moindres détails les navires et la mer dans tous ces états. Comme d'autres peintres hollandais de marine. Mais pas d'esbroufe, d'effet " cinématographique", de dramatisation. Le père était un excellent dessinateur et le fils s'était découvert un intérêt pour la couleur. Ils ont travaillé ensembles à la cour du roi Charles II d' Angleterre.

    Les vaches dans la peinture flamande! On en trouve quelques unes grandeur nature dans leur matérialité imposante, symbole de prospérité pépère. Ont sur moi un effet comique. Ici je me suis arrêté intrigué par tous ces plis comme si elles avaient enfilé des habits trop grands.

    Den Haag: Une visite au Mauritshuis.

    Ces belles mains! La photo ne rend pas justice à la beauté de ces mains, je n'avais que mon téléphone portable. Le bleu de la veine de la main gauche et le bleu de l'habit en une subtile correspondance. Frans Hals je crois. Bon tout cela manque de précision mais je suis un visiteur pas un critique d'art.

     

    Den Haag: Une visite au Mauritshuis.

    Quel est ce fruit à la peau grumeleuse d'un si beau rouge? L'épluchure du citron est un thème récurent de la peinture flamande, un exercice de virtuosité. Finesse de la peau, effets de transparence, celui ci est épluché de façon un peu grossière, pas chichiteuse. J'ai déjà vu dans des restaurants des types qui épluchaient des pommes se livrer à des épluchages minutieux.

    Paul Bril. J'ai collectionné pendant quelques temps des représentations de St Jérôme. J'étais fasciné par ce thème du retrait, de l'ermite et je m'amusais à comparer les différences entre les lions qui l'accompagnent toujours. Gros chats peu effrayants pour la plupart. Ou est donc celui ci? Roupille probablement dans un coin de la grotte.Oui il est bien là. Ils ont souvent de grosses babines qui neutralisent toute férocité.

     

    d

    J'ai une interprétation peu orthodoxe de ces autoportraits de Rembrandt: pour moi ils relèvent de la culture queer.

     

    Il mourut dans les circonstances suivantes : Une crise d'urémie assez légère était cause qu'on lui avait prescrit le repos. Mais un critique ayant écrit que dans la Vue de Delft de Ver Meer (prêté par le musée de La Haye pour une exposition hollandaise), tableau qu'il adorait et croyait connaître très bien, un petit pan de mur jaune (qu'il ne se rappelait pas) était si bien peint qu'il était, si on le regardait seul, comme une précieuse oeuvre d'art chinoise,d'une beauté qui se suffirait à elle-même, Bergotte mangea quelques pommes de terre, sortit et entra à l'exposition. Dès les premières marches qu'il eut à gravir, il fut pris d'étourdissements. Il passa devant plusieurs tableaux et eut l'impression de la sécheresse et de l'inutilité d'un art si factice, et qui ne valait pas les courants d'air et de soleil d'un palazzo de Venise ou d'une simple maison au bord de la mer. Enfin il fut devant le Ver Meer, qu'il se rappelait plus éclatant, plus différent de tout ce qu'il connaissait, mais où, grâce à l'article du critique, il remarqua pour la première fois des petits personnages en bleu, que le sable était rose, et enfin la précieuse matière du tout petit pan de mur jaune. Ses étourdissements augmentaient ; il attachait son regard, comme un enfant à un papillon jaune qu'il veut saisir, au précieux petit pan de mur. " C'est ainsi que j'aurais dû écrire, disait-il. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleur, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune".
    Cependant la gravité de ses étourdissements ne lui échappait pas. Dans une céleste balance lui apparaissait, chargeant l'un des plateaux, sa propre vie, tandis que l'autre contenait le petit pan de mur si bien peint en jaune. Il sentait qu'il avait imprudemment donné la première pour le second. "Je ne voudrais pourtant pas, se dit-il, être pour les journaux du soir le fait divers de cette exposition. "
    Il se répétait : "Petit pan de mur jaune avec un auvent, petit pan de mur jaune." Cependant il s'abattit sur un canapé circulaire ; aussi brusquement il cessa de penser que sa vie était en jeu et, revenant à l'optimisme, se dit " C'est une simple indigestion que m'ont donnée ces pommes de terre pas assez cuites, ce n'est rien. " Un nouveau coup l'abattit, il roula du canapé par terre, où accoururent tous les visiteurs et gardiens. Il était mort.

    Marcel Proust La prisonnière (la mort de Bergotte)

    Den Haag: Une visite au Mauritshuis.

                                   Jacob van Ruisdael: Vue du château de Bentheim.

    Den Haag: Une visite au Mauritshuis.

    C'est assez rare dans la peinture hollandaise de voir de jeunes bourgeois bien sages en groupe qui jouent à je ne sais quel jeu. Boivent pas de bière sont pas bourrès,bien propres sur eux. Pas des paysans, pas des vieillards avec des rides savamment exécutées. Non juste mignons, tout frais.

    Voilà pour cette promenade au Mauritshuis. J'y ai vu aussi une exposition sur les Rembrantds dans les collections de Londres. J'ai admiré " La leçon d'anatomie".

     


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    C'est un tout petit ferry ,rouillé comme un jouet qui aurait beaucoup servi qui m'a amené dans ce quartier sans grand intérêt. Une surprise ce garage qui se consacre à la remise en état de notre deudeuche nationale.


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  • SCHEVENINGEN

     

    , MORTE-SAISON.

    Dans le clair petit bar aux meubles bien

    cirés,

    Nous avons longuement bu des boissons anglaises;
    C'était intime et chaud sous les rideaux tirés.
    Dehors le vent de mer faisait trembler les chaises.

    On eût dit un fumoir de navire ou de train :
    J'avais le coeur serré comme quand on voyage;
    ......................................
    Oh, comme on est petit, comme on est à genoux,
    Certains soirs, vous sentant si près, ô flots immenses !

    Valery Larbaud
    Poésies de A.O Barnabooth
    ( Les Borborygmes ).

    Adolescent les poètes ont nourri mes désirs de voyage. Larbaud ou aussi le Blaise cendrars des Pâques à New York ou de la prose du transsibérien. J'ai rêvé Scheveningen bien longtems avant de le découvrir.

    Comme à Ostende ces grandes plages de la mer du nord . Marcher pendant des heures, on ne croise plus personne au bout d'un moment on est seul face au vent et à la mer, et puis regagner les endroits habités ivre de vent et d'iode,fourbu et heureux de cette dérive......

    Sans doute Scheveningen n'a plus le charme d'autrefois, de ce temps il ne reste que le casino. A l'époque de Larbaud ce devait être vide. Cest encore aujourd'hui très peu construit même si de vilains immeubles commencent à pointer leurs sales tronches de cage à lapins.


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  • Je traverse le pont et il y a ce type qui fixe la route. Il a l'air un peu déboussolé.Son fils a eu un accident de travail et il attend. Son fils fabrique des brioches. Il y a quelques mois la la pièce qui fait tourner la chaine s'est cassée. Le patron a dit qu'il fallait taper dessus en attendant que l'autre arrive d' Allemagne, faut pas que la production s'arrête. Bien sûr elle s'est cassée de nouveau et lui a abîmé la main. Il a une grosse boule au niveau de l'articulation. Pourra-t-il continuer à travailler, il n'a que vingt quatre ans?

    Le type a besoin de parler et il me raconte sa vie. Il est originaire du Portugal, il est arrivé en France en 1974. Je m'étonne de cet exil au moment de la révolution des oeillets.

    Nous remontons plus loin dans le temps. Son père était un type très violent et bagarreur. Il avait souvent des ennuis avec la police de Salazar . Un jour il se fait contrôler par un flic de la Pide police politique redoutable pilier de la dictature, qui lui pointe son revolver sous le nez. Il n'avait pas peur et lui envoie un pain, lui prend son arme et lui pointe le canon sur la tempe. Il se fait arrêter après un procès sans témoin. On lui propose la prison ou le départ pour le Mozambique.

    C'est là que mon passant vivra une partie de sa vie, il combattra les milices luttant pour l'indépendance.Un combat perdu d'avance car les africains n'avaient pas peur de la mort qui est une fête pour eux et marque un départ pour une autre vie. Ah ouais?

    Quand tout s'écroule il fuient, se rendent au Kenya puis au Gabon d'ou il prennent un avion pour Paris.  Arrivé en France on le traite "comme un bandit" et on le renvoie au Portugal.

    Il s'y installe et trouve un boulot dans le bâtiment et rencontre une fille française, "on s'est aimé, on se marie" ce qui le fâche définitivement avec sa propre famille.

    Mais son beau père a un cancer et sa femme ne veut pas l'abandonner tout seul en France. Alors c'est encore un déchirement supplémentaire de quitter à nouveau le Portugal cette mère patrie qui le fuit depuis le début. Car avec son petit salaire d'ouvrier portuguais pas question de faire le voyage tous les mois.

    Et maintenant on parle politique, de la France qui se casse la figure, de l'écart qui se creuse entre les pauvres et les autres......tous les autres. Et rendez vous compte maintenant ces français riches qui s'installent au Portugal pour ne pas payer d'impots.

    Ensuite son discours est un mélange de vérités absolues et de considérations un peu délirantes. Il déteste tous les hommes politiques qui ne pensent qu'à s'en foutre plein les poches, Giscard, Baroso (les exemples ne sont pas faux) mais il a une indulgence surprenante pour François Hollande: Quand il a vu tous ces sans dents c'était comme un film d'horreur lui qui vient d'un milieu aisé alors il s'est mis à raconter n'importe quoi aux journalistes!

    Le fou rire me menace.

    Après il me décris la victoire des réfugiés syriens dans un combat contre de jeunes militaires français mal formés  qui patrouillent dans les rues ces andouilles, qui ne connaissent pas les tirs croisés alors que les autres en bon habitués de la guérilla n'en feront qu'une bouchée.Ils auraient du rester à défendre leur pays, mourir dans l'honneur.

    Je commence à me demander s'il n'a pas un pet au casque? a minima en tout cas.

    Je me tire quand il commence à aborder les chinois, je vais chercher des cigarettes et le bar tabac va fermer.

    C'est un récit de vie que je vous redonne tel qu'il m'a été donné de l'entendre, à un moment ou on ne l'attend pas mais dès qu'on laisse le temps aux gens de parler ils ont des choses à dire.

     

     

     

     


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  • People.

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  • Ce matin j'ai acheté cette grenade pour sa couleur, ce rouge comme un beau cuir de Cordoue et je suis parti en voyage.........


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    Je parle des pierres qui n'ont même pas à attendre la mort et qui n'ont rien à faire que laisser glisser sur leur surface le sable, l'averse ou le ressac, la tempête, le temps.

    Roger Caillois L écriture des pierres

     


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  • Les membres distingués du Comité Nobel ont écrasé leur joint dans le cendrier, pas question de brûler le tapis ni de laisser une boulette faire un petit trou disgracieux dans leurs habits de toréadors scandinaves.

    Et ils ont pris cette décision qui a fait grincer quelques grincheux mais  réjouit sans doute pas mal de gens de ma génération.

    Sans l'avoir jamais vu en concert j'ai passé une partie de ma jeunesse à écouter Dylan.

    Sa voix nasillarde ne me séduisait pas particulièrement mais elle m'envoutait parfois, me bousculait en tout cas. La puissance des images  de certaines chansons résonnait en moi et ont laissé une trace qui demeure encore aujourd'hui.

    Je n'étais pas un fan (pas assez organisé pour ça), je n'étais pas scandalisé qu'il passe de l'acoustique à l'électricité, je me fichais pas mal de ses revirements idéologiques ou de ses conversions foutraques non j'ai pioché dans sa discographie des fulgurances, des éclats de lumière, des orages poétiques.

    Alors sans plus réfléchir: l'album Blonde on blonde. I'am only bleeding avec cette phrase terrible" J'entends un grand bruit derrière la porte/ C'est rien Ma c'est seulement moi qui saigne". Aussi Sad eyes lady of the lowlands, Dirge...... et des tas d'autres.

    Je repense aussi à ce qu'avait dit Sartre de Camus recevant ce même prix Nobel de littérature:" Bien fait pour lui"

     

     


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